Cameroun – Curiosité: L’ex-usine de la CELLUCAM à Edéa désossée pour alimenter le marché noir de la ferraille

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Cameroun - Curiosité: L’ex-usine de la CELLUCAM à Edéa désossée pour alimenter le marché noir de la ferraille
Cameroun - Curiosité: L’ex-usine de la CELLUCAM à Edéa désossée pour alimenter le marché noir de la ferraille

Africa-PressCameroun. L’ancienne usine de la CELLUCAM fermée à la fin des années 80 subit des coups des pillards. Dans son édition en kiosque ce 19 mai 2021, le quotidien national bilingue Cameroon Tribune rapporte que «depuis sa fermeture, l’ancienne usine de pâte à papier sise à Edéa (Sanaga-Maritime) est devenue une source d’enrichissement illicite pour des individus opérant dans la filière de la commercialisation de la ferraille. L’usine abandonnée dans la broussaille depuis des années est en train d’être totalement désossée pour alimenter le marché noir de la ferraille».

Cela, alors que l’Etat a récemment décidé d’y créer une technopole forêt-bois et donc de conserver son patrimoine. C’est pour cette raison que le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Gabriel Dodo Ndoke, après avoir découvert le démantèlement illégal de l’ex-usine de la CELLUCAM, a ouvert la traque contre ces pillards.

Ainsi le 16 mai dernier, Gabriel Dodo Ndoke s’est rendu à Makepe (dans l’arrondissement de Douala V), où se trouve un site de stockage de la ferraille frauduleusement enlevée de l’ex-CELLUCAM. Là-bas, le ministre a rappelé que bien que sinistrée, cette usine reste un patrimoine de l’Etat du Cameroun. «Nous sommes engagés en ce moment dans une traque de tous les sites et de tous les fraudeurs. Tant que cette ferraille n’est pas démantelée dans les procédures normales, elle reste la propriété de l’Etat. Et quiconque s’en accapare sans autorisation est en faute contre la loi… les auteurs de cette braderie feront face à la loi», martèle le ministre dans les colonnes du journal.

Notre confrère informe que le site de stockage visité par le MINMIDT à Douala est celui de la Camerounaise du métal (CAMETAL). Face à la presse, le directeur général, Antoine Mpoual Mbarga, a expliqué «qu’il s’agit d’un site de stockage provisoire de la ferraille saisie, en attendant l’aval des autorités portuaires qui mettront à disposition, un site de stockage définitif de ce qui sera saisi sur l’ensemble du territoire camerounais. Ce matériel sera par la suite remis à l’Etat par des procédures normales, avant qu’il en décide de la destination finale», lit-on.

Wilfried ONDOA

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