Africa-Press – Tchad. Les ministres des Affaires étrangères des pays du groupe de « Développement de l’Afrique australe » (SADC) ont conclu leurs réunions à Skukuza, en Afrique du Sud, après trois jours de délibérations sur les répercussions des tensions géopolitiques mondiales sur les pays de la région.
La réunion, qui s’est tenue du 22 au 24 mai, a été convoquée sur décision du Conseil des ministres du groupe lors de sa réunion en Afrique du Sud en mars dernier, afin d’évaluer les effets des transformations internationales rapides sur les économies des pays d’Afrique australe ainsi que sur leur sécurité alimentaire et énergétique.
Dans la déclaration finale, les ministres ont souligné que l’escalade de la concurrence géopolitique, la guerre en Iran, la crise climatique, ainsi que les perturbations du commerce mondial et des secteurs de l’énergie, du tourisme et des systèmes financiers, sont des facteurs ayant conduit à l’augmentation des prix des denrées alimentaires et des combustibles, à une plus grande volatilité des taux de change, et à une élévation des risques menaçant la sécurité alimentaire et énergétique des pays du groupe.
Les ministres ont insisté sur la nécessité d’adopter un « mouvement collectif » qui renforce la capacité des pays de la région à faire face aux chocs extérieurs, en approfondissant l’intégration régionale, en coordonnant les politiques économiques et diplomatiques, et en renforçant les institutions régionales, permettant ainsi aux pays d’Afrique australe de s’exprimer d’une voix plus cohérente sur la scène internationale.
Les discussions ont porté sur cinq dossiers essentiels, parmi lesquels le financement de l’intégration régionale, l’investissement, la gestion de la dette publique, les opérations de fabrication, les chaînes commerciales, les infrastructures, le transport, les services logistiques, l’énergie, le pétrole, le gaz, les ressources minérales, ainsi que l’agriculture, les intrants agricoles, les chaînes d’approvisionnement, les marchés et la sécurité alimentaire.
Les ministres ont considéré que les résultats de la réunion de Skukuza devraient se transformer en une « feuille de route » pratique pour accélérer l’exécution et la coordination régionale, tout en renouvelant l’engagement envers la vision « SADC 2050 » visant à construire une région plus apte à réaliser le développement, à améliorer les niveaux de vie et à établir la paix et la sécurité en Afrique australe.





