{"id":13424,"date":"2021-10-25T18:02:44","date_gmt":"2021-10-25T18:02:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/senegal\/?p=13424"},"modified":"2021-10-25T13:33:59","modified_gmt":"2021-10-25T13:33:59","slug":"les-femmes-et-la-conquete-pas-a-pas-du-secteur-maraicher","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/senegal\/economie\/les-femmes-et-la-conquete-pas-a-pas-du-secteur-maraicher","title":{"rendered":"Les femmes et la conqu\u00eate \u00ab\u00a0pas \u00e0 pas\u00a0\u00bb du secteur mara\u00eecher"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>\u0623\u0641\u0631\u064a\u0642\u064a\u0627 \u0628\u0631\u0633 &#8211; Senegal. <\/strong><\/span>Par Adama Diouf Ly (APS)<\/p>\n<p>Dakar, 8 oct (APS) &#8211; Du champ \u00e0 la marmite, les femmes s\u00e9n\u00e9galaises, bien aguerries par la tenue des m\u00e9nages, acc\u00e8dent avec les ans \u00e0 une ma\u00eetrise de plus en plus compl\u00e8te de la cha\u00eene agricole, \u00e0 contre-courant des clich\u00e9s les cantonnant \u00e0 des r\u00f4les sociaux dits traditionnels.<\/p>\n<p>Les Niayes, plus que tout autre endroit du S\u00e9n\u00e9gal, sont le laboratoire de cette transformation sociale qui profite du potentiel de cette bande de terre du littoral situ\u00e9e entre Dakar et Saint-Louis et r\u00e9put\u00e9e pourvoir plus de la moiti\u00e9 de la production du pays en l\u00e9gumes.<\/p>\n<p>Une tendance de fond et une bataille de plusieurs ann\u00e9es, men\u00e9e \u2018\u2019pas \u00e0 pas\u2019\u2019 pour une r\u00e9volution silencieuse, au regard des contraintes qui \u00e9taient importantes, notamment pour l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 la terre.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Sur les diff\u00e9rents aspects du mara\u00eechage, on retrouve la femme\u2019\u2019, observe le juriste en droit foncier Mamadou Mballo, chercheur au Cicodev, l\u2019Institut pour la citoyennet\u00e9, la consommation et le d\u00e9veloppement en Afrique.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Dans la zone des Niayes principalement, analyse le chercheur, dans les activit\u00e9s de mara\u00eechage, on retrouve une composition sociologique qui fait appara\u00eetre \u00e0 la fois des hommes, des femmes, des personnes \u00e2g\u00e9es et des jeunes, pour dire que la femme et le mara\u00eechage semblent \u00eatre quelque chose de naturel et d\u2019habituel.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Les retomb\u00e9es \u00e9conomiques de l\u2019agriculture peuvent avoir servi de motivation pour des femmes d\u00e9sormais incontournables dans le d\u00e9veloppement du secteur.<\/p>\n<p>Le mara\u00eechage qui se pratique toute l\u2019ann\u00e9e et se modernise de plus en plus \u00e0 la faveur des innovations apport\u00e9es dans les techniques agricoles. Le goutte-\u00e0-goutte est l\u2019une de ces avanc\u00e9es dont profite la gent f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Les nombreux forages de la zone des Niayes ajoutent aux avantages dont elles ont pu b\u00e9n\u00e9ficier pour devenir des \u2018\u2019productrices pr\u00e9sentes partout sur toute la cha\u00eene de production\u2019\u2019 et refuser de rester la main-d\u2019\u0153uvre agricole naturelle des exploitations familiales.<\/p>\n<p>De plus en plus ma\u00eetresses de la cha\u00eene agricole<\/p>\n<p>C\u2019est dire que les femmes ont eu le temps de voir venir, au march\u00e9, derri\u00e8re les \u00e9tals pour vendre, ou devant les \u00e9tals de l\u00e9gumes, lieu d\u2019approvisionnement en condiments servant \u00e0 agr\u00e9menter les repas quotidiens.<\/p>\n<p>Les potentialit\u00e9s du secteur horticole n\u2019en ont \u00e9t\u00e9 que plus \u00e9videntes pour les femmes, les conduisant \u00e0 se retrouver au d\u00e9but du processus, dans les champs pour produire, mais aussi de plus en plus nombreuses \u00e0 la fin de la cha\u00eene agricole, dans la transformation et la distribution notamment. Du champ \u00e0 la marmite, donc.