{"id":15523,"date":"2021-12-01T05:29:21","date_gmt":"2021-12-01T05:29:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/senegal\/?p=15523"},"modified":"2021-12-01T04:21:29","modified_gmt":"2021-12-01T04:21:29","slug":"avortement-au-senegal-peut-on-en-debattre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/senegal\/toutes-les-actualites\/avortement-au-senegal-peut-on-en-debattre","title":{"rendered":"Avortement au S\u00e9n\u00e9gal : peut-on en d\u00e9battre ?"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Senegal. <\/strong><\/span>Dans un pays musulman \u00e0 90 % et religieux \u00e0 99,99 %, l\u2019interruption volontaire de grossesse a-t-elle sa place ? Depuis plusieurs mois, la question de l\u2019avortement th\u00e9rapeutique fait d\u00e9bat. \u00ab Jeune Afrique \u00bb a r\u00e9uni les repr\u00e9sentants d\u2019une association f\u00e9ministe et d\u2019une association islamique pour confronter leurs points de vue.<\/p>\n<p>R\u00e9publique la\u00efque d\u2019apr\u00e8s la Constitution, mais impr\u00e9gn\u00e9e de religion, soci\u00e9t\u00e9 moderne o\u00f9 le conservatisme n\u2019a toutefois pas dit son dernier mot, le S\u00e9n\u00e9gal a vu ressurgir au cours des derniers mois le d\u00e9bat sur l\u2019avortement. Et, comme tout sujet touchant aux m\u0153urs, celui-ci a d\u00e9cha\u00een\u00e9 les passions. Tandis qu\u2019une frange de la soci\u00e9t\u00e9 milite pour des avanc\u00e9es en la mati\u00e8re, une autre s\u2019arc-boute sur le statu quo, invoquant les traditions du pays et la religion. Pour Jeune Afrique, deux personnalit\u00e9s mobilis\u00e9es sur la question, aux opinions divergentes, ont accept\u00e9 d\u2019en d\u00e9battre.<\/p>\n<p>D\u2019un c\u00f4t\u00e9, A\u00efssatou Ndiaye, pr\u00e9sidente de Youth Women for Action-S\u00e9n\u00e9gal, une association qu\u2019elle a contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er en 2013 et qui travaille sur les questions de violences fond\u00e9es sur le genre et le droit \u00e0 la sant\u00e9 sexuelle et reproductive. De l\u2019autre, Mame Mactar Gu\u00e8ye, porte-parole de l\u2019association islamique Jamra, qui surveille sans rel\u00e2che les entorses pr\u00e9sum\u00e9es \u00e0 l\u2019ordre moral et religieux au S\u00e9n\u00e9gal et multiplie les actions de plaidoyer sur la question.<\/p>\n<p>Pour Jeune Afrique, tous deux ont confront\u00e9 leurs points de vue sur ce sujet hautement sensible qu\u2019est l\u2019avortement.<\/p>\n<p><b>Jeune Afrique : Une pol\u00e9mique a r\u00e9cemment \u00e9merg\u00e9 autour de l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9. Comment est-elle apparue ?<\/b><\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>Le d\u00e9bat a surgi \u00e0 l\u2019initiative d\u2019associations soucieuses de pr\u00e9server l\u2019int\u00e9r\u00eat des femmes et de lutter contre les violences qui leur sont faites \u2013 d\u00e9marche que nous avons toujours salu\u00e9e. En mai 2019, la responsable d\u2019une de ces associations, Amy Sakho, porte-parole du Comit\u00e9 de plaidoyer pour le droit \u00e0 l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9, en cas de viol ou d\u2019inceste, m\u2019avait contact\u00e9. Elle demandait \u00e0 Jamra un soutien dans le cadre d\u2019une campagne visant \u00e0 ce que le viol soit criminalis\u00e9.<\/p>\n<p>Nous avons donc accompagn\u00e9 nos s\u0153urs des mouvements f\u00e9ministes dans ce combat, avec comme mot d\u2019ordre l\u2019accentuation des sanctions p\u00e9nales contre ce fl\u00e9au, afin d\u2019en finir avec l\u2019impunit\u00e9 \u2013 relative \u2013 des auteurs de viols. Quelques mois plus tard, le 10 janvier 2020, l\u2019Assembl\u00e9e nationale a vot\u00e9 la loi 2020-2005 portant criminalisation du viol.