Moussa Faki appelle à accélérer l’opérationnalisation de la ZLECAF

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Moussa Faki appelle à accélérer l'opérationnalisation de la ZLECAF
Moussa Faki appelle à accélérer l'opérationnalisation de la ZLECAF

Africa-Press – Senegal. La montée du protectionnisme commercial à travers le monde impose à l’Afrique d’accélérer l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), a souligné, samedi, à Addis Abeba, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

« La montée du protectionnisme commercial nous contraint à accélérer avec davantage de force et de détermination l’opérationnalisation de la ZLECAF », a-t-il notamment déclaré à l’ouverture de la 36e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.

Quelque trente-cinq chefs d’Etat et quatre chefs de gouvernement participent à ce sommet dont l’accélération de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine constitue un des thèmes centraux.

La ZLECAf, officiellement entrée en vigueur le premier janvier 2021, vise à consolider un marché d’environ 1,3 milliard de dollars dans 55 pays membres de l’UA.

Les infrastructures, l’énergie et la digitalisation sont les piliers indispensables à la mise en œuvre de la ZLECAF.

« L’opérationnalisation de la ZLECAF gagnerait à ce que le leadership africain que vous êtes, lui donne l’impulsion décisive tant attendue, ne serait-ce qu’en rendant possible la libre circulation des personnes et des biens », a lancé le diplomate tchadien aux dirigeants africains.

Il a insisté sur le fait que les efforts de positionnement international du continent africain devaient s’intensifier en faveur d’un multilatéralisme « revivifié », propice à une présence dans les espaces où se prennent les décisions mondiales stratégiques.

« Notre espoir est qu’une éventuelle accession au G20 puisse amplifier la voix africaine et permettre à notre organisation continentale d’apporter sa contribution propre aux solutions des problèmes du monde », a souligné Moussa Faki Mahamat.

Il a de même évoqué la nécessité de réformer la gouvernance mondiale « dans ce qu’elle a de plus inique, dont l’exclusion de l’Afrique du cercle des membres permanents au Conseil de sécurité n’est pas la moindre des injustices ».

Le président de la commission de l’UA a par ailleurs souligné l’urgence d’une réforme des partenariats africains, estimant qu’une « évaluation sans complaisance » de ces partenariats s’imposait.

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