<\/p>\n<p>\u2018\u2019L\u2019horticulture, principalement le mara\u00eechage o\u00f9 les femmes sont pr\u00e9sentes, est une activit\u00e9 rentable et \u00e9conomiquement importante. Elle constitue aujourd\u2019hui une alternative s\u00e9curisante pour am\u00e9liorer les revenus des exploitations familiales. Aussi a-t-elle tendance \u00e0 se d\u00e9velopper partout o\u00f9 l\u2019eau est disponible (lac de Guiers, forages, puits, bassins de r\u00e9tention, etc.)\u2019\u2019, \u00e9crit Abdoulaye Fall dans une \u00e9tude.<\/p>\n<p>Intitul\u00e9 \u2018\u2019Etude de cas sur le financement des agriculteurs et agricultrices de la zone des Niayes\u2019\u2019, son travail de recherche a \u00e9t\u00e9 parrain\u00e9 par l\u2019Institut africain de gestion urbaine.<\/p>\n<p>La composante femme demeure \u2018\u2019transversale\u2019\u2019 dans le secteur, indiquent les enqu\u00eates de terrain conduites par le Cicodev dont les limites r\u00e9sident dans le peu de donn\u00e9es qu\u2019elles comportent relativement \u00e0 la place des repr\u00e9sentants de la gent f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Ces \u00e9tudes identifient toutefois plusieurs contraintes dont \u2018\u2019la disponibilit\u00e9 de l\u2019assiette fonci\u00e8re agricole\u2019\u2019 et \u2018\u2019les questions d\u2019eau pour continuer l\u2019activit\u00e9 agricole\u2019\u2019.<\/p>\n<p>Les enqu\u00eates du Cicodev font aussi ressortir que le type d\u2019organisation des femmes est variable en fonction des localit\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans des superficies agricoles comme celles de Lendeng, une zone nich\u00e9e entre l\u2019autoroute \u00e0 p\u00e9age et la cimenterie Sococim, \u00e0 Rufisque-Est, les exploitations sont individualis\u00e9es, avec, pour chaque producteur, une assiette fonci\u00e8re obtenue par d\u00e9lib\u00e9ration municipale.<\/p>\n<p>Mais dans le cadre de cette individualisation, les mara\u00eechers se sont constitu\u00e9s en associations regroupant hommes et femmes.<\/p>\n<p>A Djender, Bayakh et Kayar, les communes de la r\u00e9gion de Thi\u00e8s situ\u00e9es \u00e0 la lisi\u00e8re de Bambilor et Sangalkam, dans le d\u00e9partement de Rufisque (r\u00e9gion de Dakar), les femmes sont plut\u00f4t organis\u00e9es en groupements de femmes autour d\u2019assiettes fonci\u00e8res qu\u2019elles exploitent comme des fermes communautaires.<\/p>\n<p>Des revenus essentiels pour la famille<\/p>\n<p>Si ces surfaces sont mises \u00e0 leur disposition par la municipalit\u00e9, parfois l\u2019organisation et la disponibilit\u00e9 de l\u2019assiette sont facilit\u00e9es par des partenaires techniques et financiers qui g\u00e9n\u00e9ralement impulsent la naissance de groupements de femmes, renseigne le sociologue.<\/p>\n<p>Ces partenaires se chargent du plaidoyer aupr\u00e8s des \u00e9lus locaux et des autorit\u00e9s traditionnelles pour que ces derniers mettent \u00e0 la disposition des femmes l\u2019assiette fonci\u00e8re dont elles ont besoin, en garantissant de les accompagner en termes d\u2019\u00e9quipements, d\u2019intrants et de syst\u00e8mes de distribution d\u2019eau.<\/p>\n<p>De cette mani\u00e8re, les ressources que ces femmes seront amen\u00e9es \u00e0 tirer de leurs activit\u00e9s peuvent revenir essentiellement \u00e0 leur famille.<\/p>\n<p>Le chercheur a fait \u00e9tat de la mise en place d\u2019une plateforme d\u00e9nomm\u00e9e \u2018\u2019Alliance nationale femmes et foncier\u2019\u2019, qui regroupe des associations de la soci\u00e9t\u00e9 civile s\u00e9n\u00e9galaise dont l\u2019agenda porte sur les droits fonciers des femmes.<\/p>\n<p>Il signale que des organisations communautaires dirig\u00e9es par des femmes, comme la F\u00e9d\u00e9ration nationale des femmes rurales du S\u00e9n\u00e9gal ou le R\u00e9seau des femmes rurales du S\u00e9n\u00e9gal, se retrouvent au sein de cette alliance.<\/p>\n<p>De l\u2019avis de Tin\u00e9 Ndoye, la pr\u00e9sidente du R\u00e9seau des femmes rurales du S\u00e9n\u00e9gal, qui comprend 35.000 membres, le probl\u00e8me de l\u2019acc\u00e8s des femmes au foncier reste entier et n\u2019encourage pas ces derni\u00e8res \u00e0 s\u2019investir pleinement et enti\u00e8rement dans ce secteur.