Le Parlement Africain Condamne les Violences Xénophobes

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Le Parlement Africain Condamne les Violences Xénophobes
Le Parlement Africain Condamne les Violences Xénophobes

Africa-Press – Togo. Le parlement africain a appelé à des mesures urgentes pour faire face à la montée des actes de violence contre les étrangers en Afrique du Sud, lors d’une réunion tenue à Johannesburg, exprimant son inquiétude et sa colère face aux attaques ciblant les migrants, qui ont entraîné des morts et le déplacement de dizaines de milliers de personnes, selon les données des autorités à Pretoria.

Les membres du parlement, qui est un organe de l’Union africaine, ont discuté cette semaine des conséquences de la vague de violence visant les migrants africains, avec des avertissements sur ses répercussions sur l’unité du continent et les relations entre ses pays.

Au cours des discussions, le représentant zimbabwéen au parlement africain, Habimor Chidziva, a exhorté l’institution législative à adopter une position ferme face à la montée de la xénophobie en Afrique du Sud, affirmant que la menace pesant sur le continent ne se limite pas aux conflits armés, mais inclut également le discours de haine, l’intolérance et la division.

Chidziva a déclaré: « La sécurité de notre continent n’est pas seulement menacée par les balles et les bombes, mais aussi par la haine, l’intolérance et la division. Ne négligeons pas le retour inquiétant des attaques xénophobes dans certaines régions d’Afrique du Sud, » appelant le parlement à adopter une position courageuse en prenant des mesures concrètes plutôt que de se contenter de déclarations.

De son côté, le président du groupe de l’Afrique de l’Ouest au parlement, le député ivoirien Yao Yao Lazar, a proposé un projet visant à lutter contre la xénophobie, soulignant que les campagnes d’incitation à la haine contre les migrants ont conduit à des niveaux sans précédent d’insécurité pour les citoyens africains vivant en Afrique du Sud.

La proposition appelle à imposer des sanctions sévères aux auteurs d’actes de violence xénophobe, ainsi qu’à mener une enquête indépendante dirigée par l’Union africaine en Afrique du Sud pour faire la lumière sur les événements.

Lazar a affirmé que « ces événements ne constituent pas seulement une agression contre des individus, mais représentent également une agression contre les fondements de l’unité africaine et la solidarité entre les peuples du continent. » La proposition a reçu le soutien de plusieurs membres du parlement, y compris un représentant du Kenya qui a annoncé son soutien, dans un geste reflétant la montée de la colère au sein des milieux africains face à la persistance de la violence contre les migrants.

L’Afrique du Sud, qui est depuis des années une destination principale pour les travailleurs venant de tout le continent, connaît une vague de manifestations et de violences ciblant les migrants, dans un contexte d’accusations selon lesquelles ils s’approprieraient des opportunités d’emploi et des ressources dans le pays.

Selon les données circulant, plus de 160 000 étrangers ont quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois, un développement qui a exacerbé les tensions dans les relations de Pretoria avec plusieurs gouvernements africains, au milieu d’appels à prendre des mesures décisives pour mettre fin aux agressions et protéger les migrants.

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