Africa-Press – Tchad. Le Forum du secteur privé et des jeunes sur la ZLECAf s’est ouvert ce lundi 23 février à N’Djaména sous l’égide du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et du ministère du Commerce et de l’Industrie du Tchad.
Cet événement, marqué par la présence de plusieurs membres du gouvernement, vise à mobiliser les entrepreneurs, le secteur privé et surtout la jeunesse tchadienne afin qu’ils s’approprient les opportunités d’exportation, d’investissement et de croissance offertes par le marché continental unique.
Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a mis l’accent sur deux protocoles clés au cœur des discussions. Il s’agit notamment du protocole sur les femmes et les jeunes dans le commerce, premier instrument mondial de ce type adopté en 2024 par l’Union africaine. Celui-ci engage les États à lever les barrières spécifiques auxquelles font face les entrepreneuses et les jeunes entrepreneurs, notamment l’accès au financement, la formalisation des activités ou encore la protection contre le harcèlement. Au Tchad, de nombreuses femmes et jeunes sont déjà actifs dans l’agriculture, l’agro-transformation, le textile, l’habillement et la manufacture.
Le second texte concerne le protocole sur le commerce numérique, qui vise à accélérer la digitalisation de l’économie africaine, notamment dans les secteurs de la santé, de l’agro-tech et de la finance. Il ouvre de nouvelles perspectives en matière d’innovation et d’entrepreneuriat technologique, permettant aux PME d’accéder à des marchés plus vastes grâce aux outils numériques.
Wamkele Mene a appelé à l’élaboration, à l’issue du forum, d’un plan d’action concret pour exploiter ces nouveaux marchés au profit du secteur privé, des petits agriculteurs, des PME et de l’économie nationale, dans une vision de transformation industrielle inclusive en faveur des jeunes, des femmes et des petites entreprises.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu, a rappelé que l’objectif est d’accélérer la mise en œuvre de l’accord au Tchad, de favoriser son appropriation par le secteur privé et de mettre en lumière les opportunités concrètes pour la jeunesse.
Il a souligné que le Tchad, qui a ratifié l’accord le 29 juin 2018 (avec dépôt des instruments le 2 juillet 2018), figure parmi les premiers signataires. Le pays dispose d’une stratégie nationale de mise en œuvre couvrant la période 2022-2030, validée avec les secteurs public et privé, ainsi que de sessions de renforcement des capacités et d’initiatives régionales d’harmonisation. Des échanges réguliers avec le secrétaire général témoignent, selon lui, d’un suivi au plus haut niveau.
Toutefois, malgré ces avancées, la mise en œuvre opérationnelle demeure progressive. L’alignement législatif, la facilitation des échanges et l’activation pleine des préférences tarifaires restent encore à consolider, a-t-il confié.
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