Africa-Press – Tchad. A travers un point de presse fait ce 6 mai, le coordonnateur de la plateforme Wakit Tamma, Max Loalngar, annonce le report de la marche prévue le 10 mai.
Elle est décalée de quatre jours pour « réaffirmer les valeurs de la République ».
Pour Max Loalgnar, le report sine die du dialogue prévu le 10 mai confirme « définitivement » l’échec du Conseil militaire de transition (CMT) à conduire une transition consensuelle et apaisée.
« La débâcle est telle qu’il a fallu tirer du prétexte de la demande de l’État du Qatar pour décider de ce report.
Ce faisant, c’est notre aptitude en tant qu’État à lire les présages de notre existence pour décider souverainement de notre destinée commune qui est enjeu », dénonce-t-il.
D’après le coordonnateur de Wakit Tamma, ce report montre la « frilosité » des autorités à anticiper sur les évènements pour indiquer un cap rassurant au peuple.
« C’est le lieu de réaffirmer que la coordination des actions citoyennes, Wakit Tamma, a eu très tôt raison de dénoncer l’existence d’un agenda caché du CMT.
Sinon comment comprendre qu’en dépit des incessants appels à la prédéfinition réfléchie consensuelle de l’agenda du dialogue qui permettrait justement de conserver toutes les chances d’une exécution effective des attentes du peuple, il a fallu attendre l’appel d’un pays tiers pour se résoudre à un appel qui coulait de source, compte tenu des défaillances signalées dont l’absence du caractère inclusif et sincère, consensuel », ajoute-t-il.
Wakit Tamma dit avoir eu écho des informations selon lesquelles des militaires français seraient installés dans 5 villes du pays.
« Il n’est nullement surprenant que des informations faisant état de l’installation des militaires français dans cinq villes du Tchad à savoir Ati, Wour, Adré, Am-Timan et Tissi n’est suscitée de réactions ni du gouvernement, ni du CMT.
Peut-on raisonnablement, dans le contexte d’un régime de transition, autoriser l’implantation des forces militaires étrangères sur le territoire national sans en référer au peuple, et en l’absence de toute Assemblée nationale à même de ratifier les traités ? », s’interroge Max Loalngar.
Il en appelle au respect de la dignité et de la souveraineté du peuple tchadien.
La marche de la plateforme prévue le 10 mai est reporté de 4 jours « à l’effet de réaffirmer les valeurs de la République » et d’exiger la mise en place d’un « régime civile plus respectueux des droits humains et plus à même de défendre les intérêts supérieurs de la Nation ».
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