{"id":27686,"date":"2023-12-14T23:31:04","date_gmt":"2023-12-14T23:31:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/togo\/politique\/mobilite-intra-africaine-avec-ou-sans-visas-lever-lintangibilite-des-frontieres-coloniales-en-afrique"},"modified":"2023-12-15T00:01:08","modified_gmt":"2023-12-15T00:01:08","slug":"mobilite-intra-africaine-avec-ou-sans-visas-lever-lintangibilite-des-frontieres-coloniales-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/togo\/dossiers\/mobilite-intra-africaine-avec-ou-sans-visas-lever-lintangibilite-des-frontieres-coloniales-en-afrique","title":{"rendered":"Mobilit\u00e9 intra-africaine avec ou sans visas : Lever l\u2019intangibilit\u00e9 des fronti\u00e8res coloniales en Afrique !"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Togo. <\/strong><\/span>Personne ne conteste le fait que la mobilite\u0301 des humains d\u2019un territoire a\u0300 l\u2019autre a contribue\u0301, contribue, et contribuera toujours au de\u0301veloppement e\u0301conomique, social et humain. La mobilite\u0301 des personnes, des biens, des services et du capital dans l\u2019histoire de l\u2019Afrique est une constante, me\u0302me si cela n\u2019a pas toujours e\u0301te\u0301 suffisamment documente\u0301.<\/p>\n<p>Or, la mobilite\u0301 ne doit pas rimer uniquement avec \u00ab la migration \u00bb, mais avec le changement, la transformation, et la mutation d\u2019un Peuple vers une vivre ensemble re\u0301silient, ce gra\u0302ce a\u0300 l\u2019apport de la diversite\u0301, et au-dela\u0300, l\u2019augmentation de la richesse cre\u0301e\u0301e et partage\u0301e. La mobilite\u0301 lorsqu\u2019elle devient e\u0301quivalent a\u0300 la migration circulaire notamment en Afrique est source de cre\u0301ation de richesses et de solidarite\u0301s. La question n\u2019est donc pas la\u0300 ! La question est l\u2019incapacite\u0301 collective et individuelle de dirigeants d\u2019organiser strate\u0301giquement la mobilite\u0301 et les migrations en Afrique pour en tirer le fameux dividende de la mobilite\u0301.<\/p>\n<p>Dans le cas africain, les ex-colonisateurs ont tout fait pendant pre\u0300s de 400-500 ans pour fragmenter l\u2019Afrique dans tous les segments de ce qui fonde le vivre ensemble et la solidarite\u0301. Par ailleurs, les Etats-Nations issus de la de\u0301colonisation, conside\u0301re\u0301s comme des \u00ab victoires \u00bb en termes d\u2019inde\u0301pendances juridiques et politiques par les dirigeants africains, se re\u0301ve\u0300lent de plus en plus comme un pie\u0300ge pour avancer vers l\u2019unite\u0301 des peuples africains, qu\u2019ils soient en Afrique, dans la Diaspora africaine ou se de\u0301finissent comme des Afrodescendants.<\/p>\n<p>Alors \u00ab on fait comment[1] \u00bb pour ne pas paraphraser la fameuse phrase \u00ab que faire \u00bb de Vladimir Ilitch Le\u0301nine[2] ?<\/p>\n<p>2. CIRCULER LIBREMENT EN AFRIQUE POUR LES AFRICAINS, UNE GAGEURE ?<\/p>\n<p>Source: https:\/\/francais.rt.com\/magazines\/africonnect\/108239-bientot-fin-visas-partout-afrique<\/p>\n<p>Au-dela\u0300 de ce panafricanisme des Peuples, c\u2019est l\u2019unite\u0301 territoriale qui pose proble\u0300me. L\u2019Union africaine, une entite\u0301 regroupant les chefs d\u2019Etat et non les peuples, fonctionnant sur un mode non de\u0301mocratique, n\u2019arrive pas a\u0300 offrir un espace commun parce qu\u2019elle refuse, je re\u0301pe\u0300te, refuse de \u00ab lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res coloniales africaines \u00bb. Or, sans une solution politique a\u0300 la leve\u0301e des ces frontie\u0300res coloniales non sollicite\u0301es par le Peuple africain, ces me\u0302mes chefs d\u2019Etat espe\u0300rent d\u2019ici 2063, parvenir a\u0300 une inte\u0301gration re\u0301gionale et continentale.<\/p>\n<p>Concre\u0300tement, il est question d\u2019avancer vers une suppression comple\u0300te du visa, sous la forme d\u2019un passeport commun aux Africains et a\u0300 toutes les Diasporas africaines et ce dans une zone de libre-e\u0301change continentale africaine (ZLECAf , ZLECA ou ZLEC selon).<\/p>\n<p>Or, ni les infrastructures et les infostructures continentales d\u2019interconnexion de l\u2019Afrique que ce soit aux niveaux ae\u0301rien, ferroviaire, fluvial, maritime, digital, ne sont encore en place. Mieux, il n\u2019y a pas de monnaie commune africaine, encore moins une Banque centrale africaine ou un Fond mone\u0301taire africain, une Banque d\u2019investissement et une bourse des valeurs mobilie\u0300res continentales et des cryptoactifs. Alors les dirigeants africains sont persuade\u0301s qu\u2019en supprimant les visas ou en mettant en place les visas e\u0301lectroniques, il y a un progre\u0300s. Cet \u00ab optimisme \u00bb est corrobore\u0301 par seulement cinq (5) ou six (6) pays africains sur 55 qui acceptent de supprimer les visas pour les Africains a\u0300 la fin de 2023. Mais pourquoi cette lenteur ?<\/p>\n<p>Bref, la mobilite\u0301 intra-africaine pour les Africains, mais aussi pour les non-Africains, n\u2019est pas vraiment au rendez-vous en 2023-2024. Faut-il l\u2019espe\u0301rer en 2063 comme le sugge\u0300re l\u2019Union africaine ? Certainement pas si les progre\u0300s se font a\u0300 la vitesse lilliputienne comme maintenant et surtout si le manque de volonte\u0301 et la corruption font office d\u2019un sport africain prolife\u0301rant dans l\u2019impunite\u0301 collective.<\/p>\n<p>La re\u0301alite\u0301 est qu\u2019il est plus facile et moins cher pour une personne en Occident de circuler en Afrique qu\u2019un Africain de circuler sur son propre continent[3]. Entre les objectifs d\u2019une Afrique sans frontie\u0300res, sans visa et une libre circulation des personnes, des biens, des services et du capital pro\u0302ne\u0301e par l\u2019Union africaine d\u2019ici 2063, la re\u0301alite\u0301 de la mobilite\u0301 intra-africaine demeure une gageure, surtout par la route, ce a\u0300 cause des points de barrages informels ou des douaniers inde\u0301licats, sous couvert d\u2019une impunite\u0301 et des salaires peu attractifs.<\/p>\n<p>Rappelons tout de me\u0302me que la libre circulation des Africains, c\u2019est aussi la libre circulation des \u00ab approvisionnements \u00bb, autrement des importations et des exportations. Or, en limitant la mobilite\u0301 des Africains, ce sont les e\u0301changes de biens, des services, de la technologie et de la connaissance qui sont freine\u0301s. Une prise de conscience collective s\u2019impose.<\/p>\n<p>3. VIVRE ENSEMBLE EN AFRIQUE: AVEC OU SANS FRONTIE\u0300RES ?<\/p>\n<p>Vouloir mettre fin a\u0300 des visas pour tous africains qui souhaitent circuler en Afrique et s\u2019en servir pour promouvoir la zone de libre-e\u0301change continental apparai\u0302t certes comme une \u00ab avance\u0301e \u00bb. Sauf qu\u2019en re\u0301alite\u0301, il s\u2019agit d\u2019une fuite en avant des chefs d\u2019Etat africains pris collectivement. En effet, il faut re\u0301gler la notion de frontie\u0300res et donc de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res coloniales, inscrite dans le marbre africain comme gage de \u00ab stabilite\u0301 \u00bb.<\/p>\n<p>Or, la fragmentation des E\u0301tats en Afrique repose sur une culture nationaliste, he\u0301rite\u0301e de l\u2019Etat-nation, une entite\u0301 he\u0301rite\u0301e des vestiges des frontie\u0300res coloniales. Cette approche nationaliste s\u2019oppose a\u0300 celle du \u00ab panafricanisme \u00bb qui rappelle la re\u0301alite\u0301 historique d\u2019une Afrique sans frontie\u0300res coloniales.<\/p>\n<p>Or, la notion de \u00ab frontie\u0300re \u00bb selon la culture africaine repose sur la notion de \u00ab solidarite\u0301 \u00bb he\u0301rite\u0301e de la Maa\u0302t de l\u2019Egypte ancestrale des pharaons noirs. Il est question d\u2019accepter sur la base d\u2019une engagement individuel et collectif, souvent fonde\u0301 sur des pre\u0301ceptes spirituels ou divins, les modalite\u0301s du \u00ab vivre ensemble \u00bb. Celles-ci s\u2019accompagnent des re\u0300gles et comportements qui doivent re\u0301gir celles et ceux qui les acceptent afin de trouver pacifiquement et selon des modalite\u0301s convenues a\u0300 l\u2019avance, un consensus sur le mode de prise de de\u0301cision et re\u0300glement des conflits.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit donc bien d\u2019une de\u0301cision des \u00ab humains \u00bb, me\u0302me si la ge\u0301ographie peut parfois faciliter les de\u0301limitations. En re\u0301alite\u0301, il n\u2019y a pas de \u00ab frontie\u0300res naturelles \u00bb telles que les fleuves ou les montagnes ou me\u0302me les mers, puisqu\u2019il est possible de cre\u0301er des ponts, des tunnels, d\u2019escalader ou de naviguer et retrouver une forme d\u2019acceptation du \u00ab vivre ensemble \u00bb. Une langue peut servir a\u0300 imaginer une frontie\u0300re&#8230; mais la langue ne peut e\u0302tre une frontie\u0300re.<\/p>\n<p>Donc, il s\u2019agit bien de \u00ab conventions \u00bb et \u00ab d\u2019arrangements \u00bb des humains pour fixer ou pas une frontie\u0300re. Si certaines frontie\u0300res sont reconnues et d\u2019autres pas comme les nombreux conflits territoriaux en te\u0301moignent, il faut bien comprendre qu\u2019il s\u2019agit en de\u0301finitive d\u2019un rapport de force entre celui qui va imposer sa \u00ab convention \u00bb de l\u2019espace et celui qui ne pourra pas le faire. La frontie\u0300re reconnue rele\u0300ve donc bien d\u2019un rapport de force a\u0300 un moment ou un autre dans le temps et suppose une reconnaissance par un grand nombre d\u2019autres Etats-nations.<\/p>\n<p>Sans territoire, sans reconnaissance exte\u0301rieure, il est difficile pour les espaces autoproclame\u0301s d\u2019acce\u0301der a\u0300 la notion d\u2019Etat-nation, encore moins de clarifier leurs frontie\u0300res. Le \u00ab vivre ensemble \u00bb ne suffit donc pas. La caracte\u0300re mouvant et agile d\u2019une frontie\u0300re conduit a\u0300 parler de \u00ab zone frontie\u0300re \u00bb ou d\u2019espace tampon pour signifier justement qu\u2019il n\u2019y a pas de limites formelles entre un espace et un autre, entre un groupe culturel, linguistique, ethnique, politique, etc. et un autre. C\u2019est donc bien la \u00ab convention \u00bb et les forces que les populations acceptent de donner a\u0300 cette convention qui finissent par parcelliser le principe du \u00ab vivre ensemble \u00bb malgre\u0301 les appartenances a\u0300 des espaces sociologiques, physiques, culturels, cultuels et e\u0301conomiques divers.