Africa-Press – Senegal. Dakar a bien l’intention d’être candidat à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2027. Les autorités sénégalaises devront l’officialiser auprès de la Confédération africaine de football (CAF) au plus tard le 23 mai prochain.
La Confédération africaine de football (CAF) avait initialement annoncé que six pays étaient candidats à l’organisation de la CAN 2027, qui devrait être attribuée en septembre prochain : l’Algérie, qui postule déjà pour l’édition 2025, l’Égypte, le Botswana et un trio inédit composé de la Tanzanie, du Kenya et de l’Ouganda.
Quelques jours plus tard, le 3 mai, le football africain apprenait que la liste des prétendants s’allongeait avec l’entrée en lice d’un autre candidat sérieux : le Sénégal.
Soutien de Macky Sall
C’est Amadou Ba, qui cumule les fonctions de Premier ministre et de ministre des Sports, qui s’est personnellement chargé d’annoncer la candidature de son pays. L’ancien député avait ajouté que l’État et la Fédération sénégalaise de football (FSF), présidée par Augustin Senghor, allaient approfondir les discussions à propos du cahier des charges défini par la CAF pour accueillir la compétition, mais aussi – et surtout – que le projet avait été validé par Macky Sall, le président de la République.
« Je confirme la volonté exprimée par les autorités de postuler à l’organisation de la CAN 2027. Les services du ministère des Sports et de la fédération travaillent actuellement sur ce projet de candidature, notamment pour obtenir toutes les garanties gouvernementales », a confirmé Augustin Senghor à Jeune Afrique.
Manque de stades
Le Sénégal, qui accumule les succès – il a remporté la Coupe d’Afrique des nations 2022 au Cameroun et celle de beach soccer au Mozambique, puis le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en Algérie et la CAN des moins de 20 ans en Égypte –, rêve d’accueillir la compétition phare du continent qu’il n’a plus organisée depuis 1992.
À cette époque, elle ne concernait que huit sélections et deux stades suffisaient. Mais les exigences de la CAF ont changé en même temps que le format du tournoi évoluait, et il faut désormais six enceintes : deux d’une capacité d’au moins 15 000 places, deux de 20 000 places et deux de 40 000 places au minimum.
Or le secteur des infrastructures constitue le talon d’Achille de la candidature sénégalais. À ce jour, le pays ne possède que deux stades homologués par la CAF : ceux de Diamniadio (le stade Abdoulaye-Wade, 50 000 places) et de Thiès (le stade Lat-Dior, 15 000 places).
Algérie et Égypte favorites
Depuis juin 2022, un vaste projet de rénovation, financé par l’agence de coopération économique chinoise, a été lancé et concerne quatre autres enceintes : les stades Léopold Sédar Senghor à Dakar (60 000 places), Aline Sitoé Diatta à Ziguinchor, Lamine Guèye à Kaolack et Elimane Fall à Diourbel – ces trois derniers ayant des capacités actuelles inférieures à 15 000 places.
Si l’Algérie et l’Égypte, qui disposent de nombreux stades homologués, demeurent les mieux placés – et dans l’hypothèse où le Maroc décroche l’organisation de l’édition 2025 comme beaucoup le pense –, cette vaste entreprise de rénovation n’en génère pas moins un certain optimisme parmi les acteurs du football sénégalais. Aucun autre pays, en dehors des sept qui se sont déclarés, n’a pour l’instant manifesté son intention d’entrer dans la compétition.
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