Mission D’ONU-Femmes À Tahoua Pour Évaluer Ses Actions

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Mission D'ONU-Femmes À Tahoua Pour Évaluer Ses Actions
Mission D'ONU-Femmes À Tahoua Pour Évaluer Ses Actions

Africa-Press – Niger. Une mission d’ONU-Femmes comprenant la Représentante a.i, Mme Maimouna Seyni Yayé d’ONU-Femmes Niger, M. Abdoulaye Kassoum, Spécialiste Partenariat Stratégique et Innovation Niger et Mme Fatimata Boubacar Seyni, Analyste Communication ONU-Femmes Niger, a séjourné, du 19 au 21 novembre 2025, dans la Ville de Tahoua.

Cette visite terrain a pour objectif de renforcer la visibilité des résultats des programmes financés par ONU-Femmes et documenter l’impact des interventions au bénéfice des femmes et des jeunes filles. Elle vise également à mettre en lumière le rôle des autorités locales dans la promotion de l’égalité de genre et à valoriser les partenariats institutionnels et communautaires.

C’est ainsi que dès son arrivée à Tahoua, la mission a rendu une visite de courtoisie au Premier Responsable de la Région, le Gouverneur, Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa. Au cours de leur entrevue, la Représentante a.i d’ONU-Femmes Niger a situé l’objet de sa visite à Tahoua, avant de remercier le Gouverneur pour son engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes, tout en souhaitant recueillir ses orientations.

Quant au Gouverneur Souleymane, après leur avoir souhaité la bienvenue et un bon séjour, il a demandé plus d’efforts pour faire des actions concrètes au profit des femmes et des hommes.

A la suite du Gouverneur, la mission a continué chez l’AD de la Ville de Tahoua M. Sahabi Moussa, où elle a eu un entretien avec lui, au cours duquel l’AD Sahabi Moussa a réaffirmé que dans toutes les recommandations et le budget, ils ont toujours tenu compte du genre et a promis d’accompagner les organisations féminines.

Peu après l’entretien, la visite terrain a commencé, en compagnie des trois AD de la Ville de Tahoua. La mission ONU-Femmes a visité le chantier de l’Espace femmes, situé en plein centre-ville au quartier Wadata, et dont les travaux sont à la phase finale. Il est composé d’un bureau administratif, une salle de réunion, un magasin, une guérite et un mur de clôture. La mission a visité tous les compartiments du bâtiment et, pour donner un coup de pouce aux travaux, a informé de la disponibilité de l’ensemble de l’équipement nécessaire.

La délégation a aussi profité de cette occasion pour remercier l’AD Sahabi Moussa, avant de faire des propositions sur la rentabilité du centre qui devait prendre en charge certaines dépenses.

Le siège du Réseau des femmes pour la paix (REFEPA) au Niger a constitué la deuxième étape de ce périple, où la délégation a eu une séance de travail avec les associations féminines, les ONGs et leaders religieux bénéficiaires du programme communautaire de l’ONU-Femmes. Prenant la parole, la présidente du REFEPA, Maimouna Saley a adressé ses remerciements à la délégation pour cette visite et aux femmes venues nombreuses, avant de demander à ces dernières de faire le plaidoyer nécessaire et utiles à leurs organisations.

La présidente du Réseau africain des femmes leaders (RESAFEL), Hadjia Madaniya Abarchi a, pour sa part, évoqué le programme mis en œuvre dans le cadre de l’agenda Paix et Sécurité, notamment des campagnes d’information et de sensibilisation, des sessions de renforcement des capacités, de gestion non violente des conflits qui a pour cibles les femmes, des sessions de formation des comités de paix. On y trouve également la formation des groupements féminins avec des AGR (autonomisation économique), sur le leadership féminin avec beaucoup des conseillères consultatives de la refondation, ainsi que de plaidoyer en faveur des autres femmes qui attendent de bénéficier du programme.

La réunion a écouté deux bénéficiaires de REFEPA, Mariama Saidou, qui a remercié la délégation pour avoir bénéficié de 3 chèvres et un bouc, avec aliment bétail, pour embouche. Quant à la deuxième bénéficiaire, elle a dit avoir reçu 6 têtes de bétail. Toutes les deux ont plaidé pour les autres.

Pour sa part, la médiatrice Ramatou Hassan, membre du CCR, elle a axé son intervention sur la prévention, la protection, la participation, l’assistance et le plaidoyer pour les autres communes.

La représentante des jeunes filles et le représentant des jeunes garçons ont évoqué respectivement la formation incluant les femmes dans toutes les activités et les avantages tirés du REFEPA.

La représentante des personnes handicapées a plaidé pour avoir du soutien et le leader religieux a exprimé sa profonde gratitude par rapport à tout ce qu’il a entendu, avant de remercier la Représentante a.i de l’ONU-Femmes Niger et le coordinateur régional tout en leur assurant que la sensibilisation continue et l’argumentaire sera vulgarisé.

Quant à la représentante de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), elle a promis de transmettre toutes les doléances au Président de HACP, pour transmettre à son tour au Président de la République, soulignant le rôle primordial de la femme dans la consolidation de la paix, avant de prodiguer des conseils aux bénéficiaires.

