Africa-Press – Tchad. Lors d’un point de presse fait ce 28 mars, le ministère de l’Eau et de l’Energie, par la voix de son secrétaire général, Nour Saleh Haggar, réitère les taux d’accès à l’eau (63,5%) et à l’assaisonnement de base (23%) donnés lors de la célébration de la Journée mondiale de l’eau.
Ces données rendues publiques par le ministère ont suscité beaucoup de réactions et d’interprétations. Par cette sortie médiatique, le ministère tient à réitérer la fiabilité de ces chiffres.
‘’Je tiens à affirmer avec clarté que le taux national d’accès à l’eau potable au Tchad est actuellement de 63,5 %, tandis que celui de l’accès à l’assainissement de base est de 23%. Il faut le rappeler que ce taux date de 2023 et en attendant une mise à jour qui sans nul doute, fera apparaître une progression, eu égard aux efforts considérables qui sont déployés et les réalisations significatives obtenues ces 2 dernières années’’, assure Nour Saleh Haggar, secrétaire général du ministère.
Ces chiffres ne sont ‘’ni approximatifs, ni déclaratifs. Ils sont le résultat d’un travail méthodique de collecte, de traitement et de validation des données provenant de la direction générale du Centre des documentations et d’informations géographiques (CDIG), une structure de référence nationale, qui centralise I’ensemble des données produites par les acteurs du secteur, y compris les partenaires techniques et financiers’’, soutient-il.
Cependant, ces données, bien qu’établies province par province, ‘’dissimulent’’ des disparités importantes, aussi bien dans la répartition des types d’infrastructures que dans les niveaux d’accès selon les provinces.’’ Cette situation est caractérisée d’une part par des inégalités géographiques dues aux conditions hydrogéologiques défavorables, d’autre part à la faiblesse des investissements et de la planification, et parfois par le cumul de ces deux facteurs structurels’’, justifie-t-il. D’autres défis demeurent, notamment en matière de maintenance des infrastructures, d’extension des réseaux et d’accès en milieu rural.
Le ministère invite l’opinion à distinguer le taux d’accès à l’eau potable et le taux de couverture. ‘’Le taux d’accès mesure la proportion réelle de la population qui utilise des infrastructures fonctionnelles et qui bénéficie effectivement de l’eau potable qui peut être produite par des pompes à motricité humaine, des châteaux d’eau, des stations pastorales solaires, qu’ils soient privés ou publics. En revanche, le taux de couverture se réfère à la présence théorique des infrastructures dans une zone donnée, sans nécessairement garantir leur fonctionnalité ou leur utilisation effective’’, clarifie-t-il.
Des progrès
Entre 2000 et 2015, informe le secrétaire général du ministère, le taux d’accès à l’eau potable est passé de 21 à 53%, tandis que celui de l’assainissement a évolué de 3 à 16%.
Sur la période 2015-2022, les enquêtes sectorielles menées lors de l’élaboration des Plans d’investissement régionaux ont permis d’estimer un taux d’accès à l’eau potable à 61,78%. »A la suite des investissements réalisés par l’Etat et ses partenaires entre 2020 et 2023, ce taux est estimé à 63,5 », détaille Nour Saleh Haggar.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Tchad, suivez Africa-Press