<\/p>\n<p>Paradoxalement, et contrairement a\u0300 la croyance populaire, c\u2019est bien la \u00ab frontie\u0300re \u00bb qui limite la propension a\u0300 s\u2019organiser pour vivre ensemble et non le contraire. Sans les frontie\u0300res, les humains sont conduits a\u0300 accepter une forme d\u2019appartenance multipolaire, ouvrant la voie a\u0300 la neutralisation de la hie\u0301rarchisation des espaces et des cultures, et donc de la neutralisation du racisme. Les frontie\u0300res sont des formes avance\u0301es de structuration de l\u2019espace a\u0300 des fins d\u2019appropriation exclusive. Cette forme de rejet de l\u2019inclusivite\u0301 de l\u2019autre se perpe\u0301tue gra\u0302ce au rapport de forces sauf si un projet politique tente d\u2019y mettre fin, dans un espace donne\u0301, en espe\u0301rant un jour au plan mondial. Le choix politique sous-jacent a\u0300 la de\u0301limitation de la frontie\u0300re rele\u0300ve lui-aussi de la connaissance historique des origines de l\u2019Etat-nation dont se re\u0301clament certains \u00ab nationalistes \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019Afrique des dirigeants peine a\u0300 e\u0301couter ses populations qui n\u2019ont de convention que celle d\u2019une Afrique sans frontie\u0300res, comme avant l\u2019invasion et la barbarie coloniales assimile\u0301es a\u0300 de la civilisation, alors qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019abord d\u2019une fragmentation pour mieux contro\u0302ler les Africains[4]. Pour ce faire, il fallait s\u2019assurer que les droits qui allaient s\u2019appliquer dans les frontie\u0300res occidentales ne s\u2019appliquent pas dans les frontie\u0300res africaines. C\u2019est la ne\u0301gation de l\u2019humanite\u0301 de l\u2019autre, ce qui caracte\u0301rise le crime du colonialisme, un crime contre l\u2019humanite\u0301 qui suppose la ne\u0301gation de la culture africaine. Il fut donc question d\u2019une frontie\u0300re coloniale sans souverainete\u0301 et donc sans dignite\u0301 et autode\u0301termination.<\/p>\n<p>La persistance de chefs d\u2019Etat africains ne repre\u0301sentant pas leurs peuples sur une base de\u0301mocratique et du vivre ensemble s\u2019explique justement par la persistance de la prolongation de l\u2019Etat colonial remanie\u0301 pour servir des inte\u0301re\u0302ts e\u0301trangers. Cet Etat postcolonial est un Etat raccommode\u0301 qui a besoin de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res pour se perpe\u0301tuer et se renouveler. Ne pas le comprendre a conduit le Peuple africain a\u0300 s\u2019en prendre uniquement aux repre\u0301sentants de l\u2019Etat ex-colonisateur en oubliant de conside\u0301rer la forte responsabilite\u0301 des responsables africains en mode procuration quand il ne s\u2019agit pas de sous-traitance. Le pire est lorsque cela s\u2019ope\u0300re sous la forme de la servitude volontaire, contraignant a\u0300 termes les peuples africains a\u0300 une libe\u0301ration mentale, puis politique et e\u0301conomique pour retrouver leur souverainete\u0301 territoriale au sein de frontie\u0300res qui ne manqueront pas de s\u2019e\u0301largir jusqu\u2019a\u0300 recouvrir l\u2019ensemble de l\u2019Afrique sans frontie\u0300res, l\u2019Afrique d\u2019avant l\u2019arrive\u0301e des colonisateurs.<\/p>\n<p>Le vivre ensemble en Afrique n\u2019est possible que lorsque les frontie\u0300res imaginaires ou re\u0301elles, impose\u0301es ou cre\u0301e\u0301es, sont abolies. Comme chacun avance a\u0300 son propre rythme avec les amalgames et les confusions sur le panafricanisme, l\u2019Afrique, sans les frontie\u0300res coloniales, pourraient avoir besoin de me\u0302me nombre d\u2019anne\u0301es, soit deux sie\u0300cles, pour effacer les traces, dites inde\u0301le\u0301biles, de la culture d\u2019agression coloniale. Encore faut-il de la volonte\u0301 et de la connaissance de l\u2019histoire africaine raconte\u0301e par des Africains.<\/p>\n<p>4. FRONTIE\u0300RES AFRICAINES DU 20e SIE\u0300CLE: VESTIGES DE L\u2019AGRESSION COLONIALE OCCIDENTALE<\/p>\n<p>Historiquement, l\u2019Afrique n\u2019avait pas de frontie\u0300res de\u0301limite\u0301es. Ce sont les puissances coloniales occidentales qui, unilate\u0301ralement se sont partage\u0301es l\u2019Afrique au cours de la Confe\u0301rence de Berlin[5] (1884-1885). Cette division de l\u2019Afrique sans les Africains reposait sur le fait que les populations de l\u2019Afrique ne pouvaient e\u0302tre des \u00ab e\u0301gaux \u00bb en tant qu\u2019humain, ni en droit. Il s\u2019agit au pire d\u2019animaux, au mieux d\u2019un bien meuble dont on pouvait abuser.<\/p>\n<p>De fait, l\u2019espace que les Africains occupaient depuis la cre\u0301ation du monde est devenu, unilate\u0301ralement, une \u00ab proprie\u0301te\u0301 \u00bb de ceux qui au de\u0301but du 20e sie\u0300cle se conside\u0301raient comme les \u00ab mai\u0302tres \u00bb du monde, gra\u0302ce a\u0300 une avance technologique passage\u0300re dans le domaine militaire. Ces frontie\u0300res impose\u0301es par les puissances coloniales occidentales ont e\u0301te\u0301 trace\u0301es pour empe\u0302cher d\u2019abord toute forme de re\u0301unification du continent, avec en filigrane, l\u2019objectif d\u2019assurer et d\u2019empe\u0302cher la mise en cause de l\u2019he\u0301ge\u0301monie, de l\u2019expansionnisme et de la domination occidentale, sous toutes ses formes.<\/p>\n<p>Or, pour re\u0301ussir dans le long-terme un tel objectif machiave\u0301lique, il fallait absolument nier, de\u0301truire, puis remplacer les cultures africaines. Il suffisait alors de substituer les mate\u0301rialite\u0301s ethniques, linguistiques, religieuses, sociales, e\u0301conomiques et politiques des peuples africains par celles provenant du \u00ab mai\u0302tre-colon \u00bb, transforme\u0301 pour l\u2019occasion en \u00ab mai\u0302tre-civilisateur \u00bb. Or, ce dessein universaliste de colonisation de la pense\u0301e mondiale par la pense\u0301e occidentale n\u2019a pas disparu et est a\u0300 l\u2019origine des alliances du G7, de l\u2019OTAN et de ses partenaires officiels ou officieux. C\u2019est cette forme d\u2019impe\u0301rialisme qui justifie le positionnement du G7, de l\u2019OTAN et ses allie\u0301s sur toutes les formes de colonisation de la culture, du territoire et des matie\u0300res premie\u0300res d\u2019autrui.<\/p>\n<p>5. LES DIRIGEANTS AFRICAINS INCAPABLES DE LEVER L\u2019INTANGIBILITE\u0301 DES FRONTIE\u0300RES COLONIALES<\/p>\n<p>La gestion de l\u2019he\u0301ritage colonial des frontie\u0300res africaines n\u2019est qu\u2019une succession d\u2019erreurs strate\u0301giques double\u0301e d\u2019un manque de volonte\u0301 collective chronique des dirigeants africains. Ces derniers, en refusant d\u2019e\u0301couter le Peuple africain, qui aspire a\u0300 retrouver son unite\u0301 ancestrale, ont choisi l\u2019hypocrisie et le double-standard. Ils ont opte\u0301:<\/p>\n<p>d\u2019une part, pour les annonces d\u2019unite\u0301 africaine et d\u2019inte\u0301grations re\u0301gionales aux de\u0301pens de pratiques inverses de stabilisation du statut quo colonial ; et<\/p>\n<p>d\u2019autre part, pour le principe d\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res, que les guerres souvent importe\u0301es en Afrique ont contribue\u0301 a\u0300 mettre en cause dans une logique de parcellisation des nations et des pays et moins dans la logique d\u2019avancer vers une confe\u0301de\u0301ration d\u2019Etats et de Nations.<\/p>\n<p>La question de savoir si l\u2019Union africaine est \u00ab incapable \u00bb de s\u2019unir, d\u2019opter pour un passeport commun et de lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res[6] demeure une actualite\u0301 bru\u0302lante.<\/p>\n<p>Depuis les anne\u0301es 1885, le processus de de\u0301limitation des frontie\u0300res s\u2019est poursuivi avec une forme d\u2019apoge\u0301e incongrue en 1964 lors du sommet de l\u2019Organisation de l\u2019Unite\u0301 Africaine (OUA) a\u0300 savoir: une re\u0301solution spe\u0301cifique a e\u0301te\u0301 adopte\u0301e pour maintenir \u00ab l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines[7] \u00bb.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de la Re\u0301solution A.H.G.\/16-1 du 21 juillet 1964 qui proclamait \u00ab que tous les Etats membres (de l\u2019OUA) s\u2019engagent a\u0300 respecter les frontie\u0300res existant au moment ou\u0300 ils ont acce\u0301de\u0301 a\u0300 l\u2019inde\u0301pendance \u00bb. En filigrane, il s\u2019agit d\u2019appliquer un droit romain devenu un droit international dit \u00ab la re\u0300gle de l\u2019Uti possidetis \u00bb. Cette re\u0300gle cense\u0301e \u00ab pre\u0301server la paix \u00bb et \u00ab e\u0301teindre les conflits \u00bb constitue une injustice fondamentale dans le temps pour les Peuples africains. Cette re\u0300gle stipulait en latin que \u00ab de la fac\u0327on dont vous posse\u0301dez [une chose, un territoire,&#8230;], vous posse\u0301diez ainsi [cette chose, a\u0300 l\u2019avenir] \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est un principe qui pre\u0301serve de facto le statut quo, autrement dit, empe\u0302che toute correction des injustices he\u0301rite\u0301es de la Confe\u0301rence occidentale sur le partage de l\u2019Afrique en 1884-1885 et surtout les amplifient avec les guerres par procuration sur le sol africain.<\/p>\n<p>Pour contester l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines, toutes revendications territoriales de la pe\u0301riode postcoloniale faisaient alors l\u2019objet d\u2019un contentieux devant la Cour internationale de Justice ou trouvaient ou pas des solutions dans une guerre sur le terrain, une guerre de procuration, de\u0300s lors que les principaux pays occidentaux sont les premiers fournisseurs d\u2019armes pour s\u2019assurer un \u00ab retour sur investissement \u00bb. Une fois la situation temporairement \u00ab immobilise\u0301e \u00bb comme pour:<\/p>\n<p>le territoire du Sahara Occidental qui demeure un conflit ouvert entre le Maroc, la Mauritanie, l\u2019Alge\u0301rie et l\u2019Etat Sahraoui suite la reconnaissance par l\u2019OUA de la Re\u0301publique Arabe Sahraouie, un Etat revendique\u0301 le Front Polisario ;<\/p>\n<p>l\u2019e\u0301miettement de l\u2019Ethiopie avec l\u2019Erythre\u0301e et en discussion la re\u0301gion du Tigre\u0301e ;<\/p>\n<p>l\u2019annexion d\u2019une partie de la Re\u0301publique de\u0301mocratique du Congo avec un conflit ouvert avec le Rwanda et indirectement avec l\u2019Ouganda ;<\/p>\n<p>les tentatives de se\u0301cession soutenue par l\u2019Occident comme le Biafra au Nigeria, le Katanga au Zai\u0308re (actuelle RDC), le Soudan Sud et la guerre actuelle au Soudan non sans rapport avec des territoires annexe\u0301s par l\u2019Egypte, la Libye entre avec le Gouvernement de Tripoli soutenu par l\u2019Occident et le gouvernement de Benghazi\/Misrata, etc. ;<\/p>\n<p>les nombreux conflits frontaliers comme celui du Togo britannique entre le Togo et le Ghana, la bande d\u2019Aouzou ou le Darfour entre le Tchad, la Libye et le Soudan, etc. ;<\/p>\n<p>le principe de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res finit par ge\u0301ne\u0301rer des conflits territoriaux qui, a\u0300 leur tour, finissent par se transformer en de ve\u0301ritables guerres de de\u0301stabilisation du territoire africain. La preuve est une re\u0301fe\u0301rence a\u0300 l\u2019intervention insense\u0301e de l\u2019OTAN en Libye et ses conse\u0301quences dans le Sahel ou le conflit d\u2019inge\u0301rence en Re\u0301publique de\u0301mocratique du Congo.