Africa-Press – Tchad. Dans le cadre de sa tournée politique de reconnaissance à l’endroit de ses militants et sympathisants, à la suite de son élection au Sénat, le sénateur du Logone Occidental et militant du parti RNDT-Le Réveil, Mbaigolmem Sébastien, s’est rendu à Bénoye, chef-lieu du département de Ngourkousso.
À cette occasion, il a rencontré une foule nombreuse venue écouter le message de ce natif de la localité, très attendu par la population.
Dans son intervention, le sénateur a insisté sur la nécessité de préserver l’unité et la cohésion sociale. Selon lui, la politique ne doit en aucun cas diviser les filles et fils de Ngourkousso. « Nous devons faire la politique du développement. Regardez l’état de nos routes et des bâtiments scolaires qui abritent la formation de nos enfants. Au lieu de nous diviser, unissons nos forces pour le développement de notre département », a-t-il déclaré.
Abordant la question de la justice, Mbaigolmem Sébastien a interpellé les autorités locales sur la qualité de la justice rendue à Bénoye. Se référant au programme présidentiel des 12 chantiers et 100 actions, il s’est interrogé: « Le Président de la République a promis la justice, mais aujourd’hui, y a-t-il une justice de qualité à Bénoye? ».
Il a dénoncé des arrestations arbitraires opérées par certains commandants de brigade et commissaires, en violation des délais légaux de garde à vue. Selon lui, le juge de paix du département doit pleinement jouer son rôle afin de garantir la paix sociale et le respect des droits des citoyens. La question des amendes a également occupé une place importante dans les échanges.
Le sénateur a fustigé la pratique des amendes exorbitantes, allant de 50 000 à 100 000 FCFA, infligées par certains officiers de police judiciaire (OPJ). « C’est de l’extorsion de biens », a-t-il martelé, rappelant que les OPJ ne sont habilités qu’à infliger des amendes forfaitaires ne dépassant pas 3 000 FCFA. Il a appelé la population à saisir la justice en cas d’abus et exhorté le juge de paix à prendre ses responsabilités. Il a également précisé que les affaires civiles, notamment celles liées à la dot, relèvent exclusivement de la compétence du juge de paix et ne doivent en aucun cas être traitées par les OPJ.
Sur le plan éducatif, Mbaigolmem Sébastien a dénoncé les pratiques de certains inspecteurs qui, selon lui, « fatiguent inutilement les élèves et les parents ». Il leur a rappelé qu’en tant que fonctionnaires de l’État, ils ne doivent pas exiger des moyens de déplacement avant d’assurer les formations pédagogiques dans les établissements scolaires. Il a par ailleurs interpellé le gouvernement sur la mise en œuvre effective de la politique éducative du Chef de l’État, soulignant que de nombreux enfants étudient encore sous des hangars, assis à même le sol.
Enfin, évoquant le conflit récurrent entre agriculteurs et éleveurs, Mbaigolmem Sébastien a pointé l’incapacité du gouvernement à apporter une solution durable, estimant que certaines nominations administratives compliquent davantage la résolution de ce problème.
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