la banque de sang face à la carence des donneurs

26
la banque de sang face à la carence des donneurs
la banque de sang face à la carence des donneurs

Africa-Press – Tchad. Donner son sang, c’est sauver des vies », dit-on. Le don du sang, cet acte salvateur, hautement humaniste est presqu’en cours de disparition dans les habitudes des Tchadiens, constate le directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Mbanga Djimadoum.

Rien de concret ne peut justifier cette situation aux conséquences lamentables. Pour le directeur du CNTS, « les Tchadiens sont justes réfractaires au don du sang ».

Il lie donc la pénurie du sang à laquelle fait face son centre, à l’incivisme généralisé de la population. « Les Tchadiens veulent recevoir mais ils ne veulent pas donner », regrette-t-il.

Parmi les victimes de cette pénurie du sang, il y a les drépanocytaires. Ces personnes ont constamment besoin de la transfusion sanguine pour prolonger leur vie.

Malheureusement, « quand elles viennent au centre national de transfusion sanguine, on ne trouve pas du sang pour leur donner », confie le directeur du centre.

Durant l’année en cours, cette situation a causé la mort de huit personnes victimes de la drépanocytose, au sein de l’Association « Elan de l’espoir », d’après Saboura Dounia Kagne, présidente de ladite association.

Il y a en a qui ont besoin du sang tous les dix jours, d’autres, chaque mois, d’autres encore tous les six mois ou plus. Mais quand le CNTS n’est pas à mesure de s’en procurer « on ne compte que sur les familles pour sauver des vies », confie Saboura Dounia qui a elle aussi un cadet drépanocytaire.

Cette réalité, Dr Mbanga Djimadoum, la confirme mais se demande quelle stratégie il faut mettre en place pour multiplier le nombre des donneurs du sang.

Selon l’OMS, si 2% de la population donne du sang au centre de transfusion sanguine, c’est suffisant pour couvrir le besoin de la population. Cependant, au Tchad, il est difficile d’atteindre ce taux, d’après le calcul de Dr Mbanga Djimadoum.

En 2021, le Centre a réussi à avoir 103 000 poches de sang, ce qui fait un gap d’au moins `60 000 poches. « On a un besoin pressant en sang », conclut le directeur du CNTS.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Tchad, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here