<\/p>\n<p>Sans volonte\u0301 entre les pays concerne\u0301s et malgre\u0301 la de\u0301cision de la Cour Internationale de justice, les dossiers reposant sur \u00ab l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines \u00bb divisent l\u2019Afrique. Le droit international a fait place aux relations internationales et la loi du \u00ab plus fort \u00bb.<\/p>\n<p>Autrement dit, les chefs d\u2019Etat qui luttaient collectivement pour leurs inde\u0301pendances juridique, politique et e\u0301conomique sont les me\u0302mes qui individuellement et collectivement ont consacre\u0301 le maintien des \u00ab frontie\u0300res coloniales \u00bb dans la pe\u0301riode postcolonisation. Ce manque d\u2019unite\u0301 que les livres d\u2019histoire de l\u2019Afrique re\u0301sument souvent a\u0300 l\u2019opposition entre les deux grandes the\u0301ories divergentes des chefs d\u2019Etat africains en 1963, a\u0300 savoir d\u2019une part:<\/p>\n<p>l\u2019unite\u0301 africaine par une approche fe\u0301de\u0301raliste ; et<\/p>\n<p>l\u2019unite\u0301 africaine par une approche de l\u2019Afrique des Etats, ne\u0301s de l\u2019he\u0301ritage d\u2019un de\u0301coupage arbitraire des colonisateurs occidentaux.<\/p>\n<p>6. RETROUVER LA DYNAMIQUE D\u2019UNE AFRIQUE SANS FRONTIERES<\/p>\n<p>En 1963, deux groupes s\u2019affrontaient au sein de la \u00ab de\u0301funte \u00bb Organisation de l\u2019Unite\u0301 africaine. Certains be\u0301ne\u0301ficiaient d\u2019un appui exte\u0301rieur notable et ont fini par l\u2019emporter. Il s\u2019agit du:<\/p>\n<p>du groupe de Casablanca conside\u0301re\u0301 comme des \u00ab progressistes \u00bb avec entre autres, les pre\u0301sidents guine\u0301en Se\u0301kou Toure\u0301, le ghane\u0301en Kwame Nkrumah qui ont milite\u0301 pour la cre\u0301ation d\u2019un E\u0301tat fe\u0301de\u0301ral africain dote\u0301 d\u2019un gouvernement, d\u2019un budget, d\u2019une arme\u0301e, d\u2019une monnaie commune, et de banques africaines&#8230; ; et<\/p>\n<p>du groupe de Monrovia conside\u0301re\u0301 comme des conservateurs, avec entre autres, les pre\u0301sidents ivoirien Fe\u0301lix Houphoue\u0308t-Boigny, malgache Philibert Tsiranana, Le\u0301opold Se\u0301dar Senghor, Haile\u0301 Se\u0301lassie\u0301 qui ont milite\u0301 pour maintenir l\u2019Afrique dans le giron des anciens colonisateurs par des formes nouvelles, spe\u0301ciales et secre\u0300tes de coope\u0301rations privile\u0301gie\u0301es.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui a\u0300 l\u2019ore\u0301e de 2024, ces groupes se sont reconstitue\u0301s dans un monde multipolaire et les luttes officiellement intestines perdurent gra\u0302ce aux inge\u0301rences multiples exte\u0301rieures. L\u2019Afrique des dirigeants n\u2019a pas encore appris a\u0300 s\u2019organiser comme un \u00ab continent \u00bb, un ensemble homoge\u0300ne qui doit faire abstraction de la parenthe\u0300se coloniale pour retrouver sa dynamique d\u2019un continent sans frontie\u0300res d\u2019antan.<\/p>\n<p>7. LA \u00ab SE\u0301LECTIVE \u00bb LIBRE CIRCULATION DES AFRICAINS AU SEIN DE FRONTIE\u0300RES AFRICAINES INTANGIBLES<\/p>\n<p>Face au postulat que les chefs d\u2019Etat africains refusent de remettre en cause, le concept de la \u00ab libre circulation \u00bb des biens, des services et des humains s\u2019est graduellement impose\u0301, selon deux sources contradictoires:<\/p>\n<p>d\u2019une part, le peuple africain y compris ceux de la Diaspora et des Afrodescendants n\u2019ont cesse\u0301 de plaider en faveur d\u2019un \u00ab retour \u00bb a\u0300 une Afrique sans frontie\u0300res ; et<\/p>\n<p>d\u2019autre part, la pression des grandes entreprises multinationales soutenues par les Etats occidentaux, qui souhaitaient pouvoir acce\u0301der aux matie\u0300res premie\u0300res dans des conditions hors marche\u0301 ainsi qu\u2019a\u0300 de larges marche\u0301s sans les contraintes administratives, bureaucratiques, fiscales d\u2019usage.<\/p>\n<p>Or, une libre circulation suppose la leve\u0301e de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines. Mais pluto\u0302t que se saisir du proble\u0300me a\u0300 bras le corps au regard de l\u2019histoire africaine de libre circulation sans frontie\u0300res sauf au cours de la parenthe\u0300se de deux sie\u0300cles sous domination occidentale, les dirigeants africains ont opte\u0301 pour laisser chacun des chefs d\u2019Etat africains choisir les formes, la date et la vitesse a\u0300 laquelle la nouvelle forme d\u2019inte\u0301gration dans un espace sous embargo de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res devrait s\u2019ope\u0301rer. En re\u0301alite\u0301, c\u2019est un de\u0301ni de la subsidiarite\u0301 et de la consociativite\u0301 comme fondements de l\u2019Union africaine[8].<\/p>\n<p>De\u0301ja\u0300 en 2016, l\u2019Union africaine (UA) a introduit un passeport africain en s\u2019alignant sur l\u2019approche de l\u2019Union europe\u0301enne. Mais les chefs d\u2019Etat africains l\u2019ont limite\u0301 aux seuls diplomates et les fonctionnaires de l\u2019UA.<\/p>\n<p>\u00ab Charite\u0301 bien ordonne\u0301e commence par soi-me\u0302me \u00bb&#8230;<\/p>\n<p>Chacun peut s\u2019interroger sur les grandes de\u0301clarations de l\u2019Union africaine qui affiche comme l\u2019un des objectifs de ses projets phares re\u0301alisables a\u0300 l\u2019horizon 2063, le besoin de \u00ab lever les restrictions sur la capacite\u0301 des Africains a\u0300 voyager, travailler et vivre au sein de leur propre continent[9] \u00bb et oublier de \u00ab lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res \u00bb comme si tous les \u00ab douaniers africains \u00bb respectaient le bout de papier que constitue \u00ab le passeport \u00bb, fusse-t-il africain, comme un \u00ab passe-partout \u00bb.<\/p>\n<p>Dans la me\u0302me veine, les chefs d\u2019Etat de l\u2019Union africaine ont choisi comme un autre des objectifs de leurs projets phares re\u0301alisables a\u0300 l\u2019horizon 2063, la re\u0301alisation de la Zone de libre-e\u0301change continentale africaine (ZLECA). Il s\u2019agit d\u2019un marche\u0301 libre de pre\u0300s de 1,3 milliards d\u2019Africains, avec comme avantages connexes:<\/p>\n<p>une avance\u0301e notable de l\u2019inte\u0301gration re\u0301gionale ;<\/p>\n<p>un renforcement de l\u2019unite\u0301 continentale en Afrique[10] ; et surtout<\/p>\n<p>une unification du marche\u0301 africain qui devrait profiter en priorite\u0301 aux ventes des entreprises multinationales sur un marche\u0301 estime\u0301 a\u0300 3,4 trillions de dollars ame\u0301ricains, ce qui suppose une progression de la concurrence de\u0301loyale envers les entreprises industrielles africaines en gestation.<\/p>\n<p>Autrement dit, le \u00ab pari \u00bb de l\u2019Union africaine est d\u2019estimer qu\u2019une Afrique sans visa pour les Africains devrait leur permettre de circuler librement sur un continent ou\u0300 l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res demeure la re\u0300gle.<\/p>\n<p>La re\u0301alite\u0301 est que la de\u0301cision d\u2019octroyer un passeport africain et d\u2019assurer a\u0300 tous les africains y compris ceux de la Diaspora et les Afrodescendants, une entre\u0301e en Afrique sans visa se re\u0301alise sur une base volontaire. Tant qu\u2019au moins 50 % des 55 pays africains n\u2019auront pas mis en \u0153uvre cette de\u0301cision, on ne pourra pas parler de mobilite\u0301 intra-africaine facilite\u0301e.<\/p>\n<p>8. CINQ PAYS AFRICAINS SANS VISAS POUR LES AFRICAINS EN 2023<\/p>\n<p>En 2023, le Rwanda et le Kenya[11] ont rejoint la Gambie, le Be\u0301nin et les Seychelles en adoptant la suppression des restrictions de voyage pour les citoyens africains[12]. Pour le Kenya, cette de\u0301cision ne sera effective qu\u2019a\u0300 la fin de 2023[13]. Les de\u0301cisions parcellaires de quelques cinq Etats d\u2019accepter l\u2019entre\u0301e des Africains sur leur territoire sans un visa pourraient me\u0302me devenir contre-productives.<\/p>\n<p>Cinq (5) pays sur 55 pays, soit moins de 9 % des pays africains seraient en pratique pre\u0302ts a\u0300 autoriser la libre circulation des citoyens africains, des biens et des services. Cela n\u2019est qu\u2019une goutte d\u2019eau pour progresser vers la libe\u0301ration totale de la Zone de libre-e\u0301change continentale africaine[14], mais devrait faciliter le retour d\u2019une partie de la Diaspora africaine en Afrique, ce qui aura un impact significatif sur le de\u0301veloppement e\u0301conomique[15] et la migration circulaire.<\/p>\n<p>Malgre\u0301 les passeports communs et le visa e\u0301lectronique dit \u00ab eVisa \u00bb au sein de certaines communaute\u0301s e\u0301conomiques re\u0301gionales ou\u0300 le passeport commun permet de circuler librement, au moins par avion, car par la route, c\u2019est un parcours de combattant, pour pre\u0300s de 47 % des voyages entre E\u0301tats africains, les citoyens du continent sont toujours tenus d\u2019obtenir un visa avant de voyager.<\/p>\n<p>Selon un rapport de la Commission de l\u2019Union africaine (CUA) et la Banque africaine de de\u0301veloppement (BAD) date\u0301 du 10 de\u0301cembre 2020 intitule\u0301 \u00ab Visa Openness Index Report 2020[16] \u00bb, le niveau d\u2019ouverture des frontie\u0300res des pays africains aux voyageurs demeure faible[17]. En 2020, il n\u2019y a que 24 pays qui offraient la possibilite\u0301 d\u2019un eVisa obtenu a\u0300 l\u2019arrive\u0301e gra\u0302ce a\u0300 l\u2019adoption du syste\u0300me du visa e\u0301lectronique, soit 44 % en 2020[18]. En 2023, le nombre de pays est de 26 sur 55 pays en Afrique, soit 47 % de l\u2019Afrique avec notamment les pays suivants: Angola, Be\u0301nin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Co\u0302te d\u2019Ivoire, Djibouti, E\u0301gypte, E\u0301thiopie, Gabon, Guine\u0301e, Guine\u0301e-Bissau, Guine\u0301e e\u0301quatoriale, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maroc, Mozambique, Ouganda, Rwanda, Sao Tome\u0301-et-Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe[19].<\/p>\n<p>9. CONCLUSION: LA FAIBLE MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE FREINE LA PERFORMANCE LOGISTIQUE AFRICAINE<\/p>\n<p>Malgre\u0301 quelques avance\u0301es sur le eVisa, l\u2019obtention du visa a\u0300 l\u2019arrive\u0301e et l\u2019exemption de visa pour les Africains et la Diaspora africaine dans 5 pays africains, on est loin de la libre circulation des citoyens du monde sur l\u2019ensemble du continent. Les retombe\u0301es sur le tourisme en Afrique sont encore peu visibles.<\/p>\n<p>Le cou\u0302t de la mauvaise mobilite\u0301 intra-africaine sur la performance logistique en Afrique fait perdre d\u2019importants points de croissance e\u0301conomique au continent. Ne pas en prendre conscience et continuer a\u0300 ne pas lutter contre la corruption qui freine la mobilite\u0301 est une erreur que les dirigeants africains payent cash.<\/p>\n<p>La performance logistique de l\u2019Afrique subsaharienne demeure la plus faible parmi toutes les re\u0301gions du monde. Entre 1 qui repre\u0301sente le niveau le plus faible et 5 le niveau le plus e\u0301leve\u0301 d\u2019un index du groupe de la Banque mondiale en 2022[20], l\u2019Afrique subsaharienne a e\u0301te\u0301 classe\u0301e a\u0300 2,5, bien en dessous de la moyenne mondiale de 3,0 et la re\u0301gion Asie de l\u2019Est et pacifique estime\u0301e a\u0300 3,3. Ce note est me\u0302me sous-estime\u0301e si l\u2019on prend en compte la qualite\u0301 de\u0301grade\u0301e de l\u2019infrastructure physique et infostructure devant soutenir les e\u0301changes, le transport et la mobilite\u0301 en ge\u0301ne\u0301ral.