<\/p>\n<p>Nous ne sommes pas dans une adversit\u00e9 tranch\u00e9e : nous avons des points de convergence, m\u00eame s\u2019il est vrai que nous ne sommes pas d\u2019accord sur tout. D\u2019ailleurs, depuis lors, le viol est puni d\u2019un minimum de dix ans de prison, pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 la perp\u00e9tuit\u00e9 s\u2019il est assorti d\u2019un meurtre.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9al est de pr\u00e9server la dignit\u00e9 de la femme qui ne veut pas de sa grossesse, et aussi de sauver la vie de l\u2019enfant<\/p>\n<p><b>Quand vous parlez de vos \u00ab s\u0153urs \u00bb, voulez-vous dire qu\u2019il y a une collaboration entre Jamra et les mouvements f\u00e9ministes ?<\/b><\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>Nous avons des relations r\u00e9guli\u00e8res avec plusieurs mouvements. Outre celui d\u2019A\u00efssatou Ndiaye, il y a aussi l\u2019Association des juristes s\u00e9n\u00e9galaises (AJS), d\u2019Amy Sakho, et bien d\u2019autres.<\/p>\n<p>Nos points de friction sont apparus vers 2013, quand certaines de ces associations ont mis en place un comit\u00e9 de plaidoyer intitul\u00e9 \u00ab Task force \u00bb. Les organisations qui le composent revendiquent une r\u00e9vision de la l\u00e9gislation en mati\u00e8re d\u2019avortement. Le S\u00e9n\u00e9gal a en effet sign\u00e9 en 2003 \u2013 et ratifi\u00e9 en 2005 \u2013 le protocole de Maputo, dont l\u2019article 14 dit que les \u00c9tats signataires sont favorables \u00e0 ce que les femmes victimes de viol ou d\u2019inceste puissent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un avortement m\u00e9dicalis\u00e9. Le combat des mouvements f\u00e9ministes consistait donc \u00e0 faire \u00e9voluer en ce sens l\u2019article 305 du code p\u00e9nal s\u00e9n\u00e9galais, qui r\u00e9prime l\u2019avortement.<\/p>\n<p>Le d\u00e9bat a ressurgi r\u00e9cemment \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019AJS, qui offre une assistance juridique \u00e0 des femmes qui se retrouvent dans une situation de d\u00e9tresse cons\u00e9cutivement \u00e0 un viol. Plusieurs m\u00e9dias ont alors organis\u00e9 des d\u00e9bats entre nous au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Nous comprenons leurs revendications, m\u00eame si nous pensons que l\u2019avortement n\u2019est pas la seule option. L\u2019id\u00e9al est de pr\u00e9server l\u2019honneur et la dignit\u00e9 de la femme qui ne veut pas de sa grossesse, mais \u00e9galement de sauver la vie de l\u2019enfant.<\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye, quelle est la position de l\u2019organisation que vous repr\u00e9sentez en ce qui concerne les cas o\u00f9 l\u2019avortement devrait pouvoir \u00eatre autoris\u00e9 ? La l\u00e9gislation actuelle doit-elle \u00eatre r\u00e9form\u00e9e ?<\/b><\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye :<\/b><\/p>\n<p>Le d\u00e9bat est revenu \u00e0 l\u2019ordre du jour il y a deux ou trois mois, suite \u00e0 une campagne initi\u00e9e par l\u2019Association des journalistes en populations, sant\u00e9 et d\u00e9veloppement (AJPSD), avec comme mot d\u2019ordre : \u00ab Wuyu Wallu \u00bb [\u00ab r\u00e9pondre et secourir \u00bb, en wolof]. Celle-ci a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e aux heures de grande \u00e9coute sur les m\u00e9dias traditionnels, les m\u00e9dias mainstream et les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p>Certains ont consid\u00e9r\u00e9 que cette campagne \u00e9tait uniquement conduite par des f\u00e9ministes. Mais il y a aussi dans notre Task force des m\u00e9decins, des journalistes, des infirmiers, des sages-femmes, des religieux ou des universitaires\u2026 L\u2019id\u00e9e de cette Task force \u00e9mane en r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat, \u00e0 travers la Direction de la sant\u00e9 de la m\u00e8re et de l\u2019enfant (DSME), qui d\u00e9pend du minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Mais puisque l\u2019\u00c9tat ne pouvait \u00eatre \u00e0 la fois d\u00e9cideur et acteur du plaidoyer, le r\u00f4le de coordination est revenu \u00e0 l\u2019AJS.