Africa-Press – Tchad. Une mission conjointe du Projet d’amélioration des résultats d’apprentissage de l’éducation de base (PARAEB), financé par la Banque mondiale, a été reçue par le Secrétaire général de la province du Lac, Ndjilema Mitterand. Cette mission vise à mener un screening environnemental et social des sites retenus pour la construction d’infrastructures scolaires, avant le lancement effectif des travaux.
Présentée par le chef de mission, Mbaitoudji Alain Ngarmardé, cette évaluation met l’accent sur la consultation des communautés locales. Selon lui, l’implication des riverains, des parents et des élèves est essentielle pour identifier et prévenir les risques liés aux chantiers, notamment les nuisances et les questions de sécurité.
Le projet impose des exigences environnementales et sociales strictes. Toute coupe d’arbres devra être compensée par la plantation et l’entretien d’au moins 26 arbres par école, avec la participation des entreprises et des communautés locales. Par ailleurs, une politique de tolérance zéro est appliquée en matière d’exploitation, d’abus et de harcèlement sexuels sur les chantiers, avec des codes de conduite intégrés aux contrats.
Le PARAEB couvre 14 localités de la province, dont Maggui, Amma et Madikimerom. Il prévoit la construction de nouvelles salles de classe pour réduire la surcharge des effectifs, la réalisation de forages d’eau potable et de blocs de latrines, ainsi que la réouverture de quatre écoles précédemment fermées. Au total, 18 établissements scolaires bénéficieront du projet.
Le Secrétaire général de la province a réaffirmé l’entier soutien des autorités locales. Il a insisté sur l’importance de la coordination avec les collectivités, de la participation active des communautés et d’un suivi rigoureux après les travaux afin d’assurer la durabilité et la bonne gestion des infrastructures.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Tchad, suivez Africa-Press