<\/p>\n<p>Bref, la bureaucratie, les tracasseries et la corruption africaines demeurent un frein a\u0300 la circulation des citoyens du monde en Afrique, les Africains sont les premiers victimes d\u2019un syste\u0300me qui souffre de transparence. YEA.<\/p>\n<p>16 novembre 2023.<\/p>\n<p>Dr. Yves Ekoue\u0301 AMAI\u0308ZO<\/p>\n<p>Directeur de Afrocentricity Think Tank<\/p>\n<p>Contact: yeamaizo@afrocentricity.info<\/p>\n<p>\u00a9 Afrocentricity Think Tank<\/p>\n<p>Notes:<\/p>\n<p>\u00ab On fait comment \u00bb est une expression populaire africaine, typiquement du Cameroun qu\u2019il ne faut pas confondre avec le \u00ab camfranc\u0327ais dit camc\u0327ais\u00bb ou camanglais dit camglais \u00bb qui signifie une demande de \u00ab bakchich \u00bb, ge\u0301ne\u0301ralement par un fonctionnaire ou une personne subalterne, bien que des dirigeants semblent en faire aussi usage. \u2191<\/p>\n<p>Le\u0301nine, V. I. (1966). Que faire ? Editions Seuil: Paris. \u2191<\/p>\n<p>Un interview et un de\u0301bat a eu lieu avec la te\u0301le\u0301vision Russia Today (RT) en franc\u0327ais. Le texte et la vide\u0301o\/podcast fera l\u2019objet d\u2019une diffusion te\u0301le\u0301vise\u0301e avec un co-de\u0301batteur sur RT en franc\u0327ais. Le lien sera disponible sur www.afrocentricity.info. \u2191<\/p>\n<p>Verges, J. (2010). \u00ab Jacques Verge\u0300s. Dans les territoires coloniaux \u00bb. In Dailymotion sur youtu.be. 8,35 mn. 29 septembre 2010. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/youtu.be\/wBK6XVKAW6s?si=dDnIC23iPnVLDqBP \u2191<\/p>\n<p>Ouattra, L. K. (2014). \u00ab Les frontie\u0300res en Afrique: He\u0301ritage du passe\u0301 colonial, enjeu actuel \u00bb. Note de recherche nume\u0301ro 11. Juillet 2014. 16p. In Thinking Africa. Institut de Recherche et d\u2019Enseignement sur la Paix. www.thinkingafrica.org. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Frontieres-en-Afrique_NDR.pdf \u2191<\/p>\n<p>Amai\u0308zo, Y. E. (coll.) (2002). L\u2019Afrique est-elle incapable de s\u2019unir ? Lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res et opter pour un passeport commun. Avec une pre\u0301face de Professeur Joseph Ki-Zerbo. Editions L\u2019Harmattan: Paris. \u2191<\/p>\n<p>Adiakpo, S. (2018). \u00ab Intangibilite\u0301 des frontie\u0300res en Afrique et panafricanisme: Une e\u0301quation quasi-irre\u0301ductible ? \u00bb. In Lafrique des ide\u0301es.org. 1er de\u0301cembre 2018. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/www.lafriquedesidees.org\/intangibilite-frontieres-afrique-panafricanisme-equation-quasi-irreductible\/ \u2191<\/p>\n<p>Dieng, P. B. (2002). Vers des assemble\u0301es supranationales africaines: subsidiarite\u0301 et consociativite\u0301 comme fondements \u00bb, pp. 515-560. In Amai\u0308zo, Y. E. (coll.) (2002). L\u2019Afrique est-elle incapable de s\u2019unir ? Lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res et opter pour un passeport commun. Avec une pre\u0301face de Professeur Joseph Ki-Zerbo. Editions L\u2019Harmattan: Paris. \u2191<\/p>\n<p>Union africaine (2013). \u00abProjets phares de l\u2019agenda 2063 \u00bb. In www.au.int. 10 juin 2013. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/au.int\/fr\/agenda2063\/projets-phares \u2191<\/p>\n<p>Hessoum, C. (2023). \u00ab Apre\u0300s le Kenya, le Rwanda supprime les visas pour les africains \u00bb. In La nouvelletribune.com. 4 novembre 2023. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/lanouvelletribune.info\/2023\/11\/apres-le-kenya-le-rwanda-supprime-les-visas-pour-les-africains\/ \u2191<\/p>\n<p>Hessoum, C. (2023). \u00ab Apre\u0300s le Kenya, le Rwanda supprime les visas pour les africains \u00bb. In La nouvelletribune.com. 4 novembre 2023. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/lanouvelletribune.info\/2023\/11\/apres-le-kenya-le-rwanda-supprime-les-visas-pour-les-africains\/ \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). \u00ab Les voyageurs africains ne peuvent se rendre sans visa que dans 3 pays du continent \u00bb. In www.agenceecofin.com. 12 de\u0301cembre 2020. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/www.agenceecofin.com\/gouvernance\/1212-83480-les-voyageurs-africains-ne-peuvent-se-rendre-sans-visa-que-dans-3-pays-du-continent \u2191<\/p>\n<p>Hessoum, C. (2023). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Mutahi, B. et Mudibo, Z. (2021). \u00ab Zone de libre-e\u0301change africaine: qu\u2019est-ce qui va changer? \u00bb. In BBC News, Nairobi. 4 fe\u0301vrier 2021. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/www.bbc.com\/afrique\/region-55844009 \u2191<\/p>\n<p>BAD et CUA (2020). Africa Visa Openness Report 2020. Banque africaine de De\u0301veloppement et Commission de l\u2019Union africaine. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/www.visaopenness.org\/fileadmin\/uploads\/afdb\/Documents\/VisaOReport2020-R6_10dec20.pdf \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Couix. S. (2023). \u00ab 2023: les pays qui proposent un visa e\u0301lectronique \u00bb. In www.visamundi.co. 23 juin 2023. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/www.visamundi.co\/blog\/visas-electroniques\/ \u2191<\/p>\n<p>World Development Indicators (2023). \u00ab Logistic Performance Index 2022\u201d. World Bank Group: Washington D.C.Skip to main content<\/p>\n<p>Skip to primary sidebar<\/p>\n<p>Skip to footer<\/p>\n<p>Menu<\/p>\n<p>afrocentricity.info<\/p>\n<p>Afrocentricite\u0301 Groupe d\u2019influence \u2013 Afrocentricity Think Tank<\/p>\n<p>Vous e\u0302tes ici: Home \/ Positions afrocentriques \/ MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE AVEC OU SANS VISAS: Lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res coloniales en Afrique !<\/p>\n<p>MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE AVEC OU SANS VISAS: Lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res coloniales en Afrique !<\/p>\n<p>15 novembre 2023 par Yves Ekoue\u0301 Amai\u0308zo<\/p>\n<p>Sommaire:<\/p>\n<p>1. INTRODUCTION: MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE ENTRE OBJECTIF ET RE\u0301ALITE\u0301<\/p>\n<p>2. CIRCULER LIBREMENT EN AFRIQUE POUR LES AFRICAINS, UNE GAGEURE ?<\/p>\n<p>3. VIVRE ENSEMBLE EN AFRIQUE: AVEC OU SANS FRONTIE\u0300RES ?<\/p>\n<p>4. FRONTIE\u0300RES AFRICAINES DU 20e SIE\u0300CLE: VESTIGES DE L\u2019AGRESSION COLONIALE OCCIDENTALE<\/p>\n<p>5. LES DIRIGEANTS AFRICAINS INCAPABLES DE LEVER L\u2019INTANGIBILITE\u0301 DES FRONTIE\u0300RES COLONIALES<\/p>\n<p>6. RETROUVER LA DYNAMIQUE D\u2019UNE AFRIQUE SANS FRONTIERES<\/p>\n<p>7. LA \u00ab SE\u0301LECTIVE \u00bb LIBRE CIRCULATION DES AFRICAINS AU SEIN DE FRONTIE\u0300RES AFRICAINES INTANGIBLES<\/p>\n<p>8. CINQ PAYS AFRICAINS SANS VISAS POUR LES AFRICAINS EN 2023<\/p>\n<p>9. CONCLUSION: LA FAIBLE MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE FREINE LA PERFORMANCE LOGISTIQUE AFRICAINE<\/p>\n<p>1. INTRODUCTION: MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE ENTRE OBJECTIF ET RE\u0301ALITE\u0301<\/p>\n<p>Personne ne conteste le fait que la mobilite\u0301 des humains d\u2019un territoire a\u0300 l\u2019autre a contribue\u0301, contribue, et contribuera toujours au de\u0301veloppement e\u0301conomique, social et humain. La mobilite\u0301 des personnes, des biens, des services et du capital dans l\u2019histoire de l\u2019Afrique est une constante, me\u0302me si cela n\u2019a pas toujours e\u0301te\u0301 suffisamment documente\u0301.<\/p>\n<p>Or, la mobilite\u0301 ne doit pas rimer uniquement avec \u00ab la migration \u00bb, mais avec le changement, la transformation, et la mutation d\u2019un Peuple vers une vivre ensemble re\u0301silient, ce gra\u0302ce a\u0300 l\u2019apport de la diversite\u0301, et au-dela\u0300, l\u2019augmentation de la richesse cre\u0301e\u0301e et partage\u0301e. La mobilite\u0301 lorsqu\u2019elle devient e\u0301quivalent a\u0300 la migration circulaire notamment en Afrique est source de cre\u0301ation de richesses et de solidarite\u0301s. La question n\u2019est donc pas la\u0300 ! La question est l\u2019incapacite\u0301 collective et individuelle de dirigeants d\u2019organiser strate\u0301giquement la mobilite\u0301 et les migrations en Afrique pour en tirer le fameux dividende de la mobilite\u0301.<\/p>\n<p>Dans le cas africain, les ex-colonisateurs ont tout fait pendant pre\u0300s de 400-500 ans pour fragmenter l\u2019Afrique dans tous les segments de ce qui fonde le vivre ensemble et la solidarite\u0301. Par ailleurs, les Etats-Nations issus de la de\u0301colonisation, conside\u0301re\u0301s comme des \u00ab victoires \u00bb en termes d\u2019inde\u0301pendances juridiques et politiques par les dirigeants africains, se re\u0301ve\u0300lent de plus en plus comme un pie\u0300ge pour avancer vers l\u2019unite\u0301 des peuples africains, qu\u2019ils soient en Afrique, dans la Diaspora africaine ou se de\u0301finissent comme des Afrodescendants.<\/p>\n<p>Alors \u00ab on fait comment[1] \u00bb pour ne pas paraphraser la fameuse phrase \u00ab que faire \u00bb de Vladimir Ilitch Le\u0301nine[2] ?<\/p>\n<p>2. CIRCULER LIBREMENT EN AFRIQUE POUR LES AFRICAINS, UNE GAGEURE ?<\/p>\n<p>Source: https:\/\/francais.rt.com\/magazines\/africonnect\/108239-bientot-fin-visas-partout-afrique<\/p>\n<p>Au-dela\u0300 de ce panafricanisme des Peuples, c\u2019est l\u2019unite\u0301 territoriale qui pose proble\u0300me. L\u2019Union africaine, une entite\u0301 regroupant les chefs d\u2019Etat et non les peuples, fonctionnant sur un mode non de\u0301mocratique, n\u2019arrive pas a\u0300 offrir un espace commun parce qu\u2019elle refuse, je re\u0301pe\u0300te, refuse de \u00ab lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res coloniales africaines \u00bb. Or, sans une solution politique a\u0300 la leve\u0301e des ces frontie\u0300res coloniales non sollicite\u0301es par le Peuple africain, ces me\u0302mes chefs d\u2019Etat espe\u0300rent d\u2019ici 2063, parvenir a\u0300 une inte\u0301gration re\u0301gionale et continentale.<\/p>\n<p>Concre\u0300tement, il est question d\u2019avancer vers une suppression comple\u0300te du visa, sous la forme d\u2019un passeport commun aux Africains et a\u0300 toutes les Diasporas africaines et ce dans une zone de libre-e\u0301change continentale africaine (ZLECAf , ZLECA ou ZLEC selon).<\/p>\n<p>Or, ni les infrastructures et les infostructures continentales d\u2019interconnexion de l\u2019Afrique que ce soit aux niveaux ae\u0301rien, ferroviaire, fluvial, maritime, digital, ne sont encore en place. Mieux, il n\u2019y a pas de monnaie commune africaine, encore moins une Banque centrale africaine ou un Fond mone\u0301taire africain, une Banque d\u2019investissement et une bourse des valeurs mobilie\u0300res continentales et des cryptoactifs. Alors les dirigeants africains sont persuade\u0301s qu\u2019en supprimant les visas ou en mettant en place les visas e\u0301lectroniques, il y a un progre\u0300s. Cet \u00ab optimisme \u00bb est corrobore\u0301 par seulement cinq (5) ou six (6) pays africains sur 55 qui acceptent de supprimer les visas pour les Africains a\u0300 la fin de 2023. Mais pourquoi cette lenteur ?