Cameroun-Assemblée nationale : l’opposition justifie la légalité de son groupe parlementaire

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Cameroun-Assemblée nationale : l’opposition justifie la légalité de son groupe parlementaire
Cameroun-Assemblée nationale : l’opposition justifie la légalité de son groupe parlementaire

Africa-Press – Cameroun. Les représentants du Sdf, de l’Udc, du Pcrn et de l’Ums dénoncent « l’imposture » et expliquent les fondements légaux de la création du groupe parlementaire « Union pour le changement ».

Bataille de positionnement à l’Assemblée nationale (AN)! La création d’un groupe parlementaire réunissant les députés issus des partis politiques de l’opposition le 11 mars 2022 ne réjouit surtout pas certains membres sortants de la Commission des lois constitutionnelles de la Chambre basse du Parlement camerounais.

Dans une correspondance datée du 14 mars et signée du président de la Commission le député Herssesse Zondol du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) majoritaire à l’Assemblée, la Commission rejette le groupe parlementaire en invoquant la violation de l’article 20 alinéas 1 et 2 de la loi N°2014/016 du 09 septembre 2014 portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Pour la commission, l’irrecevabilité de ce groupe parlementaire tient de ce qu’aucun des quatre partis politiques concernés ne dispose de 15 députés pour avoir droit à un groupe parlementaire tel que prévoit la loi. En clair, à en croire la commission, ils ne peuvent pas rassembler leurs députés pour une telle démarche.

En réponse à ces allégations, le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), le Social democratic front (Sdf), l’Union démocratique du Cameroun (Udc) et l’Union des mouvements socialistes (Ums) ont de nouveau saisi la doyenne d’âge. Ils présentent leur argumentaire dans une correspondance adressée cette dernière.

Dans leur réplique en date du 16 mars, ils expriment leur indignation à l’encontre « d’un nombre insignifiants de députés du parti majoritaire qui s’érige contre une démarche légitime, légale et réclamée par le peuple camerounais ». Ils dénoncent « l’incompétence » de la Commission des lois constitutionnelles en la matière, ainsi que « l’imposture » et le « banditisme législatif » des signataires de sa correspondance.

Ainsi, cette série de correspondances chargée de propos durs serait à l’image du climat qui règne à l’Assemblée nationale. Depuis le 11 mars 2022, la Chambre basse est réunie en session ordinaire, dont l’enjeu majeur est le renouvellement du bureau. A la lecture des échanges épistolaires, les débats semblent être tendus entre l’opposition et le Rdpc qui compte 152 députés sur les 180, et seul possédant un groupe parlementaire.

Dans une démocratie, est-il donc juste qu’un seul parti politique soit l’unique détenteur d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, même si cela découle des résultats des élections ?

Tout compte fait, l’opposition gagnerait à se réunir à la veille des échéances électorales pour mieux faire face au parti majoritaire.

Bataille de positionnement à l’Assemblée nationale (AN)! La création d’un groupe parlementaire réunissant les députés issus des partis politiques de l’opposition le 11 mars 2022 ne réjouit surtout pas certains membres sortants de la Commission des lois constitutionnelles de la Chambre basse du Parlement camerounais.

Dans une correspondance datée du 14 mars et signée du président de la Commission le député Herssesse Zondol du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) majoritaire à l’Assemblée, la Commission rejette le groupe parlementaire en invoquant la violation de l’article 20 alinéas 1 et 2 de la loi N°2014/016 du 09 septembre 2014 portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Pour la commission, l’irrecevabilité de ce groupe parlementaire tient de ce qu’aucun des quatre partis politiques concernés ne dispose de 15 députés pour avoir droit à un groupe parlementaire tel que prévoit la loi. En clair, à en croire la commission, ils ne peuvent pas rassembler leurs députés pour une telle démarche.

En réponse à ces allégations,

le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), le Social democratic front (Sdf), l’Union démocratique du Cameroun (Udc) et l’Union des mouvements socialistes (Ums) ont de nouveau saisi la doyenne d’âge. Ils présentent leur argumentaire dans une correspondance adressée cette dernière.

Dans leur réplique en date du 16 mars, ils expriment leur indignation à l’encontre « d’un nombre insignifiants de députés du parti majoritaire qui s’érige contre une démarche légitime, légale et réclamée par le peuple camerounais ». Ils dénoncent « l’incompétence » de la Commission des lois constitutionnelles en la matière, ainsi que « l’imposture » et le « banditisme législatif » des signataires de sa correspondance.

Ainsi, cette série de correspondances chargée de propos durs serait à l’image du climat qui règne à l’Assemblée nationale. Depuis le 11 mars 2022, la Chambre basse est réunie en session ordinaire, dont l’enjeu majeur est le renouvellement du bureau. A la lecture des échanges épistolaires, les débats semblent être tendus entre l’opposition et le Rdpc qui compte 152 députés sur les 180, et seul possédant un groupe parlementaire.

Dans une démocratie, est-il donc juste qu’un seul parti politique soit l’unique détenteur d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, même si cela découle des résultats des élections ?

Tout compte fait, l’opposition gagnerait à se réunir à la veille des échéances électorales pour mieux faire face au parti majoritaire.

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