<\/p>\n<p>\u2018\u2019La plupart des femmes n\u2019ont pas le coup de pouce que j\u2019ai eu en b\u00e9n\u00e9ficiant de terres de mon mari de son vivant, m\u00eame si ensuite j\u2019ai beaucoup pers\u00e9v\u00e9r\u00e9 en termes de financement et de partenariat avant d\u2019en arriver l\u00e0\u2019\u2019, explique-t-elle. Son \u00e9poux est chef du village de Mbawane, dans la commune de Djender.<\/p>\n<p>Conseill\u00e8re rurale de 2002 \u00e0 2013, Tin\u00e9 Ndoye a obtenu de l\u2019ancienne communaut\u00e9 rurale de Djender un autre champ communautaire de 5 hectares destin\u00e9 aux femmes des villages concern\u00e9s.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Ces champs sont toujours l\u00e0 et profitent \u00e0 ces femmes qui ont leurs propres revenus et gagnent leur vie en faisant d\u2019autres investissements dans le commerce, le b\u00e2timent ou le transport\u2019\u2019, dit-elle.<\/p>\n<p>Les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les femmes pour acc\u00e9der au foncier sont exacerb\u00e9es par la d\u00e9mographie et l\u2019augmentation de la population, pendant que les r\u00e9serves fonci\u00e8res ne sont pas extensibles et sont m\u00eames soumises aux cons\u00e9quences de l\u2019urbanisation galopante.<\/p>\n<p>Les femmes sont conscientes des potentialit\u00e9s que rec\u00e8lent la terre, mais ont d\u2019\u00e9normes difficult\u00e9s pour y acc\u00e9der, r\u00e9sume Tin\u00e9 Ndoye. Il n\u2019emp\u00eache que les femmes \u2018\u2019continuent de faire le gros du travail\u2019\u2019 dans les champs et vergers, du semis \u00e0 la r\u00e9colte en passant par le d\u00e9sherbage ou l\u2019arrosage.<\/p>\n<p>Elles n\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 pas r\u00e9tribu\u00e9es pour cela ou tr\u00e8s peu alors, rappelle cette repr\u00e9sentante des femmes rurales au Haut Conseil des collectivit\u00e9s territoriales.<\/p>\n<p>Des ressources r\u00e9investies dans d\u2019autres activit\u00e9s<\/p>\n<p>Comme la plupart des femmes de D\u00e9ni Malick Gu\u00e8ye, village situ\u00e9 \u00e0 la lisi\u00e8re du p\u00f4le urbain de Diamniadio, vers S\u00e9bikotane, Seune S\u00e8ye s\u2019active dans la culture du gombo pendant l\u2019hivernage et pratique le mara\u00eechage pendant la contre-saison.<\/p>\n<p>Les femmes de D\u00e9ni Malick Gu\u00e8ye cultivent des plants de tomate, de salades et d\u2019aubergines sur un quart d\u2019hectares autour du bassin de r\u00e9tention des eaux de pluie de Diamniadio.<\/p>\n<p>Les ressources tir\u00e9es de l\u2019exploitation de ces plants sont r\u00e9investies dans d\u2019autres activit\u00e9s au profit de la communaut\u00e9, explique Seune S\u00e8ye, trouv\u00e9e dans son champ situ\u00e9 \u00e0 l\u2019or\u00e9e des espaces nus du p\u00f4le urbain de Diamniadio, o\u00f9 se dressent \u00e0 l\u2019horizon les b\u00e2timents de la nouvelle sph\u00e8re minist\u00e9rielle et du centre de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Les femmes de D\u00e9ni Malick Gu\u00e8ye am\u00e9nagent autour d\u2019un barrage o\u00f9 il y a de l\u2019eau. Nous am\u00e9nageons un espace d\u2019un quart d\u2019hectare o\u00f9 les femmes du village font des plants de tomate, de salade, d\u2019aubergine, entre autres l\u00e9gumes, pour avoir des revenus \u00e0 investir dans d\u2019autres activit\u00e9s au profit de la communaut\u00e9\u2019\u2019, explique Mme<\/p>\n<p>S\u00e8ye.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Pour le moment, c\u2019est le champ familial que j\u2019exploite avec mes petits-fils et mes neveux, mais si demain l\u2019Etat en a besoin, je n\u2019ai aucun moyen de m\u2019y opposer parce que \u00e7a appartient au domaine national\u2019\u2019, renseigne-t-elle, fi\u00e8re de faire admirer son champ de gombo.<\/p>\n<p>La loi sur le domaine national, adopt\u00e9e en 1964 dans un objectif de \u2018\u2019simplification\u2019\u2019, selon les pouvoirs publics, a mis fin aux droits fonciers coutumiers des lignages et des familles.<\/p>\n<p>Elle stipule que \u2018\u2019toutes les terres non class\u00e9es dans le domaine public non immatricul\u00e9, et dont la propri\u00e9t\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 transcrite \u00e0 la conservation des hypoth\u00e8ques, constituent de plein droit le domaine national\u2019\u2019.