<\/p>\n<p>Bref, la mobilite\u0301 intra-africaine pour les Africains, mais aussi pour les non-Africains, n\u2019est pas vraiment au rendez-vous en 2023-2024. Faut-il l\u2019espe\u0301rer en 2063 comme le sugge\u0300re l\u2019Union africaine ? Certainement pas si les progre\u0300s se font a\u0300 la vitesse lilliputienne comme maintenant et surtout si le manque de volonte\u0301 et la corruption font office d\u2019un sport africain prolife\u0301rant dans l\u2019impunite\u0301 collective.<\/p>\n<p>La re\u0301alite\u0301 est qu\u2019il est plus facile et moins cher pour une personne en Occident de circuler en Afrique qu\u2019un Africain de circuler sur son propre continent[3]. Entre les objectifs d\u2019une Afrique sans frontie\u0300res, sans visa et une libre circulation des personnes, des biens, des services et du capital pro\u0302ne\u0301e par l\u2019Union africaine d\u2019ici 2063, la re\u0301alite\u0301 de la mobilite\u0301 intra-africaine demeure une gageure, surtout par la route, ce a\u0300 cause des points de barrages informels ou des douaniers inde\u0301licats, sous couvert d\u2019une impunite\u0301 et des salaires peu attractifs.<\/p>\n<p>Rappelons tout de me\u0302me que la libre circulation des Africains, c\u2019est aussi la libre circulation des \u00ab approvisionnements \u00bb, autrement des importations et des exportations. Or, en limitant la mobilite\u0301 des Africains, ce sont les e\u0301changes de biens, des services, de la technologie et de la connaissance qui sont freine\u0301s. Une prise de conscience collective s\u2019impose.<\/p>\n<p>3. VIVRE ENSEMBLE EN AFRIQUE: AVEC OU SANS FRONTIE\u0300RES ?<\/p>\n<p>Vouloir mettre fin a\u0300 des visas pour tous africains qui souhaitent circuler en Afrique et s\u2019en servir pour promouvoir la zone de libre-e\u0301change continental apparai\u0302t certes comme une \u00ab avance\u0301e \u00bb. Sauf qu\u2019en re\u0301alite\u0301, il s\u2019agit d\u2019une fuite en avant des chefs d\u2019Etat africains pris collectivement. En effet, il faut re\u0301gler la notion de frontie\u0300res et donc de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res coloniales, inscrite dans le marbre africain comme gage de \u00ab stabilite\u0301 \u00bb.<\/p>\n<p>Or, la fragmentation des E\u0301tats en Afrique repose sur une culture nationaliste, he\u0301rite\u0301e de l\u2019Etat-nation, une entite\u0301 he\u0301rite\u0301e des vestiges des frontie\u0300res coloniales. Cette approche nationaliste s\u2019oppose a\u0300 celle du \u00ab panafricanisme \u00bb qui rappelle la re\u0301alite\u0301 historique d\u2019une Afrique sans frontie\u0300res coloniales.<\/p>\n<p>Or, la notion de \u00ab frontie\u0300re \u00bb selon la culture africaine repose sur la notion de \u00ab solidarite\u0301 \u00bb he\u0301rite\u0301e de la Maa\u0302t de l\u2019Egypte ancestrale des pharaons noirs. Il est question d\u2019accepter sur la base d\u2019une engagement individuel et collectif, souvent fonde\u0301 sur des pre\u0301ceptes spirituels ou divins, les modalite\u0301s du \u00ab vivre ensemble \u00bb. Celles-ci s\u2019accompagnent des re\u0300gles et comportements qui doivent re\u0301gir celles et ceux qui les acceptent afin de trouver pacifiquement et selon des modalite\u0301s convenues a\u0300 l\u2019avance, un consensus sur le mode de prise de de\u0301cision et re\u0300glement des conflits.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit donc bien d\u2019une de\u0301cision des \u00ab humains \u00bb, me\u0302me si la ge\u0301ographie peut parfois faciliter les de\u0301limitations. En re\u0301alite\u0301, il n\u2019y a pas de \u00ab frontie\u0300res naturelles \u00bb telles que les fleuves ou les montagnes ou me\u0302me les mers, puisqu\u2019il est possible de cre\u0301er des ponts, des tunnels, d\u2019escalader ou de naviguer et retrouver une forme d\u2019acceptation du \u00ab vivre ensemble \u00bb. Une langue peut servir a\u0300 imaginer une frontie\u0300re&#8230; mais la langue ne peut e\u0302tre une frontie\u0300re.<\/p>\n<p>Donc, il s\u2019agit bien de \u00ab conventions \u00bb et \u00ab d\u2019arrangements \u00bb des humains pour fixer ou pas une frontie\u0300re. Si certaines frontie\u0300res sont reconnues et d\u2019autres pas comme les nombreux conflits territoriaux en te\u0301moignent, il faut bien comprendre qu\u2019il s\u2019agit en de\u0301finitive d\u2019un rapport de force entre celui qui va imposer sa \u00ab convention \u00bb de l\u2019espace et celui qui ne pourra pas le faire. La frontie\u0300re reconnue rele\u0300ve donc bien d\u2019un rapport de force a\u0300 un moment ou un autre dans le temps et suppose une reconnaissance par un grand nombre d\u2019autres Etats-nations.<\/p>\n<p>Sans territoire, sans reconnaissance exte\u0301rieure, il est difficile pour les espaces autoproclame\u0301s d\u2019acce\u0301der a\u0300 la notion d\u2019Etat-nation, encore moins de clarifier leurs frontie\u0300res. Le \u00ab vivre ensemble \u00bb ne suffit donc pas. La caracte\u0300re mouvant et agile d\u2019une frontie\u0300re conduit a\u0300 parler de \u00ab zone frontie\u0300re \u00bb ou d\u2019espace tampon pour signifier justement qu\u2019il n\u2019y a pas de limites formelles entre un espace et un autre, entre un groupe culturel, linguistique, ethnique, politique, etc. et un autre. C\u2019est donc bien la \u00ab convention \u00bb et les forces que les populations acceptent de donner a\u0300 cette convention qui finissent par parcelliser le principe du \u00ab vivre ensemble \u00bb malgre\u0301 les appartenances a\u0300 des espaces sociologiques, physiques, culturels, cultuels et e\u0301conomiques divers.<\/p>\n<p>Paradoxalement, et contrairement a\u0300 la croyance populaire, c\u2019est bien la \u00ab frontie\u0300re \u00bb qui limite la propension a\u0300 s\u2019organiser pour vivre ensemble et non le contraire. Sans les frontie\u0300res, les humains sont conduits a\u0300 accepter une forme d\u2019appartenance multipolaire, ouvrant la voie a\u0300 la neutralisation de la hie\u0301rarchisation des espaces et des cultures, et donc de la neutralisation du racisme. Les frontie\u0300res sont des formes avance\u0301es de structuration de l\u2019espace a\u0300 des fins d\u2019appropriation exclusive. Cette forme de rejet de l\u2019inclusivite\u0301 de l\u2019autre se perpe\u0301tue gra\u0302ce au rapport de forces sauf si un projet politique tente d\u2019y mettre fin, dans un espace donne\u0301, en espe\u0301rant un jour au plan mondial. Le choix politique sous-jacent a\u0300 la de\u0301limitation de la frontie\u0300re rele\u0300ve lui-aussi de la connaissance historique des origines de l\u2019Etat-nation dont se re\u0301clament certains \u00ab nationalistes \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019Afrique des dirigeants peine a\u0300 e\u0301couter ses populations qui n\u2019ont de convention que celle d\u2019une Afrique sans frontie\u0300res, comme avant l\u2019invasion et la barbarie coloniales assimile\u0301es a\u0300 de la civilisation, alors qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019abord d\u2019une fragmentation pour mieux contro\u0302ler les Africains[4]. Pour ce faire, il fallait s\u2019assurer que les droits qui allaient s\u2019appliquer dans les frontie\u0300res occidentales ne s\u2019appliquent pas dans les frontie\u0300res africaines. C\u2019est la ne\u0301gation de l\u2019humanite\u0301 de l\u2019autre, ce qui caracte\u0301rise le crime du colonialisme, un crime contre l\u2019humanite\u0301 qui suppose la ne\u0301gation de la culture africaine. Il fut donc question d\u2019une frontie\u0300re coloniale sans souverainete\u0301 et donc sans dignite\u0301 et autode\u0301termination.<\/p>\n<p>La persistance de chefs d\u2019Etat africains ne repre\u0301sentant pas leurs peuples sur une base de\u0301mocratique et du vivre ensemble s\u2019explique justement par la persistance de la prolongation de l\u2019Etat colonial remanie\u0301 pour servir des inte\u0301re\u0302ts e\u0301trangers. Cet Etat postcolonial est un Etat raccommode\u0301 qui a besoin de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res pour se perpe\u0301tuer et se renouveler. Ne pas le comprendre a conduit le Peuple africain a\u0300 s\u2019en prendre uniquement aux repre\u0301sentants de l\u2019Etat ex-colonisateur en oubliant de conside\u0301rer la forte responsabilite\u0301 des responsables africains en mode procuration quand il ne s\u2019agit pas de sous-traitance. Le pire est lorsque cela s\u2019ope\u0300re sous la forme de la servitude volontaire, contraignant a\u0300 termes les peuples africains a\u0300 une libe\u0301ration mentale, puis politique et e\u0301conomique pour retrouver leur souverainete\u0301 territoriale au sein de frontie\u0300res qui ne manqueront pas de s\u2019e\u0301largir jusqu\u2019a\u0300 recouvrir l\u2019ensemble de l\u2019Afrique sans frontie\u0300res, l\u2019Afrique d\u2019avant l\u2019arrive\u0301e des colonisateurs.<\/p>\n<p>Le vivre ensemble en Afrique n\u2019est possible que lorsque les frontie\u0300res imaginaires ou re\u0301elles, impose\u0301es ou cre\u0301e\u0301es, sont abolies. Comme chacun avance a\u0300 son propre rythme avec les amalgames et les confusions sur le panafricanisme, l\u2019Afrique, sans les frontie\u0300res coloniales, pourraient avoir besoin de me\u0302me nombre d\u2019anne\u0301es, soit deux sie\u0300cles, pour effacer les traces, dites inde\u0301le\u0301biles, de la culture d\u2019agression coloniale. Encore faut-il de la volonte\u0301 et de la connaissance de l\u2019histoire africaine raconte\u0301e par des Africains.<\/p>\n<p>4. FRONTIE\u0300RES AFRICAINES DU 20e SIE\u0300CLE: VESTIGES DE L\u2019AGRESSION COLONIALE OCCIDENTALE<\/p>\n<p>Historiquement, l\u2019Afrique n\u2019avait pas de frontie\u0300res de\u0301limite\u0301es. Ce sont les puissances coloniales occidentales qui, unilate\u0301ralement se sont partage\u0301es l\u2019Afrique au cours de la Confe\u0301rence de Berlin[5] (1884-1885). Cette division de l\u2019Afrique sans les Africains reposait sur le fait que les populations de l\u2019Afrique ne pouvaient e\u0302tre des \u00ab e\u0301gaux \u00bb en tant qu\u2019humain, ni en droit. Il s\u2019agit au pire d\u2019animaux, au mieux d\u2019un bien meuble dont on pouvait abuser.<\/p>\n<p>De fait, l\u2019espace que les Africains occupaient depuis la cre\u0301ation du monde est devenu, unilate\u0301ralement, une \u00ab proprie\u0301te\u0301 \u00bb de ceux qui au de\u0301but du 20e sie\u0300cle se conside\u0301raient comme les \u00ab mai\u0302tres \u00bb du monde, gra\u0302ce a\u0300 une avance technologique passage\u0300re dans le domaine militaire. Ces frontie\u0300res impose\u0301es par les puissances coloniales occidentales ont e\u0301te\u0301 trace\u0301es pour empe\u0302cher d\u2019abord toute forme de re\u0301unification du continent, avec en filigrane, l\u2019objectif d\u2019assurer et d\u2019empe\u0302cher la mise en cause de l\u2019he\u0301ge\u0301monie, de l\u2019expansionnisme et de la domination occidentale, sous toutes ses formes.