Batha Découverte de Diguia Village Ancien Isolé

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Batha Découverte de Diguia Village Ancien Isolé
Batha Découverte de Diguia Village Ancien Isolé

Africa-Press – Tchad. Situé dans la province du Batha, à 145 km de la ville d’Oum-Hadjer, Diguia est ce village où tout a commencé. C’est à partir d’ici que les premiers habitants de l’actuelle ville d’Oum-Hadjer ont migré, fuyant la soif et la rareté de l’eau. Tchadinfos s’est rendu dans ce petit village chargé d’histoire, aujourd’hui confronté à de multiples difficultés.

À perte de vue, des champs de mil et d’autres cultures annoncent l’arrivée dans ce village situé à la croisée des provinces du Batha et du Guéra. Selon ses habitants, le village existe depuis plus de sept siècles. Pourtant, jusqu’à nos jours, aucun axe routier clair ne permet d’y accéder facilement. En saison des pluies, le village devient totalement enclavé. Les habitants vivent principalement de l’agriculture. « Vous voyez tous ces champs, nous les travaillons à la main. C’est épuisant, mais nous n’avons pas le choix », souligne Habib, l’un des leaders communautaires.

Avec plus de 2 000 habitants, l’accès à l’eau potable demeure un problème majeur. D’ailleurs, c’est à cause de cette quête d’eau que certains habitants de Diguia ont migré autrefois vers l’actuelle ville d’Oum-Hadjer.

Après avoir suivi des études de droit au Soudan, Oustaz Hassan est revenu s’installer dans son village natal pour y faire fonctionner une école primaire de fortune. Créée en 2009, cette école peine encore à disposer de véritables salles de classe.

« Nos enfants étudient dans des conditions très difficiles. En plus de moi, il n’y a qu’un seul autre enseignant. Nous assurons l’enseignement du CP1 au CM2 », déplore-t-il.

Non loin de l’école primaire se dresse un centre de santé, construit avec l’appui d’une ONG et la participation de la communauté. « Ce centre est un peu notre fierté », se réjouit Oustaz Hassan. Cette petite structure sanitaire, gérée par deux infirmiers, couvre l’ensemble des villages environnants. Mais, ces derniers, qui enregistrent parfois deux à trois accouchements par jour, déplorent le manque de médicaments et de matériel de travail.

Aujourd’hui, les habitants de Diguia sollicitent un appui multiforme pour redonner à leur village sa grandeur historique, au même titre que la ville d’Oum-Hadjer, dont ils font partie des premiers fondateurs.

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