
Africa-Press – Cameroun. Investir au Cameroun) – Au 2e trimestre 2022, les prix sortie-usine des entreprises industrielles basées au Cameroun ont augmenté de 16% en glissement annuel, selon l’Indice des prix de la production industrielle (IPPI) que vient de publier l’Institut national de la statistique (INS). En glissement trimestriel, la variation est de 1%, puisqu’à fin mars 2022, les prix sortie-usine avaient déjà connu une hausse de 15%.
Comme ce fut déjà le cas au premier trimestre, le principal vecteur de cette augmentation des coûts de production dans les entreprises industrielles au Cameroun entre avril et juin 2022 est le secteur extractif, qui subit les affres de « la hausse des prix des hydrocarbures sur le marché mondial consécutive à la crise russo-ukrainienne et la reprise post-covid-19 », souligne l’INS. Concrètement, selon les données de l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun, dans cette branche d’activités, les prix sortie-usine ont connu une augmentation de 42,4%, contre plus de 30% au 1er trimestre 2022, soit une variation de 12,4% en glissement trimestriel.
Le secteur de la métallurgie et de la fabrication des ouvrages en métaux reste également le 2e vecteur de l’augmentation du niveau général des prix sortie-usine au Cameroun à fin juin 2022, avec une variation de 21,6%, contre 23% au premier trimestre. Viennent ensuite « les industries du travail du cuir et de fabrication d’articles en cuir (+19,7 %), les industries de construction de véhicules automobiles (+14,3 %) et les industries agroalimentaires (+10,9 %) », énumère l’INS.
Un échantillon de 103 entreprises
Cette augmentation des coûts de production dans les entreprises depuis le début de l’année 2022, en raison d’une conjoncture internationale morose ayant engendré une hausse des prix des matières premières et du fret maritime, a été répercutée sur les prix de vente aux consommateurs. Ce qui a provoqué une inflation généralisée sur le marché local, dont le niveau dépasse le seuil de 3% admis dans les critères de convergence de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale).
Pour rappel, selon l’INS, « l’IPPI mesure l’évolution des prix des transactions de biens industriels produits à l’intérieur du territoire économique du Cameroun. Il s’agit des prix départ-usine payés aux producteurs, hors taxes et subventions, et hors marge de transport. L’IPPI se rapporte au secteur secondaire et prend en compte les sections suivantes de la nomenclature des activités des Etats membres d’Afristat : industries extractives ; activités de fabrication ; production et distribution de l’électricité et du gaz ; production et distribution de l’eau, assainissement, traitement des déchets et dépollution ».
Au Cameroun, apprend-on, cet indice s’appuie sur un échantillon de 103 entreprises couvrant 328 produits, 177 gammes, 48 classes d’activité, 38 groupes et 24 divisions. « L’échantillon d’entreprises enquêtées couvre l’ensemble du secteur industriel et a été sélectionné suivant la méthode de cut-off, de manière à couvrir environ 80% de du chiffre d’affaires de chaque division », précise l’organe chargé de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun.
Brice R. Mbodiam
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Cameroun, suivez Africa-Press