<\/p>\n<p>Toutefois, le droit de recourir \u00e0 l\u2019immatriculation est garanti aux occupants du domaine national qui, \u00e0 la date d\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi, avaient proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 \u2018\u2019une mise en valeur \u00e0 caract\u00e8re permanent\u2019\u2019 des terres.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Plusieurs champs ont \u00e9t\u00e9 pris par l\u2019Etat qui a d\u00e9dommag\u00e9 les propri\u00e9taires, mais elles n\u2019ont pas trouv\u00e9 d\u2019autres terres \u00e0 acheter pour continuer leurs activit\u00e9s agricoles\u2019\u2019, renseigne Seune S\u00e8ye, notant que la culture de gombo pendant l\u2019hivernage rapporte gros pour ceux disposant d\u2019un grand p\u00e9rim\u00e8tre de plus d\u2019un hectare.<\/p>\n<p>Le prix du kilogramme de gombo, de 400 francs CFA au d\u00e9but de la r\u00e9colte en fin septembre, peut grimper \u00e0 800 en novembre-d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Un exportateur vient acheter presque toute la production, une fois le triage effectu\u00e9, et on peut se retrouver avec plus de 2 millions pour les deux campagnes (fin septembre et fin novembre)\u2019\u2019, r\u00e9v\u00e8le la productrice.<\/p>\n<p>Les champs communautaires, une tendance du secteur<\/p>\n<p>Le triage de la production est fait par des jeunes et des femmes pay\u00e9s \u00e0 la t\u00e2che par le groupement et recrut\u00e9s dans le village.<\/p>\n<p>Avec d\u2019autres femmes de D\u00e9ni Malick Gu\u00e8ye, Seune S\u00e8ye est membre d\u2019un groupement d\u00e9nomm\u00e9 \u2018\u2019Takku Liggey\u2019\u2019 et sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019exploitation de champs communautaires.<\/p>\n<p>A la fin de chaque campagne hivernale ou des cultures hors-saison, une partie des recettes est partag\u00e9e \u00e9quitablement entre les membres du groupement, le restant servant \u00e0 alimenter la caisse commune log\u00e9e dans une mutuelle de cr\u00e9dit et d\u2019\u00e9pargne ouverte \u00e9galement \u00e0 d\u2019autres femmes de l\u2019ancienne communaut\u00e9 rurale de Sangalkam.<\/p>\n<p>Les ressources ainsi engrang\u00e9es servent \u00e0 couvrir les besoins des familles, en termes de couverture sanitaire par exemple, dans un contexte o\u00f9 le programme de couverture maladie universelle encourage l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 des mutuelles de sant\u00e9, explique Mme<\/p>\n<p>S\u00e8ye.<\/p>\n<p>Des partenaires au d\u00e9veloppement, aux organisations de maraichers, malgr\u00e9 les autorit\u00e9s territoriales, les t\u00e9moignages montrent que les agricultrices utilisent toujours leurs revenus pour l\u2019\u00e9ducation de leurs enfants, s\u2019assurant qu\u2019ils ne leur manque rien.<\/p>\n<p>De nouveaux \u00e9quipements sont acquis<\/p>\n<p>: meubles, chambres \u00e0 coucher et m\u00eame de nouveaux b\u00e2timents sont construits pour \u2018\u2019am\u00e9liorer l\u2019environnement familial\u2019\u2019.<\/p>\n<p>L\u2019une des strat\u00e9gies du groupement consiste \u00e0 acqu\u00e9rir chaises, b\u00e2ches, marmites et autres ustensiles de cuisine destin\u00e9s \u00e0 la location \u00e0 l\u2019occasion des bapt\u00eames, des c\u00e9r\u00e9monies religieuses, ce mat\u00e9riel \u00e9tant en revanche gracieusement mis \u00e0 la disposition de familles \u00e9plor\u00e9es pour les c\u00e9r\u00e9monies mortuaires.<\/p>\n<p>Seune S\u00e8ye, \u00e0 titre personnel, a utilis\u00e9 une partie de ses revenus pour acheter des chaussures aupr\u00e8s des cordonniers du march\u00e9 Til\u00e8ne, afin de les \u00e9couler ensuite aupr\u00e8s des femmes de son groupement et dans diff\u00e9rents march\u00e9s.<\/p>\n<p>Une fa\u00e7on d\u2019anticiper l\u2019avenir et de commencer \u00e0 diversifier ses activit\u00e9s \u2018\u2019parce que t\u00f4t ou tard, les p\u00e9rim\u00e8tres agricoles de D\u00e9ni Malick comme d\u2019autres localit\u00e9s vont dispara\u00eetre\u2019\u2019.