<\/p>\n<p>Nous voudrions que le verdict d\u2019un seul m\u00e9decin suffise et que le certificat m\u00e9dical soit gratuit<\/p>\n<p><b>Une disposition du code m\u00e9dical s\u00e9n\u00e9galais \u00e9voque la question de l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9 : qu\u2019autorise-t-elle au juste ?<\/b><\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye :<\/b><\/p>\n<p>Les articles 305 et 305 bis du code p\u00e9nal r\u00e9priment ceux qui auront commis ou aid\u00e9 \u00e0 commettre un avortement. Toutefois, l\u2019article 35 du code de d\u00e9ontologie m\u00e9dicale pr\u00e9voit que l\u2019on puisse proc\u00e9der \u00e0 un avortement th\u00e9rapeutique lorsque la sant\u00e9 de la m\u00e8re est en danger. Ce qui pose probl\u00e8me, dans ce dernier cas, c\u2019est la proc\u00e9dure. Les conditions sont tellement draconiennes que leur respect obligerait \u00e0 d\u00e9passer le d\u00e9lai imparti pour pouvoir proc\u00e9der \u00e0 un avortement. Dans les conditions pos\u00e9es par la loi, il faudrait que trois m\u00e9decins attestent successivement que la grossesse met en danger la vie de la maman \u2013 le troisi\u00e8me devant \u00eatre un expert mandat\u00e9 par le tribunal. Or les femmes concern\u00e9es sont souvent d\u00e9pourvues des ressources financi\u00e8res qui leur permettraient d\u2019obtenir ces diff\u00e9rents certificats m\u00e9dicaux. Par ailleurs, certains m\u00e9decins peuvent d\u00e9cliner le fait de proc\u00e9der \u00e0 un avortement en invoquant que c\u2019est contraire \u00e0 leurs principes \u00e9thiques.<\/p>\n<p><b>Concr\u00e8tement, quelle r\u00e9forme des textes en vigueur esp\u00e9rez-vous ?<\/b><\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye :<\/b><\/p>\n<p>Nous voudrions que la proc\u00e9dure de l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9 soit facilit\u00e9e. Autrement dit, que le verdict d\u2019un seul m\u00e9decin suffise et que le certificat m\u00e9dical soit gratuit. Et que, dans les cas de viol ou d\u2019inceste, l\u2019enqu\u00eate polici\u00e8re puisse aller plus vite afin d\u2019\u00e9tablir la r\u00e9alit\u00e9 des faits.<\/p>\n<p>La loi s\u00e9n\u00e9galaise interdit l\u2019avortement, sous r\u00e9serve que la grossesse ne met pas en danger la vie de la m\u00e8re<\/p>\n<p><b>L\u2019association Jamra cautionne-t-elle ces revendications ?<\/b><\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>Nous sommes globalement d\u2019accord sur le constat suivant : lorsque le fl\u00e9au du viol a commenc\u00e9 \u00e0 prendre de l\u2019ampleur au S\u00e9n\u00e9gal, les organisations f\u00e9ministes se sont mobilis\u00e9es de mani\u00e8re plus \u00e9nergique \u00e0 propos des femmes victimes, qui ne voulaient pas assumer leur grossesse \u2013 ce qui est tout \u00e0 fait l\u00e9gitime. Il reste que le S\u00e9n\u00e9gal r\u00e9prime cette forme d\u2019infanticide qui ne dit pas son nom : l\u2019avortement. L\u2019article 305 du code p\u00e9nal est clair \u00e0 cet \u00e9gard. Il est toutefois pond\u00e9r\u00e9 par l\u2019article 35 du code de d\u00e9ontologie m\u00e9dicale et par l\u2019article 15 de la loi sur la sant\u00e9 de la reproduction. Autrement dit, la loi s\u00e9n\u00e9galaise interdit l\u2019avortement, sous r\u00e9serve que la grossesse ne comporte pas de p\u00e9ril de nature \u00e0 mettre en danger la vie de la m\u00e8re.