Africa-Press – Tchad. En 2025, l’actualité économique est dominée par le lancement du Plan national de Développement (PND) « Tchadconnexion2030 » et l’adoption de la loi de finances 2026.
30 milliards de dollars. C’est l’objectif que le pays s’est fixé en lançant le PND à Abu Dhabi, en novembre dernier. Finalement, 20,5 milliards de promesses de financements ont été obtenues. Pour le gouvernement, c’est un succès car le Plan n’est qu’à son début. Mais, pour une partie de l’opinion, notamment l’opposition, c’est un échec.
Le Plan comprend 268 projets. Le pays ambitionne notamment de donner l’eau potable à 11 millions de personnes supplémentaires ; d’augmenter de +8 ans minimum l’espérance de vie ; de doubler la production agricole ; d’attendre 90% de taux d’accès à l’électricité en zone urbaine et 60% en zone rurale ; de réduire de 50% la mortalité maternelle et néo-natale ; de passer de 43% à 80 % de taux de scolarisation primaire. Le Tchad vise une croissance annuelle moyenne du PIB de 8%.
Pour la mise en œuvre de ce Plan, du moins du montant qui lui incombe, le pays a adopté un budget 2026 en hausse: 2 255 milliards de francs CFA de recettes et 2 529 milliards de dépenses soit un gap de l’ordre de 274 milliards de francs CFA. A titre comparatif, celui de 2025 est de 2480,8 milliards et n’est pas déficitaire.
Ce budget s’inscrit dans un contexte de ‘’transformation de l’économie et du renforcement de son attractivité’’, à travers notamment des investissements importants dans la construction des routes et des ouvrages de franchissement, soutient le gouvernement.
Selon plusieurs entités internationales, la santé économique du Tchad n’est pas alarmante. De quoi en partie rassurer les investisseurs et potentiels investisseurs. A la suite d’une mission menée en novembre dernier, l’équipe du FMI, estime que l’activité économique du Tchad demeure « robuste », portée notamment par une performance supérieure aux prévisions dans le secteur non pétrolier. Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 5,0 % en 2024, tandis que la croissance attendue pour 2025 est estimée à environ 5,6 %.
Ce qui a permis au pays d’obtenir un soutien du Fonds pour sa première revue économique à travers la Facilité élargie de crédit (FEC). Le déblocage du financement de 655 millions de dollars reste toutefois conditionné par l’approbation de la direction du FMI ainsi qu’à l’obtention d’assurances sur les politiques régionales et la confirmation des financements.
Déjà, en octobre dernier, l’agence internationale de notation Fitch Ratings a confirmé la note de crédit souveraine du Tchad à « B- » avec une perspective stable, saluant ainsi la ‘’solidité des fondamentaux macroéconomiques du pays et la poursuite des réformes budgétaires’’, selon un communiqué du ministère des Finances.
Bien avant, en mars 2025, c’est l’agence Standard & Poor’s (S&P) qui confirmait la note « B-/B» attribuée au Tchad en octobre 2024 lors du processus de sa notation inaugurale. L’agence S&P appuie sa décision sur la base de « solides perspectives économiques et le retour à l’ordre constitutionnel », d’après le ministère tchadien des Finances.
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