<\/p>\n<p>La \u2018\u2019pression fonci\u00e8re\u2019\u2019 est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, sur plusieurs surfaces agricoles menac\u00e9es par \u2018\u2019la convoitise\u2019\u2019 de promoteurs immobiliers et d\u2019investisseurs qui veulent s\u2019installer autour du p\u00f4le de Diamniadio devenu tr\u00e8s attractif, en plus de l\u2019av\u00e8nement en vue du Train express r\u00e9gional qui va desservir cette zone \u00e0 partir de Dakar.<\/p>\n<p>Les m\u00eames menaces p\u00e8sent sur plusieurs autres localit\u00e9s des Niayes. Bambilor, par exemple, o\u00f9 la cinquantaine de femmes membres du groupement de mara\u00eechers peinent \u00e0 trouver des terres cultivables, disent-elles.<\/p>\n<p>L\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre est le principal frein au plein \u00e9panouissement des femmes dans le mara\u00eechage qui rapporte beaucoup et facilite leur autonomisation, confirme Ndiouck Mbaye, la pr\u00e9sidente de la F\u00e9d\u00e9ration des femmes rurales du S\u00e9n\u00e9gal et de la F\u00e9d\u00e9ration nationale des associations f\u00e9minines du S\u00e9n\u00e9gal (FAFS).<\/p>\n<p>Cette conseill\u00e8re municipale de Kaolack (centre) et secr\u00e9taire \u00e9lue au Conseil \u00e9conomique, social et environnemental reconna\u00eet toutefois que les femmes sont d\u00e9sormais plus soutenues pour acc\u00e9der \u00e0 la terre, mais \u00e9galement aux intrants et financements.<\/p>\n<p>Dans le bassin arachidier, qui correspond notamment \u00e0 la r\u00e9gion de Kaolack, les femmes sont engag\u00e9es dans la culture de l\u2019arachide et du ma\u00efs, mais \u2018\u2019comme partout au S\u00e9n\u00e9gal\u2019\u2019, elles ne sont pas propri\u00e9taires des terres qui leur sont lou\u00e9es \u00e0 \u2018\u201975.000 francs CFA l\u2019hectare, parce que nous n\u2019en avons pas\u2019\u2019.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sidente de la FAFS va plus loin et estime que l\u2019acc\u00e8s et le contr\u00f4le des terres par les femmes \u2018\u2019sont un probl\u00e8me de pouvoir\u2019\u2019, \u00e0 partir du moment o\u00f9 les hommes sont les seuls \u00e0 diriger presque exclusivement les collectivit\u00e9s territoriales.<\/p>\n<p>Peu de femmes disposent de leurs propres terres<\/p>\n<p>\u2018\u2019On nous loue les terres trop cher, c\u2019est inadmissible. Pourtant, on a tenu des forums pour faire l\u2019\u00e9tat des lieux, identifier des solutions et demander \u00e0 l\u2019Etat d\u2019organiser les assises de l\u2019acc\u00e8s des femmes au foncier, mais jusque-l\u00e0, rien\u2019\u2019, se d\u00e9sole Ndiouck Mbaye.<\/p>\n<p>Des assises qui devraient pouvoir r\u00e9soudre le probl\u00e8me de l\u2019agriculture et du foncier en m\u00eame temps, ajoute la conseill\u00e8re municipale, selon laquelle \u2018\u2019peu de femmes\u2019\u2019 disposent de leurs propres terres parmi les 302.000 membres de la FAFS, \u00e0 travers les r\u00e9gions, d\u00e9partements, communes et villages les plus recul\u00e9s du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p>\u2018\u2019L\u2019Etat doit exiger des conseils municipaux qu\u2019ils octroient des terres aux femmes pour qu\u2019elles puissent cultiver sereinement, mais tant qu\u2019elles ne b\u00e9n\u00e9ficieront pas des d\u00e9lib\u00e9rations des mairies, les femmes resteront \u00e0 la tra\u00eene et seront utilis\u00e9es seulement comme ouvri\u00e8res agricoles\u2019\u2019, dit-elle.<\/p>\n<p>Dans l\u2019arrondissement de Keur Samba Gu\u00e8ye, situ\u00e9 dans le d\u00e9partement de Foundiougne (centre-ouest), des chefs de village et non pas des maires, ont octroy\u00e9 des terres aux femmes pour des \u2018\u2019champs communautaires\u2019\u2019, un \u2018\u2019exemple rare\u2019\u2019, signale-t-elle.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Avec l\u2019agriculture, on n\u2019a pas besoin d\u2019aller voir ailleurs, nous voulons seulement avoir la garantie de la disponibilit\u00e9 des terres et de l\u2019eau, mais ce n\u2019est pas toujours le cas pour nombre de mara\u00eechers. L\u2019\u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s plane sur nos t\u00eates, avec des revenus non s\u00e9curis\u00e9s pour la plupart des femmes\u2019\u2019, poursuit Ndiouck Mbaye.