Le Cameroun ne dispose pas de cimenteries

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Le Cameroun ne dispose pas de cimenteries
Le Cameroun ne dispose pas de cimenteries

Africa-PressCameroun. • Déclaration de Marc Sinclair MAMIAH sur la chaîne YouTube de StopBlaBlaCam

• Pour lui, le Cameroun ne dispose pas de véritable industrie cimentière

• Il propose des approches de solutions pour développer le secteur

Il y a près de 2 ans, une nouvelle marque de ciment Mira Co a fait son apparition sur le marché camerounais déjà très concurrentiel. Avec l’ouverture d’une unité de production dans la ville de Douala, Mira Company était devenu ainsi le cinquième opérateur à se lancer sur le marché du ciment au Cameroun, après Cimencam, filiale locale du groupe LafargeHolcim-Maroc Afrique, le nigérian Dangote, le turc Eren Holding et le marocain Cima. Le marché est vraiment très saturé. Mais curieusement, de l’avis de M. Marc Sinclair MAMIAH, expert en stratégies industrielles, le Cameroun ne dispose pas de cimenteries.

Reçu sur la chaîne YouTube de StopBlaBlaCam, l’expert n’y est pas allé par quatre chemins. Pour lui, ce qui existe sur le terrain actuellement n’est pas viable.

« Le Cameroun n’a pas de cimenterie, parce que une cimenterie implique des gisements de matières premières, cela implique la transformation et les technologies de transformation modernes de ces matières premières et enfin, cela implique l’utilisation de la main d’œuvre locale experte pour œuvrer dans ces industries modernes en ce qui concerne le secteur de la cimenterie », a-t-il précisé d’entrée.

« Au Cameroun, nous avons une profusion d’industries cimentières entre guillemet, proliférée dans la ville de Douala et aujourd’hui, nous avons notamment des signes annonciateurs de troubles plus importants si rien n’est fait d’ici 2, 3, voire 5 ans au maximum notamment en matière d’approvisionnement en matière première. C’est indiscutable les premières liées au trafic ou alors à la saturation du Port Autonome de Douala malgré lui, …ce n’est pas sa faute. C’est la faute à la dissémination de ces industries cimentières soit disant, sur la seule ville côtière de Douala. Il y quelques-unes qui sont en train d’être installé à Kribi mais cela ne règle rien », a-t-il développé avant de proposer une piste de solution.

« Si l’on veut développer l’industrie cimentière au Cameroun, il faudrait encourager ou obliger les industries à s’installer au Nord Cameroun, où il y a des gisements qui ont été établis, qui ont été confirmés, qui ont été prouvés qui pourront permettre de créer une nouvelle chaîne de valeur parce que les importations de Clinker cela mobilise des devises », avance-t-il.

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