Africa-Press – Tchad. Dans un communiqué publié ce 22 février, la Coalition pour sauver la démocratie au Tchad (COSADDT) a exprimé son « ferme soutien » aux enseignants de la province de N’Djaména, qui sont notamment en grève.
La COSADDT qualifie la mesure suspendant le salaire de certains enseignants d’« injustifiée » et d’« atteinte inacceptable » à leurs droits de travailleurs et à la liberté d’expression.
Elle rappelle le rôle essentiel des enseignants dans la formation des générations futures et dénonce le recours à des « mesures répressives » au lieu d’un dialogue constructif autour de leurs revendications, notamment l’application effective du décret n°2850 portant statut particulier des personnels de l’enseignement, signé en novembre 2025.
La coalition exige du gouvernement l’application immédiate de ce décret, la restitution des salaires suspendus, l’ouverture d’un dialogue sincère avec les syndicats en vue de solutions durables, ainsi que le respect des droits fondamentaux des travailleurs.
Son coordonnateur, Izadine Ahmat Tidjani, affirme que la COSADDT restera aux côtés des enseignants et de tous les travailleurs en lutte pour des conditions de travail équitables. Il appelle également le peuple tchadien à soutenir cette cause et à se mobiliser pour la défense de la démocratie et des droits sociaux.
Ce communiqué intervient alors que la section provinciale de N’Djaména du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) a décidé de poursuivre sa grève de deux semaines. En réponse, le gouvernement a décidé du non-paiement des jours non prestés et l’illégalité présumée du mouvement.
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