Africa-Press – Tchad. Au quatorzième jour du Ramadan, les tailleurs refusent de prendre les commandes des clients.
Raison avancée, éviter d’être surchargé.
Imam, un couturier installé au grand marché de N’Djamena se rappelle les mésaventures vécues chaque fête de Ramadan.
“Tout le monde sait qu’il va acheter des habits neufs alors pourquoi ne pas le faire à temps ? “, se demande-t-il.
“Chaque année on rencontre ce genre de problème.
Parfois on s’efforce à prendre mais au cas où on n’arrive pas à finir, les clients nous insultent et certains osent même insulter tes parents juste parce qu’on na pas pu finir leur boubou“, déplore t-il.
Pour décourager les clients qui apportent leurs tissus un peu tard, les tailleurs doublent les prix.
Abicho Matadji fait partie des clients dont le couturier a refusé de prendre la commande.
“j’ai envoyé cherché le tissu au Nigeria; voilà ce qui m’a un peu retardé.
Je viens de le récupérer et j’ai fait plus de 3 ateliers de couture mais on refuse de prendre mon tissu pour prétexte qu’il sont débordés.
Je continue à chercher car il me faut absolument le faire coudre”, explique t-il.
6 000 à 7 000 francs, c’est la somme qu’il faut débourser pour la couture.
Ce qui fait de bonnes affaires pour les couturiers.
Un couturier rencontré au grand marché n’a pas caché sa satisfaction quant au bénéficie qu’il réalise.
En attendant la fête, la pression monte de tout côté.
Dans certains ateliers, les couturiers travaillent d’arrache-pied pour satisfaire leurs clients.
Le problème auquel ils sont confrontés et qui ralentit le travail est l’électricité.
Car, la plupart des tailleurs travaillent avec des machines à coudre électriques.
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