<\/p>\n<p>Le v\u00e9ritable combat doit aller dans le sens de la simplification des proc\u00e9dures, faute de quoi la grossesse serait trop avanc\u00e9e pour que celles-ci puissent s\u2019appliquer. L\u00e0 o\u00f9 nous divergeons, c\u2019est dans le fait d\u2019int\u00e9grer l\u2019article 14 du protocole de Maputo dans le code p\u00e9nal s\u00e9n\u00e9galais. Celui-ci pr\u00e9voit en effet que \u00ab les \u00c9tats prennent toutes les mesures appropri\u00e9es pour prot\u00e9ger les droits reproductifs des femmes, particuli\u00e8rement en autorisant l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9 en cas d\u2019agression sexuelle, de viol, d\u2019inceste, et lorsque la grossesse met en danger la sant\u00e9 mentale et physique de la m\u00e8re ou la vie de la m\u00e8re ou du f\u0153tus \u00bb.<\/p>\n<p>Le meurtre d\u2019un enfant dans le ventre de sa m\u00e8re, appel\u00e9 pudiquement \u00ab avortement m\u00e9dicalis\u00e9 \u00bb, est une option occidentale<\/p>\n<p><b>Est-ce que Jamra conteste ce droit \u00e0 l\u2019avortement dans les cas de viol ou d\u2019inceste ?<\/b><\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>Nous pensons qu\u2019une telle situation n\u2019est pas de nature \u00e0 chambouler notre arsenal juridique alors que ces probl\u00e8mes pourraient \u00eatre g\u00e9r\u00e9s au cas par cas. Au lieu d\u2019avoir recours \u00e0 l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9, nous recommandons de nous r\u00e9f\u00e9rer aux r\u00e9alit\u00e9s sociales africaines.<\/p>\n<p><b>Que pr\u00e9conisez-vous, au juste ?<\/b><\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>L\u2019association Jamra est intervenue dans plusieurs cas de projets d\u2019avortement. Quand nous avons appris qu\u2019une jeune femme \u00e9tait enceinte apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 victime d\u2019un viol ou d\u2019un inceste, nous sommes all\u00e9s la voir \u2013 accompagn\u00e9s d\u2019un ou deux imams \u2013 pour essayer de la raisonner et de la convaincre qu\u2019elle n\u2019avait pas le droit de lui \u00f4ter la vie, quelles que soient les conditions de conception de cet enfant.<\/p>\n<p><b>Mais que se passe-t-il apr\u00e8s la naissance ?<\/b><\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>Nous ne demandons pas \u00e0 la jeune femme de livrer son nom, ni de cotiser pour les frais du b\u00e9b\u00e9. Nous lui proposons d\u2019accoucher et de confier le b\u00e9b\u00e9 \u00e0 un orphelinat, tout en repartant elle-m\u00eame dans l\u2019anonymat. Son honneur est sauf, mais l\u2019enfant, quant \u00e0 lui, a la vie sauve. Puis nous prenons contact avec l\u2019Action \u00e9ducative en milieu ouvert (Aemo), qui d\u00e9pend du minist\u00e8re de la Justice. L\u2019objectif \u00e9tant que cet enfant puisse ensuite \u00eatre adopt\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 nos yeux, le meurtre d\u2019un enfant dans le ventre de sa m\u00e8re, que certains appellent pudiquement \u00ab avortement m\u00e9dicalis\u00e9 \u00bb, est une option occidentale. Nous pr\u00e9conisons que les associations mobilis\u00e9es sur cette question r\u00e9orientent les moyens dont elles disposent au profit des orphelinats, qui ne b\u00e9n\u00e9ficient actuellement d\u2019aucun soutien de l\u2019\u00c9tat, plut\u00f4t que dans des campagnes de promotion de l\u2019avortement m\u00e9dicalis\u00e9 dans les m\u00e9dias.<\/p>\n<p>C\u2019est la m\u00eame soci\u00e9t\u00e9 qui \u00e9nonce ces principes et qui se retourne ensuite contre les personnes victimes et les stigmatise<\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye, que vous inspire l\u2019approche de Jamra ?