<\/p>\n<p>\u2018\u2019La disparition des surfaces agricoles est \u00e0 craindre, et il faut \u00e9viter que l\u2019agriculture c\u00e8de devant l\u2019urbanisation\u2019\u2019, pr\u00e9vient le coordonnateur d\u2019Enda Ecopop, Bachir Kanout\u00e9, faisant remarquer qu\u2019en Europe, de plus en plus, les gens se rabattent vers l\u2019Afrique o\u00f9 se trouvent encore 60<\/p>\n<p>% des terres arables.<\/p>\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, soutenue par plusieurs leviers comme l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre et aux intrants, demeure pourtant l\u2019affaire des exploitations familiales qui nourrissent essentiellement les m\u00e9nages, selon M.<\/p>\n<p>Kanout\u00e9.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Les femmes sont des \u00e9l\u00e9ments moteurs de ce processus, et c\u2019est important que d\u00e8s maintenant on les identifie comme \u00e9tant des acteurs cl\u00e9s, qu\u2019il faut doter de capacit\u00e9s techniques, qu\u2019il faut aider \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 la terre, aux ressources financi\u00e8res, \u00e0 tous les facteurs de production, pour une s\u00e9curit\u00e9 alimentaire durable\u2019\u2019, a recommand\u00e9 le responsable d\u2019Enda Ecopop.<\/p>\n<p>Les femmes ont fort \u00e0 faire avec la commercialisation et la transformation dont ils ont l\u2019apanage, mais cela n\u2019emp\u00eache pourtant pas qu\u2019elles soient utilis\u00e9es dans les champs, note Ibrahima Mbengue, le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des producteurs mara\u00eechers des Niayes.<\/p>\n<p>\u2018\u2019On travaille dans les champs, aux c\u00f4t\u00e9s des femmes. Elles s\u2019occupent de l\u2019\u00e9pandage des engrais, du repiquage, du d\u00e9sherbage, du triage post-r\u00e9colte, mais elles poss\u00e8dent rarement des terres\u2019\u2019, reconna\u00eet M.<\/p>\n<p>Mbengue, \u00e9galement conseiller municipal \u00e0 Bambilor depuis 2004.<\/p>\n<p>\u2018\u2019De plus en plus difficile de r\u00e9clamer des d\u00e9lib\u00e9rations\u2019\u2019<\/p>\n<p>Il arrive pourtant que des \u00e9poux c\u00e8dent une partie de leurs parcelles \u00e0 leur \u00e9pouse, pour qu\u2019elle l\u2019exploite. Au cas o\u00f9 les femmes ne b\u00e9n\u00e9ficient pas des champs communautaires octroy\u00e9s par la mairie sur d\u00e9lib\u00e9ration municipale. Mais de tels cas de figure sont de plus en plus rares.<\/p>\n<p>\u2018\u2019C\u2019est de plus en plus difficile de r\u00e9clamer des d\u00e9lib\u00e9rations pour les p\u00e9rim\u00e8tres agricoles, et cela me fait mal de voir de plus en plus de b\u00e2timents en construction dans cette zone des Niayes \u00e0 vocation agricole\u2019\u2019, d\u00e9plore Ibrahima Mbengue.<\/p>\n<p>En 2012, le Programme d\u2019am\u00e9nagement et de d\u00e9veloppement \u00e9conomique des Niayes, mis en place par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et de l\u2019Equipement rural, par l\u2019entremise de la Direction de l\u2019horticulture, avait effectu\u00e9 un recensement des unit\u00e9s de production horticole de la zone. Quelque 3.000 exploitations familiales avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9nombr\u00e9es, mais la proportion exploit\u00e9e par les femmes n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e.<\/p>\n<p>Les m\u00eames limites, relatives \u00e0 la prise en charge de la dimension genre de cette probl\u00e9matique, caract\u00e9risent cette \u00e9tude consacr\u00e9e, elle, aux exploitations horticoles de la zone des Niayes, depuis 2015.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sidente du Groupe de r\u00e9flexion pour le progr\u00e8s social, Julie Ciss\u00e9, souligne que le nombre de femmes affectataires d\u2019assiettes fonci\u00e8res de la part de collectivit\u00e9s territoriales reste marginal, dans un contexte marqu\u00e9 par une forte demande.