« Le débat ne devrait plus se situer si on a des entraîneurs de haut niveau non il y’en a, mais sur la capacité à les faire travailler avec les mains libres » Charles Douglas Ndemba

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« Le débat ne devrait plus se situer si on a des entraîneurs de haut niveau non il y’en a, mais sur la capacité à les faire travailler avec les mains libres » Charles Douglas Ndemba
« Le débat ne devrait plus se situer si on a des entraîneurs de haut niveau non il y’en a, mais sur la capacité à les faire travailler avec les mains libres » Charles Douglas Ndemba

Africa-Press – Cameroun. Le chroniqueur sportif s’appuie sur les résultats de Jean Baptiste Bisseck, entraîneur des Lionnes senior. Il estime qu’il a trouvé une équipe en reconstruction ce que son prédécesseur Gabriel zabo faisait déjà mais il n’a pas eu assez de temps.
Jean Baptiste Bisseck est ambitieux et il a la compétence de sa fonction. Quand on lui donne la sélection , il a à peine 2 semaines pour préparer une échéance fatidique avec les Lionnes. La suite on la connaît élimination et un jeu balbutiant. Le tollé s’est vite généralisé, la foule étant amnésique a oublié dans ses missives sur les réseaux sociaux qu’il venait de gagner chez les hommes avec Coton Sport de Garoua après une passe d’armes tactique de haut niveau avec son homologue Yves Clément Aroga d’alors coach de Bamboutos de Mbouda lors des play off à Douala.

Le débat au Cameroun ne devrait plus se situer sur les entraîneurs de haut niveau non il y’en a, mais il devrait être axé sur la capacité à les faire travailler dans un environnement sain avec les mains libres en définissant clairement leur mission ou le projet. En clair l’arrivée d’un sélectionneur est suivie d’une conférence de presse ou son employeur l’état représenté par l’organe technique (la fédération ) prend la parole pour à la fois expliquer ce choix et fixer le cap afin d’éviter les interprétations de toutes sortes et au final la manipulation.

Avec le sélectionneur Bisseck nous constatons qu’il a de l’ambition mais elle ne doit pas nous faire perdre de vue la réalité. La frontière est mince mais elle existe. Aujourd’hui le constat est là, il fait mal, mais il faut l’affronter , le Cameroun a perdu des places sur l’échiquier des grandes nations de football féminin africain. Cette dégringolade sera perceptible encore plus lors de la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations féminines de football quand les hymnes nationaux vont retentir et que celui du Cameroun sera aux abonnés absents. C’est la raison pour laquelle il faut travailler sur un projet non pas sur des résultats immédiats.

S’il y a des victoires ça doit être des bonus mais il faut rester focus. Voici un exemple de déclaration de Jean Baptiste Bisseck:

« Je travaille sur du moyen et long terme. Rien ne sera acquis mais on va essayer de gagner au Nigéria. Si on ne parvient pas le plus important c’est de travailler pour avoir une équipe forte à l’avenir. Je suis là pour un projet, on va travailler pour redevenir une équipe compétitive et agréable à voir jouer , je demande aux camerounais juste d’être patients. »

Discours cohérent et logique en droite ligne avec la réalité du football féminin actuel.

Vendredi, on a vu un mixage entre une jeunesse talentueuse et une vieille garde expérimentée. Cependant c’est le Cameroun. S’en contenter est une erreur. Il faut ramener le mérite comme on a pu le voir sur ce match-là. Rendez vous lundi à 16h pour l’acte 2. Au boulot!

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