
Africa-Press – Cameroun. Même s’il préfère jouer la carte de la prudence au sujet de la publication du rapport partiel de la Chambre des Comptes, l’économiste de la santé Albert Zé, interrogé par Radio Equinoxe dans sa matinale de ce 24 mai, a déclaré que «les faits qui sont dans le rapport d’étape sont déjà suffisamment graves».
L’expert a fait savoir sur un ton triomphant qu’il s’attendait aux conclusions qui figurent dans le pré-rapport de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême. «Ceux qui ont l’habitude de me lire depuis des années et depuis le début de la pandémie vont certainement le dire. Puisque plusieurs aujourd’hui m’appellent pour me dire qu’effectivement j’avais raison. Personne n’avait bien compris ce que j’étais en train de dire dès le départ. Je disais que si nous nous amusons nous aurons certainement le même résultat que ce que nous avons toujours eu l’habitude d’avoir. J’ai l’habitude d’expliquer ça d’une manière très simple. L’échec d’un enfant qui a l’habitude d’être médiocre à l’école ne me surprend pas», explique-t-il.
Déroulant son argumentaire, il dit que le budget alloué à la santé est mal géré, que 90% des sommes prévues ne sert pas à la santé. Selon lui, cela durerait depuis un bon moment. «Sur les 10 dernières années, nous avons mal utilisé 2250 milliards qui est le budget alloué à la santé. Si on essaie de voir des scandales, en voilà un que personne n’a vu. Tout simplement parce que nous sommes aujourd’hui dans une histoire de Covid-19 qui implique les bailleurs partenaires au développement», assure-t-il, rappelant qu’il disait que cela va automatiquement se voir dans la gestion du Covid-19 et qu’il avait dénoncé un plan de riposte sans contenu d’où les dépenses inappropriées.
Albert Zé pense que les parties indexées ne sont pas pour autant déclarées coupables. Il estime qu’elles doivent fournir les documents qui serviront pour leur défense et qui devront figurer dans le rapport final à produire par la Chambre des Comptes de la Cour Suprême du Cameroun.




