Africa-Press – Tchad. L’Association nationale des provinces du Tchad (ANPT) a tenu son Assemblée générale ordinaire ce lundi 30 mars 2026 dans un hôtel de N’Djamena.
Réunissant les présidents des conseils provinciaux, cette rencontre a permis un examen de l’état de la décentralisation.
Malgré des progrès institutionnels, l’Assemblée relève plusieurs contraintes majeures: le décalage entre les compétences transférées et les ressources disponibles, les lenteurs dans le financement des collectivités autonomes, l’existence de textes administratifs contraires à l’esprit de la décentralisation, ainsi que l’insuffisance des moyens des conseils provinciaux.
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Dans son allocution d’ouverture, le président du Conseil provincial du Mayo-Kebbi Ouest, Dr Keumaye Ignegongba, a relevé que cette assemblée constitue un moment clé pour affirmer le rôle des provinces, alors que la décentralisation reste encore largement théorique malgré son ancrage constitutionnel et législatif.
L’ordre du jour adopté reflète les enjeux majeurs auxquels font face les provinces, notamment l’examen du rapport d’activités 2025, l’analyse du rapport financier, l’étude de textes et de sujets d’actualité, ainsi que les informations diverses.
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À l’issue des travaux, l’ANPT a adopté le rapport d’activités du Bureau exécutif et réaffirmé que la réussite de la décentralisation constitue un levier essentiel pour la stabilité, le développement local et la cohésion nationale.
Des recommandations ont également été formulées, portant notamment sur l’accélération du transfert des compétences et des ressources, la finalisation des décrets d’application et une meilleure coordination entre l’État et les provinces.
Dans son allocution de clôture, le président a rappelé que les échanges ont été à la hauteur des enjeux: francs, responsables et résolument tournés vers l’avenir.
« L’examen du rapport d’activités 2025 nous a permis de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de prendre pleinement conscience des défis qui demeurent. L’analyse du rapport financier a renforcé notre engagement collectif en faveur de la transparence et de la rigueur dans la gestion des ressources », a-t-il confié.
Il a poursuivi en soulignant que les discussions sur les textes et les sujets d’actualité ont permis de dégager des positions communes, juridiquement fondées et politiquement assumées.
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