Cameroun – Acquittement de Laurent Gbagbo/Me Josette Kadji (avocate de l’ancien président ivoirien): «Le Droit a été dit dans toute sa beauté et sa clarté»

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Cameroun - Acquittement de Laurent Gbagbo/Me Josette Kadji (avocate de l’ancien président ivoirien): «Le Droit a été dit dans toute sa beauté et sa clarté»
Cameroun - Acquittement de Laurent Gbagbo/Me Josette Kadji (avocate de l’ancien président ivoirien): «Le Droit a été dit dans toute sa beauté et sa clarté»

Africa-PressCameroun. Le 31 mars 2021, la Cour Pénale Internationale (CPI) a définitivement refermé le dossier ouvert il y a dix ans, pour crimes contre l’humanité, contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre Charles Blé Goudé, après l’acquittement des deux personnalités ivoiriennes.

Me Josette Kadji,

avocate agréée auprès de la Cour Pénale Internationale, faisait partie de l’équipe de défense de l’ex-numéro un ivoirien. Pour elle, c’est un sentiment de joie, de fierté pour le résultat obtenu après un immense travail. «Sentiment de satisfaction car la CPI a rendu la Justice avec un «J», le Droit a été dit dans toute sa beauté et sa clarté», se félicite l’avocate camerounaise dans une interview publiée dans les colonnes du journal Le Messager de ce lundi 5 avril 2021.

Elle révèle que les avocats de la défense étaient «confiants», «car nous savions être dans la vérité, mais dans la mesure où l’on ne peut jurer de rien, nous étions prudents». Après l’acquittement prononcé par la CPI, Me Josette Kadji précise qu’aucun tribunal ne pourra plus poursuivre Laurent Gbagbo et Blé Goudé pour les faits de crimes contre l’humanité, génocide et autres crimes inhumains «et pour tout ce que ces infractions auraient pu entrainer comme conséquences».

Au sujet des procédures pendantes devant les tribunaux ivoiriens, l’avocate pense que ces procédures en Côte d’Ivoire sont de la «gesticulation politique. S’agissant donc de poursuites basées sur la politique, nous verrons bien ce que l’Etat de Côte d’Ivoire décidera», peut-on lire.

Pour rappel, les violences qui ont éclaté lors de la présidentielle de 2010 ont fait près de 3000 morts. Pour des victimes et familles de victimes, la décision prise par la CPI est une prime à l’impunité. «Je comprends tout à fait la déception des victimes, car elles se rendent compte que les vrais commanditaires de ces crimes sont dans l’impunité totale .Comme dit le Président Gbagbo, c’est celui qui a perdu les élections de 2010 qui a eu intérêt à créer des troubles en Côte d’Ivoire», répond Me Kadji, qui rappelle que le bureau du procureur a montré son incapacité à apporter «de façon juridique la preuve de leurs allégations basées pour la plupart sur des «on dit», même parfois de 3ème degré, cela n’a pas honoré ce tribunal qui se veut exemplaire, une de ses composantes, la Poursuite ayant fait un travail complètement bâclé et uniquement à charge», martèle l’avocate.

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