Africa-Press – Tchad. Mahamat Idriss et le Président soudanais Abdel Fattah Al-Burhan
Le Président du Conseil Militaire de Transition Mahamat Idriss s’oppose à un départ précipité des mercenaires en Libye , comme voulu par l’ONU.
Lors de sa visite d’Etat à Khartoum, capitale soudanaise, le général Mahamat Idriss Deby, président du Conseil militaire de transition a rejeté l’idée d’un retour des mercenaires tchadiens combattant au sein des milices libyennes.
En Effet, l’ONU avait appelé à plusieurs reprises au retrait des combattants étrangers, estimés à au moins 20.000 , du territoire libyen pour faciliter les solutions de paix dans un pays en crise depuis la chute de Kadhadi en 2011. Toutefois, les pays voisins estiment que ce départ pourrait constituer une menace.
« Recrutés, formés, encadrés, armés et financés par des puissances étrangères, les mercenaires tchadiens et soudanais présents en Libye ne doivent pas être autorisés à quitter la Libye à cause de la grave source de menace qu’ils constituent pour la stabilité et la sécurité aussi bien du Tchad que du Soudan », a déclaré dimanche le président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Déby Itno, en visite officielle à Khartoum », selon un communiqué de la présidence tchadienne consulté lundi par l’AFP.
Le chef de la transition tchadienne a mis en cause “la grave source de menace qu’ils constituent pour la stabilité et la sécurité aussi bien du Tchad que du Soudan”.
Il a invité son homologue soudanais, le général Abdelfath Al-Burhan, et les deux gouvernements à examiner ensemble de façon urgente cette menace commune.
Le chef de la junte au Tchad Mahamat Idriss a par ailleurs plaidé pour la relance d’un « accord quadripartite entre la Libye, le Soudan, le Niger et le Tchad» en créant une force mixte aux frontières libyennes, pour prévenir notamment l’incursion de groupes rebelles comme celle d’avril qui a entrainé la mort d’Idriss Déby Itno.





