Africa-Press – Tchad. Intervenue le 16 mai dernier par décret du président du Conseil militaire de transition (CMT), la nomination de Routouang Mohamed Ndonga Christian au poste de président du conseil d’administration de la Coton Tchad Société nouvelle semble rencontrer des obstacles. La preuve, après près de quatre semaines, l’ex-ministre des Sports n’a pas toujours accédé à ses nouvelles fonctions. Pour des raisons qui divergent.
Selon une source proche du dossier, les avantages liés à ce poste seraient si mirobolants qu’un lobby tapi dans l’ombre travaillerait à l’empêcher de prendre fonctions. Comprendre : ce lobby aurait préféré quelqu’un qui lui est favorable à ce poste.
Une autre source laisse plutôt entendre que la nomination de Routouang Mohamed Ndonga Christian ne serait pas conforme au texte de la société cotonnière, notamment le protocole d’accord relatif à sa cession signé le 28 avril 2018 par le Tchad et le groupe Olam. « Le point 5. 1.1 dudit protocole d’accord dit que le mode d’administration de la société est celui d’une société anonyme régie par l’Acte uniforme OHADA sur les sociétés commerciales avec président du conseil d’administration et directeur général, secondé par un directeur général adjoint nommés et désignés comme suit : – le président du conseil d’administration est nommé par l’assemblé générale des actionnaires sur proposition de l’Etat parmi les membres du conseil et ; – le directeur général est nommé par le conseil d’administration sur proposition d’Olam ; – le directeur général adjoint est nommé par le conseil d’administration sur proposition de l’État », fait observer notre source, qui conclut que « la nomination de Routouang Mohamed Ndonga Christian par décret du PCMT ne respecte pas la procédure que je viens de décrire. Il reste à savoir quelle alchimie les autorités vont utiliser pour réparer les choses. »
Qui des deux sources dit vrai ? Les prochains jours nous le diront.
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