Cameroun – Inflation: Le ministre du commerce appelle l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à la rescousse

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Cameroun – Inflation: Le ministre du commerce appelle l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à la rescousse
Cameroun – Inflation: Le ministre du commerce appelle l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à la rescousse

Africa-PressCameroun. L’inflation dans les échanges commerciaux internationaux donne des insomnies au ministre camerounais du commerce Luc Magloire Mbraga Atangana. Equinoxe Télévision s’est intéressée dans son journal bilingue de cette mi-journée, à la lettre aux allures de cri d’alarme, qu’il a adressée le 2 Septembre 2021 à la directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) Ngozi-Okonjo Iweala. On peut y lire que la survenance du Covid-19 est source de graves perturbations et de dysfonctionnements dans les chaînes d’approvisionnement des marchés internationaux. Ceux-ci, dit-il, semblent s’être accélérés depuis le début de l’année 2021.

Il cite comme exemple « le renchérissement des cours des matières premières, la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaire et l’explosion du cout du fret maritime » et appelle Madame Ngozi-Ikeala à voler au secours des pays qui comme le Cameroun, traversent de graves périodes d’inflation. Mbarga Atangana redoute une déflagration sociale et appelle l’OMC à réagir. Il suggère qu’elle prenne rapidement des « initiatives fortes » en direction d’instances comme le FMI, la Banque Mondiale ou le G20 « en vue de rechercher les voies et moyens de nature à contrecarrer les effets dévastateurs de ce cataclysme qui se dessine ».

Interrogé par Equinoxe Télévision, l’économiste Edmond Kuaté déclare que le gouvernement camerounais avoue par cette correspondance, qu’il ne peut apporter de solution à la flambée des prix. Il pense qu’il n’a pas frappé à la bonne porte. Selon l’expert, la régulation de l’OMC « se limite à s’assurer que les partenaires multilatéraux respectent les accords commerciaux qui ont été signés et les instruments juridiques qui les accompagnent et qui ont été intégrés comme partie intégrante des accord de Marrakech ». Elle n’a, affirme-t-il, rien à voir avec une violation des accords ou une dérégulation voulue par certains partenaires de mauvaise foi.

Il suggère l’arrêt de l’importation de produits comme le riz et la mise en place des chaines de valeurs de production locale. Il pense qu’il vaut mieux éviter d’être dépendant de la production internationale

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