Africa-Press – Tchad. Le ministère de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique a annoncé qu’à compter de la prochaine rentrée scolaire, l’enseignement de la langue arabe sera désormais obligatoire dans tous les établissements du pays.
Réagissant à cette mesure, le secrétaire général du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) pour la ville de N’Djamena, Abdelkadre Djibia, dit en prendre acte tout en exprimant des réserves quant aux conditions de sa mise en œuvre.
« En tant que partenaire social, le SET de N’Djamena prend acte de cette décision qui s’inscrit dans la logique bilingue de notre Constitution, mais nous alertons sur le fait qu’une telle réforme ne peut réussir sans une planification rigoureuse« , a-t-il déclaré.
Pour le responsable syndical, l’introduction systématique de la langue arabe dans les programmes scolaires nécessite des préalables indispensables. « L’intégration obligatoire de la langue arabe exige, dès la rentrée prochaine, des garanties concrètes sur le recrutement massif d’enseignants qualifiés, la disponibilité des manuels pédagogiques et un réaménagement concerté des emplois du temps« , a-t-il poursuivi.
Le SET de N’Djamena insiste ainsi sur l’importance d’un accompagnement adéquat pour éviter des dysfonctionnements dans le système éducatif. « Nous ne pourrons soutenir cette mesure que si elle s’accompagne des moyens logistiques et financiers nécessaires, afin d’éviter que cette ambition légitime ne se transforme en une surcharge désorganisée pour les enseignant·e·s et les élèves« , a conclu Abdelkadre Djibia.
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