<\/p>\n<p>Or, pour re\u0301ussir dans le long-terme un tel objectif machiave\u0301lique, il fallait absolument nier, de\u0301truire, puis remplacer les cultures africaines. Il suffisait alors de substituer les mate\u0301rialite\u0301s ethniques, linguistiques, religieuses, sociales, e\u0301conomiques et politiques des peuples africains par celles provenant du \u00ab mai\u0302tre-colon \u00bb, transforme\u0301 pour l\u2019occasion en \u00ab mai\u0302tre-civilisateur \u00bb. Or, ce dessein universaliste de colonisation de la pense\u0301e mondiale par la pense\u0301e occidentale n\u2019a pas disparu et est a\u0300 l\u2019origine des alliances du G7, de l\u2019OTAN et de ses partenaires officiels ou officieux. C\u2019est cette forme d\u2019impe\u0301rialisme qui justifie le positionnement du G7, de l\u2019OTAN et ses allie\u0301s sur toutes les formes de colonisation de la culture, du territoire et des matie\u0300res premie\u0300res d\u2019autrui.<\/p>\n<p>5. LES DIRIGEANTS AFRICAINS INCAPABLES DE LEVER L\u2019INTANGIBILITE\u0301 DES FRONTIE\u0300RES COLONIALES<\/p>\n<p>La gestion de l\u2019he\u0301ritage colonial des frontie\u0300res africaines n\u2019est qu\u2019une succession d\u2019erreurs strate\u0301giques double\u0301e d\u2019un manque de volonte\u0301 collective chronique des dirigeants africains. Ces derniers, en refusant d\u2019e\u0301couter le Peuple africain, qui aspire a\u0300 retrouver son unite\u0301 ancestrale, ont choisi l\u2019hypocrisie et le double-standard. Ils ont opte\u0301:<\/p>\n<p>d\u2019une part, pour les annonces d\u2019unite\u0301 africaine et d\u2019inte\u0301grations re\u0301gionales aux de\u0301pens de pratiques inverses de stabilisation du statut quo colonial ; et<\/p>\n<p>d\u2019autre part, pour le principe d\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res, que les guerres souvent importe\u0301es en Afrique ont contribue\u0301 a\u0300 mettre en cause dans une logique de parcellisation des nations et des pays et moins dans la logique d\u2019avancer vers une confe\u0301de\u0301ration d\u2019Etats et de Nations.<\/p>\n<p>La question de savoir si l\u2019Union africaine est \u00ab incapable \u00bb de s\u2019unir, d\u2019opter pour un passeport commun et de lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res[6] demeure une actualite\u0301 bru\u0302lante.<\/p>\n<p>Depuis les anne\u0301es 1885, le processus de de\u0301limitation des frontie\u0300res s\u2019est poursuivi avec une forme d\u2019apoge\u0301e incongrue en 1964 lors du sommet de l\u2019Organisation de l\u2019Unite\u0301 Africaine (OUA) a\u0300 savoir: une re\u0301solution spe\u0301cifique a e\u0301te\u0301 adopte\u0301e pour maintenir \u00ab l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines[7] \u00bb.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de la Re\u0301solution A.H.G.\/16-1 du 21 juillet 1964 qui proclamait \u00ab que tous les Etats membres (de l\u2019OUA) s\u2019engagent a\u0300 respecter les frontie\u0300res existant au moment ou\u0300 ils ont acce\u0301de\u0301 a\u0300 l\u2019inde\u0301pendance \u00bb. En filigrane, il s\u2019agit d\u2019appliquer un droit romain devenu un droit international dit \u00ab la re\u0300gle de l\u2019Uti possidetis \u00bb. Cette re\u0300gle cense\u0301e \u00ab pre\u0301server la paix \u00bb et \u00ab e\u0301teindre les conflits \u00bb constitue une injustice fondamentale dans le temps pour les Peuples africains. Cette re\u0300gle stipulait en latin que \u00ab de la fac\u0327on dont vous posse\u0301dez [une chose, un territoire,&#8230;], vous posse\u0301diez ainsi [cette chose, a\u0300 l\u2019avenir] \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est un principe qui pre\u0301serve de facto le statut quo, autrement dit, empe\u0302che toute correction des injustices he\u0301rite\u0301es de la Confe\u0301rence occidentale sur le partage de l\u2019Afrique en 1884-1885 et surtout les amplifient avec les guerres par procuration sur le sol africain.<\/p>\n<p>Pour contester l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines, toutes revendications territoriales de la pe\u0301riode postcoloniale faisaient alors l\u2019objet d\u2019un contentieux devant la Cour internationale de Justice ou trouvaient ou pas des solutions dans une guerre sur le terrain, une guerre de procuration, de\u0300s lors que les principaux pays occidentaux sont les premiers fournisseurs d\u2019armes pour s\u2019assurer un \u00ab retour sur investissement \u00bb. Une fois la situation temporairement \u00ab immobilise\u0301e \u00bb comme pour:<\/p>\n<p>le territoire du Sahara Occidental qui demeure un conflit ouvert entre le Maroc, la Mauritanie, l\u2019Alge\u0301rie et l\u2019Etat Sahraoui suite la reconnaissance par l\u2019OUA de la Re\u0301publique Arabe Sahraouie, un Etat revendique\u0301 le Front Polisario ;<\/p>\n<p>l\u2019e\u0301miettement de l\u2019Ethiopie avec l\u2019Erythre\u0301e et en discussion la re\u0301gion du Tigre\u0301e ;<\/p>\n<p>l\u2019annexion d\u2019une partie de la Re\u0301publique de\u0301mocratique du Congo avec un conflit ouvert avec le Rwanda et indirectement avec l\u2019Ouganda ;<\/p>\n<p>les tentatives de se\u0301cession soutenue par l\u2019Occident comme le Biafra au Nigeria, le Katanga au Zai\u0308re (actuelle RDC), le Soudan Sud et la guerre actuelle au Soudan non sans rapport avec des territoires annexe\u0301s par l\u2019Egypte, la Libye entre avec le Gouvernement de Tripoli soutenu par l\u2019Occident et le gouvernement de Benghazi\/Misrata, etc. ;<\/p>\n<p>les nombreux conflits frontaliers comme celui du Togo britannique entre le Togo et le Ghana, la bande d\u2019Aouzou ou le Darfour entre le Tchad, la Libye et le Soudan, etc. ;<\/p>\n<p>le principe de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res finit par ge\u0301ne\u0301rer des conflits territoriaux qui, a\u0300 leur tour, finissent par se transformer en de ve\u0301ritables guerres de de\u0301stabilisation du territoire africain. La preuve est une re\u0301fe\u0301rence a\u0300 l\u2019intervention insense\u0301e de l\u2019OTAN en Libye et ses conse\u0301quences dans le Sahel ou le conflit d\u2019inge\u0301rence en Re\u0301publique de\u0301mocratique du Congo.<\/p>\n<p>Sans volonte\u0301 entre les pays concerne\u0301s et malgre\u0301 la de\u0301cision de la Cour Internationale de justice, les dossiers reposant sur \u00ab l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines \u00bb divisent l\u2019Afrique. Le droit international a fait place aux relations internationales et la loi du \u00ab plus fort \u00bb.<\/p>\n<p>Autrement dit, les chefs d\u2019Etat qui luttaient collectivement pour leurs inde\u0301pendances juridique, politique et e\u0301conomique sont les me\u0302mes qui individuellement et collectivement ont consacre\u0301 le maintien des \u00ab frontie\u0300res coloniales \u00bb dans la pe\u0301riode postcolonisation. Ce manque d\u2019unite\u0301 que les livres d\u2019histoire de l\u2019Afrique re\u0301sument souvent a\u0300 l\u2019opposition entre les deux grandes the\u0301ories divergentes des chefs d\u2019Etat africains en 1963, a\u0300 savoir d\u2019une part:<\/p>\n<p>l\u2019unite\u0301 africaine par une approche fe\u0301de\u0301raliste ; et<\/p>\n<p>l\u2019unite\u0301 africaine par une approche de l\u2019Afrique des Etats, ne\u0301s de l\u2019he\u0301ritage d\u2019un de\u0301coupage arbitraire des colonisateurs occidentaux.<\/p>\n<p>6. RETROUVER LA DYNAMIQUE D\u2019UNE AFRIQUE SANS FRONTIERES<\/p>\n<p>En 1963, deux groupes s\u2019affrontaient au sein de la \u00ab de\u0301funte \u00bb Organisation de l\u2019Unite\u0301 africaine. Certains be\u0301ne\u0301ficiaient d\u2019un appui exte\u0301rieur notable et ont fini par l\u2019emporter. Il s\u2019agit du:<\/p>\n<p>du groupe de Casablanca conside\u0301re\u0301 comme des \u00ab progressistes \u00bb avec entre autres, les pre\u0301sidents guine\u0301en Se\u0301kou Toure\u0301, le ghane\u0301en Kwame Nkrumah qui ont milite\u0301 pour la cre\u0301ation d\u2019un E\u0301tat fe\u0301de\u0301ral africain dote\u0301 d\u2019un gouvernement, d\u2019un budget, d\u2019une arme\u0301e, d\u2019une monnaie commune, et de banques africaines&#8230; ; et<\/p>\n<p>du groupe de Monrovia conside\u0301re\u0301 comme des conservateurs, avec entre autres, les pre\u0301sidents ivoirien Fe\u0301lix Houphoue\u0308t-Boigny, malgache Philibert Tsiranana, Le\u0301opold Se\u0301dar Senghor, Haile\u0301 Se\u0301lassie\u0301 qui ont milite\u0301 pour maintenir l\u2019Afrique dans le giron des anciens colonisateurs par des formes nouvelles, spe\u0301ciales et secre\u0300tes de coope\u0301rations privile\u0301gie\u0301es.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui a\u0300 l\u2019ore\u0301e de 2024, ces groupes se sont reconstitue\u0301s dans un monde multipolaire et les luttes officiellement intestines perdurent gra\u0302ce aux inge\u0301rences multiples exte\u0301rieures. L\u2019Afrique des dirigeants n\u2019a pas encore appris a\u0300 s\u2019organiser comme un \u00ab continent \u00bb, un ensemble homoge\u0300ne qui doit faire abstraction de la parenthe\u0300se coloniale pour retrouver sa dynamique d\u2019un continent sans frontie\u0300res d\u2019antan.<\/p>\n<p>7. LA \u00ab SE\u0301LECTIVE \u00bb LIBRE CIRCULATION DES AFRICAINS AU SEIN DE FRONTIE\u0300RES AFRICAINES INTANGIBLES<\/p>\n<p>Face au postulat que les chefs d\u2019Etat africains refusent de remettre en cause, le concept de la \u00ab libre circulation \u00bb des biens, des services et des humains s\u2019est graduellement impose\u0301, selon deux sources contradictoires:<\/p>\n<p>d\u2019une part, le peuple africain y compris ceux de la Diaspora et des Afrodescendants n\u2019ont cesse\u0301 de plaider en faveur d\u2019un \u00ab retour \u00bb a\u0300 une Afrique sans frontie\u0300res ; et<\/p>\n<p>d\u2019autre part, la pression des grandes entreprises multinationales soutenues par les Etats occidentaux, qui souhaitaient pouvoir acce\u0301der aux matie\u0300res premie\u0300res dans des conditions hors marche\u0301 ainsi qu\u2019a\u0300 de larges marche\u0301s sans les contraintes administratives, bureaucratiques, fiscales d\u2019usage.<\/p>\n<p>Or, une libre circulation suppose la leve\u0301e de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res africaines. Mais pluto\u0302t que se saisir du proble\u0300me a\u0300 bras le corps au regard de l\u2019histoire africaine de libre circulation sans frontie\u0300res sauf au cours de la parenthe\u0300se de deux sie\u0300cles sous domination occidentale, les dirigeants africains ont opte\u0301 pour laisser chacun des chefs d\u2019Etat africains choisir les formes, la date et la vitesse a\u0300 laquelle la nouvelle forme d\u2019inte\u0301gration dans un espace sous embargo de l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res devrait s\u2019ope\u0301rer. En re\u0301alite\u0301, c\u2019est un de\u0301ni de la subsidiarite\u0301 et de la consociativite\u0301 comme fondements de l\u2019Union africaine[8].