<\/p>\n<p>La commune, avec la disparition des communaut\u00e9s rurales, devient le moteur de l\u2019acc\u00e8s au foncier puisqu\u2019en vertu de la loi portant transfert de comp\u00e9tences de l\u2019Etat vers les collectivit\u00e9s territoriales, ces derni\u00e8res sont comp\u00e9tentes en mati\u00e8re de gestion fonci\u00e8re.<\/p>\n<p>Cela veut dire que les collectivit\u00e9s territoriales ont le pouvoir d\u2019affecter, de donner et de reprendre une assiette fonci\u00e8re \u00e0 une personne, pr\u00e9cise Julie Ciss\u00e9.<\/p>\n<p>Cela dit, \u00e0 titre individuel, les femmes actives dans le mara\u00eechage se retrouvent souvent \u2018\u2019avec des revenus substantiels qui leur permettent m\u00eame d\u2019investir dans le secteur tertiaire parce que la terre ne ment pas\u2019\u2019.<\/p>\n<p>L\u2019eau, la contrainte majeure<\/p>\n<p>Lors de son dernier recensement, la FAFS comptait plus de 800 femmes. Certaines d\u2019entre elles exploitent un champ collectif \u00e0 Sangalkam d\u2019une superficie de deux hectares mis \u00e0 leur disposition. Pour la responsable du champ communautaire, Oulimata Mbengue, avec ce p\u00e9rim\u00e8tre, les femmes montrent leurs capacit\u00e9s de gestion en valorisant les pratiques agricoles.<\/p>\n<p>Selon Julie Ciss\u00e9, certaines femmes vivent bien de leurs activit\u00e9s et \u2018\u2019ont pu acqu\u00e9rir un v\u00e9hicule, une maison, en m\u00eame temps qu\u2019elles envoient leurs enfants dans de bonnes \u00e9coles\u2019\u2019.<\/p>\n<p>La garantie fonci\u00e8re est un facteur d\u2019autonomisation des femmes, d\u2019autant plus que la plupart d\u2019entre elles dirigent les m\u00e9nages.<\/p>\n<p>Outre le foncier, l\u2019approvisionnement en eau est une \u00e9quation \u00e0 r\u00e9soudre pour les producteurs mara\u00eechers, dont les femmes. Le premier r\u00e9flexe consiste \u00e0 priver d\u2019eau les p\u00e9rim\u00e8tres mara\u00eechers au profit des m\u00e9nages en cas de p\u00e9nurie, ce qui installe le secteur dans une situation d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 totale. D\u2019autant plus que les producteurs sont r\u00e9gis par un syst\u00e8me de quotas qui les oblige \u00e0 limiter les quantit\u00e9s d\u2019eau utilis\u00e9es.<\/p>\n<p>Le producteur est tax\u00e9 de mani\u00e8re exorbitante, chaque fois qu\u2019il d\u00e9passe la quantit\u00e9 d\u2019eau qui lui est r\u00e9serv\u00e9e. Les femmes productrices sont confront\u00e9es \u00e0 ce probl\u00e8me et de fait \u2018\u2019restent plus vuln\u00e9rables, n\u2019ayant pas toujours les ressorts pour le r\u00e9soudre\u2019\u2019, explique Khady Diallo, qui exploite un p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019un demi hectare \u00e0 Lendeng, \u00e0 Rufisque.<\/p>\n<p>\u2018\u2019Certaines d\u2019entre nous n\u2019ont pas assez d\u2019eau pour cultiver toute l\u2019assiette fonci\u00e8re dont elles disposent actuellement. C\u2019est l\u2019une des contraintes auxquelles elles font face et qui contribuent aux menaces que vit l\u2019activit\u00e9 agricole dans cette zone\u2019\u2019, observe-t-elle.<\/p>\n<p>Du temps de la d\u00e9funte SDE, l\u2019eau \u00e9tait rationn\u00e9e suivant des heures et un calendrier de distribution \u00e9tabli par cette soci\u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de l\u2019exploitation et de la gestion du service public de l\u2019eau.<\/p>\n<p>Cela constituait un handicap pour les producteurs, mais avec la mise en service de nouvelles usines de production d\u2019eau pour l\u2019alimentation de Dakar, ce probl\u00e8me tend \u00e0 devenir un mauvais souvenir, au grand bonheur des producteurs locaux.<\/p>\n<p>A Lendeng, 56 hectares sont disponibles et exploit\u00e9s individuellement par des hommes et des femmes. Ces derni\u00e8res se sont constitu\u00e9es en associations.<\/p>\n<p>Elles disposent surtout de d\u00e9lib\u00e9rations de la mairie de Rufisque-Est et rarement de titres d\u2019attribution, explique une dame quarantenaire.<\/p>\n<p>La question du rendement des p\u00e9rim\u00e8tres mara\u00eechers n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 document\u00e9e, mais une \u00e9tude a fait le point sur la situation de Lendeng. Elle fait \u00e9tat d\u2019un chiffre d\u2019affaires qui d\u00e9passe le milliard de francs CFA par an, avec deux campagnes d\u00e9passant chacune 500 millions.