S’adressant aux femmes au cours de cette rencontre, la Représentante a.i ONU-femmes a remercié celles-ci pour leur mobilisation avant de leur annoncer être venue pour les soutenir dans tout ce qu’elles ont fait et ce qui reste à faire. Elle a également remercié le REFEPA, qu’elle appuie et auquel elle a demandé de remercier l’Etat pour son accompagnement.

La Responsable Onusienne s’est dite fière d’écouter les bénéficiaires tout en affirmant que c’est certes grâce à l’appui de l’ONU-Femmes, mais aussi avec d’autres partenaires, tous autour de HACP pour l’agenda 2030, pour que les femmes soient reconnues actrices de leur propre développement, grâce aux AGR pour renforcer leur leadership et leur autonomisation économique.

Par rapport aux doléances des femmes, selon elle, les réflexions vont continuer afin d’élargir aux autres bénéficiaires pour consolider davantage la paix. La Représentante a.i pays ONU-Femmes a lancé un appel aux ONG bénéficiaires pour se conformer à la règlementation en vigueur dans le pays et aider les groupements à être aussi en règle.

Le centre holistique a également reçu la visite de la délégation. Créé en 2021 avec l’appui technique d’ONU-Femmes et financé par le programme Spotlight, ce centre situé dans l’enceinte de la Direction régionale de la promotion de la femme, prend en charge les personnes survivantes des VBG. La délégation est allée s’enquérir des conditions de travail du centre. C’est ainsi qu’elle a visité les différents services, notamment les salles d’accueil, d’orientation, de gestion des cas, le bureau de prise en charge psycho-sociale, d’investigation, de soins, d’hébergement, etc.

Partout où la délégation est passée, elle a reçu d’amples explications sur le fonctionnement du centre, avant de recevoir les doléances de ses agents.

Notons qu’en 2025, le centre a enregistré 130 cas de VBG dont 9 cas de sodomie. Dans l’après-midi, la mission ONU-Femmes a rendu une visite de courtoisie au Chef de Canton de Tahoua Honorable Mahamadou Moussa pour ses efforts en faveur de la protection des droits des femmes.

Au deuxième jour de son séjour à Tahoua, la Représentante a.i ONU-Femmes et le Gouverneur de la Région de Tahoua Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa ont co-présidé, à l’Hôtel Tarka, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de capitalisation de la mise en œuvre du projet « Consolidation de la paix et de la résilience communautaire dans la région de Tahoua face aux risques sécuritaires et aux changements climatiques ».

Dans son allocution, la Responsable Onusienne a rappelé que depuis son lancement, le projet poursuit une double ambition: d’abord renforcer les mécanismes formels et informels de prévention et de gestion des conflits, tout en améliorant les capacités d’adaptation aux changements climatiques des populations, en particulier les femmes et les jeunes. Ensuite, accroître la résilience socio-économique des communautés, à travers des investissements structurants, des opportunités d’emploi adaptées aux réalités climatiques et un soutien ciblé aux initiatives économiques locales.

La Représentante ONU-Femmes a expliqué que cet atelier n’est pas une simple rétrospective, il représente un espace de dialogue stratégique, un cadre inclusif où se croisent les expertises, les vécus, les analyses et les perspectives de l’ensemble des acteurs présents, notamment les autorités administratives, les services techniques, les forces de sécurité, les leaders traditionnels et religieux, les organisations des femmes et des jeunes, les partenaires techniques et financiers, et les bénéficiaires eux-mêmes, chacun détenant une part essentielle de l’histoire de ce projet.

Elle s’est réjouie de cet engagement collectif, soulignant que les résultats observés sont significatifs et que ces acquis s’inscrivent dans une conviction profonde, qui affirme que « la résilience communautaire, l’autonomisation économique et la gouvernance inclusive sont aujourd’hui des piliers incontournables de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix ».

Madame Maimouna Seyni Yayé a fait observer que cet atelier doit permettre de capitaliser l’ensemble de ces apprentissages, d’identifier les bonnes pratiques, mais aussi de mettre en lumière les défis persistants, soulignant que les résultats du projet doivent devenir un référentiel stratégique, une base de connaissances partagées et un levier pour renforcer durablement la résilience des communautés du Niger.

Elle a, au terme de son intervention, adressé ses remerciements aux autorités régionales, à la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), aux ONG, au Bailleur du projet et aux partenaires techniques et financiers.

Quant au Gouverneur de la région de Tahoua, il a indiqué que « cet atelier nous offre l’occasion de revenir sur les progrès accomplis, d’identifier les enseignements clés et d’envisager les meilleures façons de pérenniser les acquis, de partager nos expériences, de mettre en lumière les meilleures pratiques et surtout d’explorer ensemble comment nous pouvons utiliser ces enseignements pour aller plus loin, de manière encore plus efficace et plus innovante ».

Selon le Gouverneur Souleymane, l’objectif de cet atelier n’est pas simplement de ressortir avec des idées ou des solutions toutes faites, « mais plutôt de renforcer notre capacité à réfléchir ensemble, à analyser les pratiques qui nous ont aidé et celles qui ont mérité d’être révisées ».

Le Gouverneur de Tahoua a enfin adressé ses remerciements au PBF, à tous les acteurs notamment ONU-Femmes, UNCDF, UNFPA, les Religieux, les structures départementales et communales.

ONU-Femmes ou entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, note-t-on, est une agence des Nations Unies dédiée à la promotion des droits des femmes, de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes à travers le monde.

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