Africa-Press – Tchad. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé, ce mardi 24 mars 2026, la sixième édition du concours national de droit international humanitaire (DIH) à l’École nationale de formation judiciaire (ENFJ). L’événement réunit des étudiants issus de six universités publiques et privées autour de cas pratiques, dans un contexte marqué par une érosion du respect du DIH à l’échelle mondiale.
Dans son intervention, le chef de délégation du CICR, Thierry Ribaux, a souligné l’importance de sensibiliser les jeunes juristes aux principes fondamentaux du droit international humanitaire. « Les étudiants sont les décideurs de demain. Il est essentiel qu’ils s’approprient, dès l’université, les bases du DIH », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le droit international humanitaire vise à limiter les violences en période de conflits armés. Le Tchad est signataire des Conventions de Genève depuis 1970 et de leurs protocoles additionnels depuis 1997.
Cependant, le CICR observe une tendance préoccupante à la baisse de l’attention accordée à ces normes. Pour y faire face, l’organisation a lancé en 2024 une initiative mondiale pour la revitalisation du DIH, soutenue par plusieurs États, dont l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, la France, la Jordanie et le Kazakhstan. À ce jour, plus de 100 pays ont manifesté leur intérêt, mais le Tchad n’y a pas encore adhéré.
Le concours s’inscrit dans cette dynamique de promotion du DIH. Les participants, venus notamment des universités de N’Djamena, Moundou, Doba, Sarh, Charles Lwanga et de la Business School du Céfod, sont appelés à analyser des situations inspirées de conflits réels et à proposer des solutions juridiques adaptées.
Le jury, composé de représentants de la Primature, du ministère de la Justice, des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur, de la Commission nationale des droits de l’homme et du Barreau, aura la responsabilité de départager les finalistes.
Placée sous le thème « L’initiative mondiale pour la revitalisation du droit international humanitaire », cette édition vise à renforcer la culture juridique des étudiants et à susciter leur engagement en faveur du respect du DIH.
La finale, prévue ce 25 mars, déterminera l’université lauréate de cette édition 2026. Au-delà de la compétition, l’objectif est de former une génération consciente des enjeux liés à la protection de la dignité humaine en période de conflit, dans un monde où plus de 130 conflits armés sont actuellement recensés.
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