Éducation au Vers une paralysie totale ? Les enseignants lancent un ultime avertissement

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Éducation au Vers une paralysie totale ? Les enseignants lancent un ultime avertissement
Éducation au Vers une paralysie totale ? Les enseignants lancent un ultime avertissement

L’année scolaire 2025-2026 pourrait basculer dans une crise majeure d’ici une semaine. La Plateforme des Syndicats du Secteur de l’Éducation du Tchad (PSSET) et le Collectif des Syndicats du Secteur de l’Éducation du Tchad (COSET) ont exprimé leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de « manœuvres dilatoires » du ministère de l’Éducation nationale.

Le statut particulier : le cœur du conflit

Le point de rupture cristallise autour du décret n°2850, qui a abrogé le statut particulier des enseignants (décret n°477). Pour les syndicats, assimiler les enseignants à des fonctionnaires ordinaires est une « erreur structurelle grave ». Ils rappellent que l’enseignement est un métier aux contraintes spécifiques exigeant une protection juridique et sociale propre, comme c’est la norme dans la majorité des pays d’Afrique francophone.

Un dialogue de sourds

Les organisations syndicales fustigent l’attitude du gouvernement qui, selon elles, privilégie l’intimidation aux dépens d’un dialogue sincère. Elles pointent du doigt :

La précarité sociale : Une dégradation continue des conditions de vie des enseignants.

Le flou administratif : L’absence de clarification sur le calendrier du Conseil Tripartite (CTPPSSE).

La baisse de qualité : Une démotivation générale qui impacte directement le niveau des élèves.

Le compte à rebours est lancé

Le préavis de grève, déposé il y a plusieurs jours, arrive à échéance le 31 janvier 2026. Si aucune réponse concrète n’est apportée concernant le rétablissement du statut particulier et l’amélioration des conditions salariales, les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national pourraient fermer leurs portes dès le 1er février.

« La dignité des enseignants et l’avenir de l’école tchadienne ne sauraient être sacrifiés », préviennent la PSSET et le COSET.

Les deux plateformes déclinent par avance toute responsabilité quant aux conséquences pédagogiques et institutionnelles d’une telle paralysie, rejetant la faute sur « la politique de l’autruche » du ministère de tutelle.

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