Africa-Press – Senegal. La conférence économique africaine 2026 a été inaugurée à Abidjan pour explorer les moyens de renforcer l’influence de l’Afrique dans un monde multipolaire. Le message principal lors de l’ouverture de la conférence, qui s’est tenue au siège d’une institution de développement, était la nécessité de rassembler les efforts des pays africains pour façonner leur avenir dans un monde de plus en plus multipolaire.
Cette année, la conférence, organisée par une institution de développement et un programme des Nations Unies, se déroule du 10 au 12 juillet et rassemble une élite d’économistes, de chercheurs, de décideurs politiques et d’experts d’institutions de développement régionales et internationales.
Suleiman Diarassouba, ministre de la planification et du développement en Côte d’Ivoire et gouverneur de l’institution de développement, a appelé à une réévaluation profonde de la position de l’Afrique face aux transformations géopolitiques.
Il a déclaré: « L’Afrique ne peut plus être considérée comme un simple fournisseur de matières premières. Nous devons être reconnus comme un acteur clé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, un centre de fabrication et une puissance capable de défendre ses intérêts dans la gouvernance économique internationale. »
Le président de l’institution de développement a encouragé les participants à passer de l’analyse à l’action, soulignant la nécessité d’adopter un nouveau discours axé sur le rôle et l’impact de l’Afrique.
Il a ajouté: « Pendant des décennies, les discussions sur l’Afrique se sont concentrées sur la dépendance, la vulnérabilité et l’adaptation. Aujourd’hui, nous devons nous concentrer sur l’autonomie, la résilience, la compétitivité et l’impact. L’indépendance géopolitique de l’Afrique sera mesurée par sa capacité à négocier d’une position de force, à établir les règles du jeu et à traduire ses intérêts collectifs en actions collectives, influençant ainsi les résultats. »
Face aux défis mondiaux croissants, les intervenants ont souligné l’urgence de redéfinir les règles et les arrangements internationaux pour renforcer la position stratégique de l’Afrique, améliorer sa résilience économique et permettre au continent de saisir les opportunités émergentes d’un système mondial en rapide évolution.
Aïcha Iziakou, secrétaire générale adjointe des Nations Unies et directrice du bureau régional du programme des Nations Unies pour l’Afrique, a souligné le rôle croissant de l’Afrique dans la formulation de la gouvernance mondiale.
Elle a déclaré: « Le monde est en train d’être redéfini. Le rôle de l’Afrique ne se limite plus à s’adapter aux règles établies par d’autres, mais s’étend à contribuer à la formulation des règles du futur. L’influence géopolitique ne nous sera pas donnée, mais doit être acquise par des institutions plus fortes, une intégration régionale plus profonde, un commerce flexible et le courage d’agir collectivement. Cette conférence est l’endroit où les idées se transforment en atouts stratégiques pour l’Afrique. »
Dans son discours, le secrétaire général de l’institution de coopération économique a mis en lumière le paysage changeant du financement du développement mondial, soulignant la nécessité d’utiliser l’aide de manière plus efficace tout en tirant parti de sources d’investissement plus larges.
Bélar Jarido, directrice de la coopération internationale dans l’institution de coopération économique, a ajouté: « Pour de nombreux pays partenaires, l’aide n’est plus une source fiable ou croissante de financement. Cette réalité appelle à une réévaluation, mais elle doit renforcer notre détermination et non l’affaiblir. Nous devons maintenir l’aide officielle au développement et lui donner la priorité là où elle est le plus nécessaire, tout en mobilisant beaucoup plus de financement de développement de toutes les sources disponibles. »
Le premier jour de la conférence a vu des discussions approfondies sur la fabrication, le développement du capital humain, la transformation du secteur informel, l’emploi des femmes et des jeunes, la gestion des ressources naturelles, la transformation numérique de l’administration publique et la lutte contre la corruption. Les chercheurs ont présenté leurs résultats devant des comités d’experts et de décideurs, renforçant ainsi le dialogue constructif entre le milieu académique et les décideurs publics.
Au cours de trois jours, les participants se sont appuyés sur des analyses rigoureuses et des recherches basées sur des preuves pour identifier des solutions pratiques aux défis les plus pressants auxquels l’Afrique est confrontée. Les principaux sujets discutés incluent le renforcement du rôle du secteur financier sur le continent, le développement des marchés de capitaux locaux et l’atténuation de l’impact des tensions internationales sur les économies africaines.
Depuis son lancement en 2006, la conférence économique africaine a établi sa position comme l’une des principales plateformes de dialogue politique et de réflexion sur le développement sur le continent. Elle encourage la coopération entre chercheurs, responsables gouvernementaux, partenaires de développement et acteurs du secteur privé.
La conférence vise à trouver des solutions innovantes aux défis sociaux et économiques auxquels l’Afrique est confrontée. Elle met également en lumière comment la coopération entre les institutions de développement, y compris le programme des Nations Unies, l’institution de coopération économique et l’institution de développement, peut ajouter de la valeur en soutenant des discussions politiques basées sur des preuves, accélérant ainsi le rythme de l’agenda de développement en Afrique.
Selon le rapport distribué par un groupe au nom de l’institution de développement, la version 2026 accueillera la réunion annuelle du réseau mondial des économistes de haut niveau dans les institutions de développement et de financement, et verra le lancement du réseau des économistes africains de haut niveau.
Le rapport a ajouté que les diplômés de la deuxième promotion de l’Académie de gestion des finances publiques pour l’Afrique et de la première promotion de l’Académie de gestion des politiques économiques pour l’Afrique recevront leurs certificats lors d’une cérémonie spéciale.