<\/p>\n<p>De\u0301ja\u0300 en 2016, l\u2019Union africaine (UA) a introduit un passeport africain en s\u2019alignant sur l\u2019approche de l\u2019Union europe\u0301enne. Mais les chefs d\u2019Etat africains l\u2019ont limite\u0301 aux seuls diplomates et les fonctionnaires de l\u2019UA.<\/p>\n<p>\u00ab Charite\u0301 bien ordonne\u0301e commence par soi-me\u0302me \u00bb&#8230;<\/p>\n<p>Chacun peut s\u2019interroger sur les grandes de\u0301clarations de l\u2019Union africaine qui affiche comme l\u2019un des objectifs de ses projets phares re\u0301alisables a\u0300 l\u2019horizon 2063, le besoin de \u00ab lever les restrictions sur la capacite\u0301 des Africains a\u0300 voyager, travailler et vivre au sein de leur propre continent[9] \u00bb et oublier de \u00ab lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res \u00bb comme si tous les \u00ab douaniers africains \u00bb respectaient le bout de papier que constitue \u00ab le passeport \u00bb, fusse-t-il africain, comme un \u00ab passe-partout \u00bb.<\/p>\n<p>Dans la me\u0302me veine, les chefs d\u2019Etat de l\u2019Union africaine ont choisi comme un autre des objectifs de leurs projets phares re\u0301alisables a\u0300 l\u2019horizon 2063, la re\u0301alisation de la Zone de libre-e\u0301change continentale africaine (ZLECA). Il s\u2019agit d\u2019un marche\u0301 libre de pre\u0300s de 1,3 milliards d\u2019Africains, avec comme avantages connexes:<\/p>\n<p>une avance\u0301e notable de l\u2019inte\u0301gration re\u0301gionale ;<\/p>\n<p>un renforcement de l\u2019unite\u0301 continentale en Afrique[10] ; et surtout<\/p>\n<p>une unification du marche\u0301 africain qui devrait profiter en priorite\u0301 aux ventes des entreprises multinationales sur un marche\u0301 estime\u0301 a\u0300 3,4 trillions de dollars ame\u0301ricains, ce qui suppose une progression de la concurrence de\u0301loyale envers les entreprises industrielles africaines en gestation.<\/p>\n<p>Autrement dit, le \u00ab pari \u00bb de l\u2019Union africaine est d\u2019estimer qu\u2019une Afrique sans visa pour les Africains devrait leur permettre de circuler librement sur un continent ou\u0300 l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res demeure la re\u0300gle.<\/p>\n<p>La re\u0301alite\u0301 est que la de\u0301cision d\u2019octroyer un passeport africain et d\u2019assurer a\u0300 tous les africains y compris ceux de la Diaspora et les Afrodescendants, une entre\u0301e en Afrique sans visa se re\u0301alise sur une base volontaire. Tant qu\u2019au moins 50 % des 55 pays africains n\u2019auront pas mis en \u0153uvre cette de\u0301cision, on ne pourra pas parler de mobilite\u0301 intra-africaine facilite\u0301e.<\/p>\n<p>8. CINQ PAYS AFRICAINS SANS VISAS POUR LES AFRICAINS EN 2023<\/p>\n<p>En 2023, le Rwanda et le Kenya[11] ont rejoint la Gambie, le Be\u0301nin et les Seychelles en adoptant la suppression des restrictions de voyage pour les citoyens africains[12]. Pour le Kenya, cette de\u0301cision ne sera effective qu\u2019a\u0300 la fin de 2023[13]. Les de\u0301cisions parcellaires de quelques cinq Etats d\u2019accepter l\u2019entre\u0301e des Africains sur leur territoire sans un visa pourraient me\u0302me devenir contre-productives.<\/p>\n<p>Cinq (5) pays sur 55 pays, soit moins de 9 % des pays africains seraient en pratique pre\u0302ts a\u0300 autoriser la libre circulation des citoyens africains, des biens et des services. Cela n\u2019est qu\u2019une goutte d\u2019eau pour progresser vers la libe\u0301ration totale de la Zone de libre-e\u0301change continentale africaine[14], mais devrait faciliter le retour d\u2019une partie de la Diaspora africaine en Afrique, ce qui aura un impact significatif sur le de\u0301veloppement e\u0301conomique[15] et la migration circulaire.<\/p>\n<p>Malgre\u0301 les passeports communs et le visa e\u0301lectronique dit \u00ab eVisa \u00bb au sein de certaines communaute\u0301s e\u0301conomiques re\u0301gionales ou\u0300 le passeport commun permet de circuler librement, au moins par avion, car par la route, c\u2019est un parcours de combattant, pour pre\u0300s de 47 % des voyages entre E\u0301tats africains, les citoyens du continent sont toujours tenus d\u2019obtenir un visa avant de voyager.<\/p>\n<p>Selon un rapport de la Commission de l\u2019Union africaine (CUA) et la Banque africaine de de\u0301veloppement (BAD) date\u0301 du 10 de\u0301cembre 2020 intitule\u0301 \u00ab Visa Openness Index Report 2020[16] \u00bb, le niveau d\u2019ouverture des frontie\u0300res des pays africains aux voyageurs demeure faible[17]. En 2020, il n\u2019y a que 24 pays qui offraient la possibilite\u0301 d\u2019un eVisa obtenu a\u0300 l\u2019arrive\u0301e gra\u0302ce a\u0300 l\u2019adoption du syste\u0300me du visa e\u0301lectronique, soit 44 % en 2020[18]. En 2023, le nombre de pays est de 26 sur 55 pays en Afrique, soit 47 % de l\u2019Afrique avec notamment les pays suivants: Angola, Be\u0301nin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Co\u0302te d\u2019Ivoire, Djibouti, E\u0301gypte, E\u0301thiopie, Gabon, Guine\u0301e, Guine\u0301e-Bissau, Guine\u0301e e\u0301quatoriale, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maroc, Mozambique, Ouganda, Rwanda, Sao Tome\u0301-et-Principe, Sierra Leone, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe[19].<\/p>\n<p>9. CONCLUSION: LA FAIBLE MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE FREINE LA PERFORMANCE LOGISTIQUE AFRICAINE<\/p>\n<p>Malgre\u0301 quelques avance\u0301es sur le eVisa, l\u2019obtention du visa a\u0300 l\u2019arrive\u0301e et l\u2019exemption de visa pour les Africains et la Diaspora africaine dans 5 pays africains, on est loin de la libre circulation des citoyens du monde sur l\u2019ensemble du continent. Les retombe\u0301es sur le tourisme en Afrique sont encore peu visibles.<\/p>\n<p>Le cou\u0302t de la mauvaise mobilite\u0301 intra-africaine sur la performance logistique en Afrique fait perdre d\u2019importants points de croissance e\u0301conomique au continent. Ne pas en prendre conscience et continuer a\u0300 ne pas lutter contre la corruption qui freine la mobilite\u0301 est une erreur que les dirigeants africains payent cash.<\/p>\n<p>La performance logistique de l\u2019Afrique subsaharienne demeure la plus faible parmi toutes les re\u0301gions du monde. Entre 1 qui repre\u0301sente le niveau le plus faible et 5 le niveau le plus e\u0301leve\u0301 d\u2019un index du groupe de la Banque mondiale en 2022[20], l\u2019Afrique subsaharienne a e\u0301te\u0301 classe\u0301e a\u0300 2,5, bien en dessous de la moyenne mondiale de 3,0 et la re\u0301gion Asie de l\u2019Est et pacifique estime\u0301e a\u0300 3,3. Ce note est me\u0302me sous-estime\u0301e si l\u2019on prend en compte la qualite\u0301 de\u0301grade\u0301e de l\u2019infrastructure physique et infostructure devant soutenir les e\u0301changes, le transport et la mobilite\u0301 en ge\u0301ne\u0301ral.<\/p>\n<p>Bref, la bureaucratie, les tracasseries et la corruption africaines demeurent un frein a\u0300 la circulation des citoyens du monde en Afrique, les Africains sont les premiers victimes d\u2019un syste\u0300me qui souffre de transparence. YEA.<\/p>\n<p>16 novembre 2023.<\/p>\n<p>Dr. Yves Ekoue\u0301 AMAI\u0308ZO<\/p>\n<p>Directeur de Afrocentricity Think Tank<\/p>\n<p>Contact: yeamaizo@afrocentricity.info<\/p>\n<p>\u00a9 Afrocentricity Think Tank<\/p>\n<p>Notes:<\/p>\n<p>\u00ab On fait comment \u00bb est une expression populaire africaine, typiquement du Cameroun qu\u2019il ne faut pas confondre avec le \u00ab camfranc\u0327ais dit camc\u0327ais\u00bb ou camanglais dit camglais \u00bb qui signifie une demande de \u00ab bakchich \u00bb, ge\u0301ne\u0301ralement par un fonctionnaire ou une personne subalterne, bien que des dirigeants semblent en faire aussi usage. \u2191<\/p>\n<p>Le\u0301nine, V. I. (1966). Que faire ? Editions Seuil: Paris. \u2191<\/p>\n<p>Un interview et un de\u0301bat a eu lieu avec la te\u0301le\u0301vision Russia Today (RT) en franc\u0327ais. Le texte et la vide\u0301o\/podcast fera l\u2019objet d\u2019une diffusion te\u0301le\u0301vise\u0301e avec un co-de\u0301batteur sur RT en franc\u0327ais. Le lien sera disponible sur www.afrocentricity.info. \u2191<\/p>\n<p>Verges, J. (2010). \u00ab Jacques Verge\u0300s. Dans les territoires coloniaux \u00bb. In Dailymotion sur youtu.be. 8,35 mn. 29 septembre 2010. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/youtu.be\/wBK6XVKAW6s?si=dDnIC23iPnVLDqBP \u2191<\/p>\n<p>Ouattra, L. K. (2014). \u00ab Les frontie\u0300res en Afrique: He\u0301ritage du passe\u0301 colonial, enjeu actuel \u00bb. Note de recherche nume\u0301ro 11. Juillet 2014. 16p. In Thinking Africa. Institut de Recherche et d\u2019Enseignement sur la Paix. www.thinkingafrica.org. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Frontieres-en-Afrique_NDR.pdf \u2191<\/p>\n<p>Amai\u0308zo, Y. E. (coll.) (2002). L\u2019Afrique est-elle incapable de s\u2019unir ? Lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res et opter pour un passeport commun. Avec une pre\u0301face de Professeur Joseph Ki-Zerbo. Editions L\u2019Harmattan: Paris. \u2191<\/p>\n<p>Adiakpo, S. (2018). \u00ab Intangibilite\u0301 des frontie\u0300res en Afrique et panafricanisme: Une e\u0301quation quasi-irre\u0301ductible ? \u00bb. In Lafrique des ide\u0301es.org. 1er de\u0301cembre 2018. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/www.lafriquedesidees.org\/intangibilite-frontieres-afrique-panafricanisme-equation-quasi-irreductible\/ \u2191<\/p>\n<p>Dieng, P. B. (2002). Vers des assemble\u0301es supranationales africaines: subsidiarite\u0301 et consociativite\u0301 comme fondements \u00bb, pp. 515-560. In Amai\u0308zo, Y. E. (coll.) (2002). L\u2019Afrique est-elle incapable de s\u2019unir ? Lever l\u2019intangibilite\u0301 des frontie\u0300res et opter pour un passeport commun. Avec une pre\u0301face de Professeur Joseph Ki-Zerbo. Editions L\u2019Harmattan: Paris. \u2191<\/p>\n<p>Union africaine (2013). \u00abProjets phares de l\u2019agenda 2063 \u00bb. In www.au.int. 10 juin 2013. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/au.int\/fr\/agenda2063\/projets-phares \u2191<\/p>\n<p>Hessoum, C. (2023). \u00ab Apre\u0300s le Kenya, le Rwanda supprime les visas pour les africains \u00bb. In La nouvelletribune.com. 4 novembre 2023. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/lanouvelletribune.info\/2023\/11\/apres-le-kenya-le-rwanda-supprime-les-visas-pour-les-africains\/ \u2191<\/p>\n<p>Hessoum, C. (2023). \u00ab Apre\u0300s le Kenya, le Rwanda supprime les visas pour les africains \u00bb. In La nouvelletribune.com. 4 novembre 2023. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/lanouvelletribune.info\/2023\/11\/apres-le-kenya-le-rwanda-supprime-les-visas-pour-les-africains\/ \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). \u00ab Les voyageurs africains ne peuvent se rendre sans visa que dans 3 pays du continent \u00bb. In www.agenceecofin.com. 12 de\u0301cembre 2020. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/www.agenceecofin.com\/gouvernance\/1212-83480-les-voyageurs-africains-ne-peuvent-se-rendre-sans-visa-que-dans-3-pays-du-continent \u2191<\/p>\n<p>Hessoum, C. (2023). