Africa-Press – Senegal. Ce que je veux dire à la France : qu’elle ne pense pas que c’est une histoire de Ousmane Sonko ou de X ou de Y. C’est une histoire de la jeunesse africaine, des élites intellectuelles africaines. Il faut réactualiser la relation. Et si la France le comprend ainsi, il y aura de très belles perspectives entre nous ». Toutefois, le leader de Pastef avertit : « Mais si elle ne l’entend pas de cette oreille, pensant que le ton et le comportement paternaliste peut continuer, ça risque de très mal se passer comme on le voit au Mali, en Centrafrique, au Burkina Faso. Ce qui n’est pas souhaitable ».
Pour Ousmane Sonko, l’Afrique doit aller vers une autonomie dans les relations avec les puissances occidentales sans forcément les couper. « Je dis toujours à mes amis qu’il n’est pas souhaitable de rompre les relations avec la France. Il faut se retrouver autour d’une table et que chaque pays défende ses intérêts. L’Afrique a besoin de tout le monde et tout le monde a besoin de l’Afrique. La France à elle seule ne peut pas symboliser les relations de l’Afrique. Ce serait très réducteur » , poursuit-il.
Le leader de Pastef estime in fine que l’Afrique devrait être « libre de choisir (ses) partenaires selon (ses) intérêts ». « Et sous cet angle là, si on considère qu’on peut bien négocier avec les États Unis, avec la Grande Bretagne, avec la Chine ou avec la Russie, pourquoi pas ? »
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