Africa-Press – Tchad. Au début de l’année 2024, je ne peux m’empêcher de penser, un peu naïvement, au Tchad. Il est
vraiment temps d’avoir une réflexion sincère sur notre pays, notamment ses tendances politiques, son économie, sa configuration culturelle si particulière, sa diplomatie, bref son TOUT.
Il est indéniable que nous traversons une période difficile, faite de troubles politiques, de tensions
ethniques, de difficultés économiques et de défis sécuritaires. Nous devons donc regarder le reflet de
notre pays dans le miroir, aussi laid soit-il, et assumer que c’est bien ça, le pays que nous aimons tant.
Il nous faut alors assumer la part de responsabilité qui nous revient dans cette situation malencontreuse
et y remédier. Nous devons donc, pour un instant, arrêter de nous voiler la face avec des raccourcis
ridicules. Nous ne pouvons pas constamment accuser les autres (l’Union africaine, l’Union européenne
ou la France) d’être à l’origine de tous nos maux. Certes, la communauté internationale n’est pas
exempte de critiques, mais nous devons reconnaître nos propres échecs, nos propres erreurs, si nous
voulons pouvoir les surmonter.
Regardons aussi les réussites, même modestes, que nous avons accomplies ces dernières années. Des
progrès ont été faits dans certains domaines. Certes, le chemin est encore long, mais célébrons nos
victoires à leur juste valeur. Elles sont le fruit des efforts de notre peuple. Surtout, parlons-nous entre nous. Concertons-nous. La diversité ethnique et culturelle de notre pays est une richesse à condition que le dialogue l’emporte sur les affrontements. Pensons au Tchad avant tout, et non à nos intérêts particuliers ou communautaires.
Si nous voulons un meilleur avenir, cela ne pourra passer que par davantage de cohésion nationale et
des réformes courageuses menées dans l’intérêt de tous. C’est ensemble que nous relèverons les défis
auxquels notre pays fait face. Le destin du Tchad est entre nos mains.
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