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Mutahi, B. et Mudibo, Z. (2021). \u00ab Zone de libre-e\u0301change africaine: qu\u2019est-ce qui va changer? \u00bb. In BBC News, Nairobi. 4 fe\u0301vrier 2021. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/www.bbc.com\/afrique\/region-55844009 \u2191<\/p>\n<p>BAD et CUA (2020). Africa Visa Openness Report 2020. Banque africaine de De\u0301veloppement et Commission de l\u2019Union africaine. Acce\u0301de\u0301 le 13 novembre 2023. Voir https:\/\/www.visaopenness.org\/fileadmin\/uploads\/afdb\/Documents\/VisaOReport2020-R6_10dec20.pdf \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Atangana, V. N. (2020). Op. Cit. \u2191<\/p>\n<p>Couix. S. (2023). \u00ab 2023: les pays qui proposent un visa e\u0301lectronique \u00bb. In www.visamundi.co. 23 juin 2023. Acce\u0301de\u0301 le 12 novembre 2023. Voir https:\/\/www.visamundi.co\/blog\/visas-electroniques\/ \u2191<\/p>\n<p>World Development Indicators (2023). \u00ab Logistic Performance Index 2022\u201d. World Bank Group: Washington D.C.<\/p>\n<p>[13\/12 a\u0300 10:35] Joel Liberte\u0301: TRIBUNE LIBRE\/Togo: Quand le vide s\u2019installe, on le constate un point c\u2019est tout<\/p>\n<p>*Il n\u2019y a me\u0302me pas de pole\u0301mique.*<\/p>\n<p>*Quand le vide s\u2019installe, on le constate un point c\u2019est tout.*<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019une institution comme l\u2019Assemble\u0301e Nationale se retrouve dans une situation de fait et ge\u0300re les affaires de l\u2019E\u0301tat dans ces conditions, point n\u2019a besoin d\u2019e\u0302tre constitutionnaliste ou diplo\u0302me\u0301 de grande universite\u0301 pour savoir qu\u2019il y a un vide.<\/p>\n<p>L\u2019article 52 aline\u0301a 11 qui est cense\u0301 re\u0301gler ce cas de figure ne le peut malheureusement parcequ\u2019il y a des insuffisances dans son libelle\u0301. C\u2019est une \u0153uvre humaine, il peut y avoir de l\u2019inperfection. Et c\u2019est le cas ; surtout, lorsque l\u2019intention qui guidait les artisans de cette \u0153uvre n\u2019e\u0301tait pas bienveillante. Il faut le reconnai\u0302tre et l\u2019accepter. Point barre.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas parceque c\u2019est du droit, qu\u2019on ne doit pas y associer la logique. Le droit est bel bien base\u0301 sur la logique, je dirais le bon sens parcequ\u2019il est cense\u0301 re\u0301gir les rapports entre humains, Me AJAVON Zeus, e\u0301minent professeur de droit des universite\u0301s.<\/p>\n<p>D\u2019apre\u0300s mes maigres connaissances de droit, la constitution d\u2019un Pays peut se de\u0301finir comme e\u0301tant la fac\u0327on dont les pouvoirs confe\u0301re\u0301s aux diffe\u0301rentes institutions du pays sont organise\u0301s et transmis, de me\u0302me que leur fonctionnement dans l\u2019espace et dans le temps. Il est aussi admis que les pouvoirs sont ge\u0301ne\u0301ralement organise\u0301s suivant le principe que le pouvoir arre\u0302te le pouvoir.<\/p>\n<p>Me AJAVON Zeus peut-il nous dire laquelle des institutions dans notre Re\u0301publique et selon notre Constitution est habilite\u0301e a\u0300 prolonger le mandat des de\u0301pute\u0301s lorsque ce mandat arrive a\u0300 e\u0301che\u0301ance ? Me AJAVON Zeus peut-il affirmer aux Togolais en toute honne\u0302tete\u0301 et en toute sagesse et clairvoyance d\u2019esprit que l\u2019article 52, aline\u0301a 11 re\u0300gle le cas de figure qui se pre\u0301sentera le 31 de\u0301cembre 2023, lorsque le mandat de l\u2019actuelle Assemble\u0301e Nationale prendra fin ? Certains colle\u0300gues apprentis politiciens, imbus de leur suffisance du haut des perches capte\u0301s a\u0300 cause de l\u2019incohe\u0301rence politique de certains dans le domaine, croit pouvoir faire de la pe\u0301dagogie aux autres.<\/p>\n<p>Si une sage femme de\u0301clare la naissance d\u2019un enfant le 31 de\u0301cembre 2018, quel agent d\u2019e\u0301tat civil dira sur l\u2019acte de naissance que l\u2019enfant est ne\u0301 le 8 janvier 2019, a\u0300 moins qu\u2019il soit enivre\u0301 du lait de vache. Si nottre constitution dit que la nouvelle Assemble\u0301e Nationale se re\u0301unit de plein droit le premier mardi suivant la proclamation de\u0301finitive par la Cour constitutionnelle, cela ne veut pas dire que ceux qui sont de\u0301clare\u0301s e\u0301lus ne le sont qu\u2019a\u0300 partir de leur prise de fonction. Les de\u0301pute\u0301s sont e\u0301lus parlementaires a\u0300 partir de la date de la proclamation des re\u0301sultats de\u0301finitifs par la Cour constitutionnelle et leur mandat doit prendre fin a\u0300 cette me\u0302me date apre\u0300s le de\u0301lai pre\u0301vu pour la le\u0301gislature, et dans le cas pre\u0301sent, c\u2019est le 31 de\u0301cembre 2023. C\u2019est une question de logique, et mettons de co\u0302te\u0301 les gesticulations et les interpre\u0301tations guide\u0301es par les inte\u0301re\u0302ts de nos chapelles. C\u2019est notre pays le Togo qui doit e\u0302tre, en tout, notre priorite\u0301.<\/p>\n<p>Au demeurant, ce n\u2019est pas parceque la classe politique au cours de l\u2019anne\u0301e 2013 avait accepte\u0301 la prolongation faite par la Cour constitutionnelle que cela doit devenir une re\u0300gle. Elle n\u2019en a pas le droit.<\/p>\n<p>Ceci dit, la fin du mandat des de\u0301pute\u0301s a\u0300 l\u2019Assemble\u0301e Nationale ne signifie pas la disparition de l\u2019institution, mais ceux qui vont continuer a\u0300 l\u2019animer malgre\u0301 l\u2019expiration de leur de\u0301lai pre\u0301vu par la loi le feront dans l\u2019ille\u0301galite\u0301. Ils seront oblige\u0301s d\u2019exercer un pouvoir de fait. Et, e\u0301tant donne\u0301 qu\u2019aucune autre institution n\u2019a la pre\u0301rogative de prolonger leur mandat, on doit constater logiquement un vide constitutionnel car c\u2019est un cas non re\u0301gle\u0301 par le le\u0301gislateur constitutionnel.<\/p>\n<p>Acceptons que les hommes passent et les institutions restent ; n\u2019en de\u0301plaise au grand professeur de droit qu\u2019est Me Zeus AJAVON qui ne cesse d\u2019e\u0301tonner beaucoup de Togolais pour des raisons que l\u2019on ignore.<\/p>\n<p>Qu\u2019il nous souvienne qu\u2019en 2020, dans la nuit du 22 au 23 fe\u0301vrier, c\u2019est aussi lui, Me AJAVON Zeus qui a appele\u0301 le Dr Agbe\u0301yome\u0301 KODJO pour lui dire que d\u2019apre\u0300s les re\u0301sultats compile\u0301s par ses structures mis en place dans le cadre de cette e\u0301lection pre\u0301sidentielle, c\u2019est lui Agbe\u0301yome\u0301 qui a gagne\u0301 cette e\u0301lection. Mais quelques jours plus tard, c\u2019est aussi lui qui demandera des preuves au vainqueur pour attester sa victoire. Il reconnai\u0302tra plus tard dans une sortie alambique\u0301e qu\u2019il l\u2019a effectivement appele\u0301 pour lui dire qu\u2019il a gagne\u0301 mais qu\u2019il attendait les preuves par les proce\u0300s verbaux pour lui adresser ses fe\u0301licitations. E\u0301trange n\u2019est ce pas ! C\u2019est c\u0327a aussi le Togo ou\u0300 a\u0300 cause du syste\u0300me du pouvoir qui a fonctionne\u0301 depuis plusieurs de\u0301cennies, les gens ravalent facilement leur conviction sans en avoir aucune honte.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi ces incohe\u0301rences, ces ta\u0302tonnements, ces tergiversations, ces inde\u0301cisions et ces peaux de banane qui freinent la lutte et la rendent difficile et pe\u0301rilleuse pour les Togolais.<\/p>\n<p>C\u2019est dommage pour notre Pays.<\/p>\n<p>Certains autres juristes, et non des moindres parlent d\u2019une simple d\u2019esprit. Si c\u2019e\u0301tait le cas, pourquoi le le\u0301gislateur constitutionnel serait alors oblige\u0301 de pre\u0301voir l\u2019aline\u0301a 11 de l\u2019article 52. Quel serait alors l\u2019objectif vise\u0301 par cet aline\u0301a 11 de l\u2019article 52 si les gens pensent qu\u2019il n\u2019y a dans aucun pays le vide constitutionnel. Pourquoi les E\u0301tats-Unis font tout pour tenir l\u2019e\u0301lection pre\u0301sidentielle a\u0300 une date fixe\u0301e par leur Constitution et organise la succession au pouvoir de manie\u0300re rigoureuse ? Que craignent-ils en respectant scrupuleusement ces agendas pre\u0301alablement arre\u0302te\u0301s ? Pourquoi alors la De\u0301claration universelle des droits de l\u2019Homme dont nous faitons les 75 ans parle de l\u2019organisation des e\u0301lections _pe\u0301riodiquement_ et que certains textes consacrent ces e\u0301che\u0301ances e\u0301lectorales _a\u0300 intervalles re\u0301guliers_ ?<\/p>\n<p>Nos grands juristes admettent-ils alors que le pouvoir en place est libre de violer alle\u0300grement les dispositions constitutionnelles et se donner la lattitude d\u2019organiser la succession au pouvoir quand ils le veulent et comme ils l\u2019entendent ?<\/p>\n<p>Au demeurant, quel cas de forces majeur le pouvoir RPT\/Unir peut-il e\u0301voquer pour justifier la non tenue des e\u0301lections le\u0301gislatives a\u0300 la date pre\u0301vue par la constitution ? Comment nos juristes peuvent nommer ce cas de figure qui se pre\u0301sente a\u0300 nous ? Les togolais aimeraient bien apprendre et comprendre.<\/p>\n<p>Le RPT\/Unir a re\u0301ussi a\u0300 inhoculer la peur me\u0302me dans les esprits insoupc\u0327onnables.<\/p>\n<p>En tout e\u0301tat de cause, toutes ces gesticulations et autres e\u0301lucubrations ne sont que des faux-fuyants. La ve\u0301rite\u0301 finira toujours et toujours par s\u2019imposer.<\/p>\n<p>La nuit est longue mais le jour vient, nous a dit le Pe\u0300re de l\u2019Inde\u0301pendance de notre cher et beau pays le Togo.<\/p>\n<p>*Ge\u0301rard ADJA, le 13 de\u0301cembre 2023*.<\/p>\n<p>Sommaire:<\/p>\n<p>1. INTRODUCTION: MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE ENTRE OBJECTIF ET RE\u0301ALITE\u0301<\/p>\n<p>2. CIRCULER LIBREMENT EN AFRIQUE POUR LES AFRICAINS, UNE GAGEURE ?<\/p>\n<p>3. VIVRE ENSEMBLE EN AFRIQUE: AVEC OU SANS FRONTIE\u0300RES ?<\/p>\n<p>4. FRONTIE\u0300RES AFRICAINES DU 20e SIE\u0300CLE: VESTIGES DE L\u2019AGRESSION COLONIALE OCCIDENTALE<\/p>\n<p>5. LES DIRIGEANTS AFRICAINS INCAPABLES DE LEVER L\u2019INTANGIBILITE\u0301 DES FRONTIE\u0300RES COLONIALES<\/p>\n<p>6. RETROUVER LA DYNAMIQUE D\u2019UNE AFRIQUE SANS FRONTIERES<\/p>\n<p>7. LA \u00ab SE\u0301LECTIVE \u00bb LIBRE CIRCULATION DES AFRICAINS AU SEIN DE FRONTIE\u0300RES AFRICAINES INTANGIBLES<\/p>\n<p>8. CINQ PAYS AFRICAINS SANS VISAS POUR LES AFRICAINS EN 2023<\/p>\n<p>9. CONCLUSION: LA FAIBLE MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE FREINE LA PERFORMANCE LOGISTIQUE AFRICAINE<\/p>\n<p>1. INTRODUCTION: MOBILITE\u0301 INTRA-AFRICAINE ENTRE OBJECTIF ET RE\u0301ALITE\u0301<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/togo\">Togo<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Togo. Personne ne conteste le fait que la mobilite\u0301 des humains d\u2019un territoire a\u0300 l\u2019autre a contribue\u0301, contribue, et contribuera toujours au de\u0301veloppement e\u0301conomique, social et humain. 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