<\/p>\n<p>Des mesures conservatoires sp\u00e9cifiques avaient \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9es par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, par le biais d\u2019un d\u00e9cret faisant de Lendeng une zone exclusivement mara\u00eech\u00e8re, une disposition que les autorit\u00e9s administratives locales ont r\u00e9it\u00e9r\u00e9 aux acteurs concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Tout cela a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par le conseil d\u00e9partemental de Rufisque. Malgr\u00e9 tout, la zone de Lendeng reste la cible des promoteurs immobiliers.<\/p>\n<p>Plus que tout, le souhait des acteurs locaux du mara\u00eechage est d\u2019en finir avec cette hantise, ce qui passe par l\u2019obtention d\u2019un titre collectif pour pr\u00e9server leur site de la pr\u00e9dation fonci\u00e8re en cours dans la zone des Niayes. D\u2019autant plus que ledit site est le poumon vert de toute la commune de Rufisque.<\/p>\n<p>La dol\u00e9ance autour de laquelle tout Lendeng se retrouve porte sur la protection des p\u00e9rim\u00e8tres contre la boulimie fonci\u00e8re et l\u2019avanc\u00e9e des constructions immobili\u00e8res.<\/p>\n<p>Lendeng, \u2018\u2019seul endroit o\u00f9 on produit de la salade en toute saison\u2019\u2019<\/p>\n<p>\u2018\u2019Notre seul souhait, c\u2019est qu\u2019on nous laisse ces champs. De cette mani\u00e8re, nous pourrons, avec l\u2019aide de Dieu, continuer \u00e0 nous d\u00e9brouiller\u2019\u2019, dit Khady Diallo. N\u00e9e \u00e0 Lendeng, elle a grandi dans cet environnement avant de se marier \u00e0 un producteur du m\u00eame p\u00e9rim\u00e8tre mara\u00eecher. Gr\u00e2ce aux revenus tir\u00e9s de leur activit\u00e9, les Diallo et leur enfant vivent bien.<\/p>\n<p>Une inqui\u00e9tude partag\u00e9e par le pr\u00e9sident de l\u2019association des producteurs de ces p\u00e9rim\u00e8tres, selon lequel le gouvernement doit pr\u00eater une attention particuli\u00e8re \u00e0 Lendeng, \u2018\u2019le seul endroit au S\u00e9n\u00e9gal o\u00f9 on produit en toute saison de la salade\u2019\u2019. \u2018\u2019En saison s\u00e8che comme en saison des pluies, la production est assur\u00e9e\u2019\u2019, explique Mamadou K\u00e2.<\/p>\n<p>Aussi les acteurs se plaignent-ils du manque de subventions et de mat\u00e9riel agricole, alors que des tracteurs sont offerts \u00e0 certains producteurs des Niayes.<\/p>\n<p>En attendant, certains producteurs se dotent de motoculteurs, d\u2019autres sont contraints de louer les services des propri\u00e9taires de tracteurs pour labourer leur champ. Ils comptent aussi sur les pouvoirs publics, concernant les engrais qu\u2019ils sont pr\u00eats \u00e0 payer comptants.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, ils ne se plaignent \u2018\u2019pas trop, on parvient \u00e0 s\u2019en sortir pour dire vrai. Les recettes journali\u00e8res peuvent parfois atteindre 15.000 francs CFA en p\u00e9riode faste et osciller entre 10.000 et 7.000 en saison basse\u2019\u2019, assure Khady Diallo, ajoutant<\/p>\n<p>: \u2018\u2019On trouve toujours quelque chose pour s\u2019assurer un minimum.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Une difficult\u00e9 suppl\u00e9mentaire<\/p>\n<p>: en l\u2019\u00e9tat actuel des choses, aucune structure ne regroupe les \u2018\u2019bana-bana\u2019\u2019 qui s\u2019investissent dans le commerce des l\u00e9gumes provenant du p\u00e9rim\u00e8tre mara\u00eecher de Lendeng, dont les productrices se r\u00e9signent \u00e0 \u00e9taler les produits au bord de la route, devant leur champ, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019autoroute \u00e0 p\u00e9age, sur la route des Niayes, entre Diorga et Keur Ndiaye L\u00f4.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/senegal\">Senegal<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u0623\u0641\u0631\u064a\u0642\u064a\u0627 \u0628\u0631\u0633 &#8211; Senegal. 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