<\/b><\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye :<\/b><\/p>\n<p>D\u00e8s lors qu\u2019une relation forc\u00e9e conduit \u00e0 une grossesse, l\u2019avortement doit pouvoir rester une pr\u00e9rogative pour ces femmes victimes. Nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 la femme subit ces situations plus qu\u2019elle ne peut exprimer ses choix et sa volont\u00e9. Je pense donc que l\u2019on doit permettre aux victimes de poser leur propre choix, \u00e0 savoir : garder l\u2019enfant ou pas. J\u2019ai r\u00e9cemment eu \u00e0 m\u2019occuper d\u2019une adolescente qui a subi un inceste par son demi-fr\u00e8re. Cela a cr\u00e9\u00e9 un v\u00e9ritable drame dans cette famille \u2013 un m\u00e9nage polygame \u2013, y compris le d\u00e9c\u00e8s, peu apr\u00e8s, des deux co\u00e9pouses de son p\u00e8re, des pressions pour la dissuader de porter plainte, etc. Cette jeune femme, qui effectuait jusque-l\u00e0 une scolarit\u00e9 brillante, est all\u00e9e au terme de sa grossesse, mais a d\u00fb interrompre provisoirement ses \u00e9tudes.<\/p>\n<p>Le traitement \u00ab au cas par cas \u00bb ne r\u00e9glerait pas ce type de situation. On dit que c\u2019est contre la religion, contre nos traditions\u2026 Mais concr\u00e8tement, c\u2019est la m\u00eame soci\u00e9t\u00e9 qui \u00e9nonce ces principes qui se retourne ensuite contre les personnes victimes et les stigmatise, au nom de pr\u00e9jug\u00e9s profond\u00e9ment ancr\u00e9s.<\/p>\n<p><b>Dans un documentaire r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la prison de Thi\u00e8s en 2015, \u00ab La libert\u00e9 en prime \u00bb, le r\u00e9alisateur fran\u00e7ais Nils Tavernier montrait qu\u2019une part non n\u00e9gligeable des femmes incarc\u00e9r\u00e9es l\u2019\u00e9taient pour un infanticide li\u00e9 \u00e0 un avortement ill\u00e9gal. Qu\u2019en est-il six ans plus tard ?<\/b><\/p>\n<p><b>A\u00efssatou Ndiaye :<\/b><\/p>\n<p>Certaines de ces femmes ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9es et incarc\u00e9r\u00e9es apr\u00e8s avoir commis un avortement clandestin ou un infanticide cons\u00e9cutif \u00e0 une grossesse non d\u00e9sir\u00e9e. Aujourd\u2019hui, selon l\u2019AJS, l\u2019infanticide constitue 19 % des motifs d\u2019incarc\u00e9ration des femmes, et l\u2019avortement 3 %. Or, si ces avortements avaient \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9s et pratiqu\u00e9s par un m\u00e9decin, beaucoup de femmes auraient \u00e9vit\u00e9 l\u2019incarc\u00e9ration. L\u2019avortement clandestin a des r\u00e9percussions n\u00e9gatives sur la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p><b>Mame Mactar Gu\u00e8ye :<\/b><\/p>\n<p>Si une adolescente tombe enceinte \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13 ans, comme cela arrive r\u00e9guli\u00e8rement, il n\u2019est pas besoin d\u2019\u00eatre savant pour savoir qu\u2019elle n\u2019est pas en mesure de supporter naturellement une grossesse de neuf mois. Aussi nous trouverions souhaitable qu\u2019un \u00e2ge soit fix\u00e9 en de\u00e7\u00e0 duquel une grossesse non consentie ne saurait \u00eatre accept\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/senegal\">Senegal<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Senegal. Dans un pays musulman \u00e0 90 % et religieux \u00e0 99,99 %, l\u2019interruption volontaire de grossesse a-t-elle sa place ? Depuis plusieurs mois, la question de l\u2019avortement th\u00e9rapeutique fait d\u00e9bat. \u00ab Jeune Afrique \u00bb a r\u00e9uni les repr\u00e9sentants d\u2019une association f\u00e9ministe et d\u2019une association islamique pour confronter leurs points de vue. 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