
Africa-Press – Cameroun. La coalition «Stand Up for Cameroon» (SUFC) a présenté ce mercredi 19 mai 2021, son rapport du mois d’avril sur la situation des droits de l’homme au Cameroun. Le document d’une trentaine de pages note qu’au cours du mois d’avril 2021, le Cameroun a continué à connaître des tensions et des événements violents ayant entraîné des morts et de graves violations des droits humains.
Le Groupe de travail de Stand Up For Cameroon (SUFC) sur les droits humains, qui a travaillé sur ce rapport, révèle qu’au moins 65 situations de violence ont été observées dans les principales zones de crise, notamment les régions de l’Extrême-Nord, le Sud-Ouest et le Nord-Ouest. Il s’agit précisément de 20 actions meurtrières, 9 explosions, 4 incendies et 20 cas de violence n’ayant pas entrainé de mort d’hommes.
«Au moins 45 morts ont été observés dont 19 dans la lutte contre Boko Haram, 27 dans le cadre de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Au moins 27 personnes ont été kidnappées au cours du mois d’avril 2021», apprend-on.
Par ailleurs, le rapport révèle qu’au moins 247 personnes ont été tuées dans les régions de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest depuis le mois de janvier 2021. On compte au moins 122 morts dans la lutte contre Boko Haram et 126 morts dans la crise anglophone. Au moins 60 personnes kidnappées dont 45 dans la crise anglophone et 15 dans la lutte contre Boko Haram.
Quelques tendances fortes observées au cours du mois d’avril 2021:
Dans la crise du Nord – Ouest et du Sud – Ouest, les faits suivants ont été notés:
Un recours de plus en plus grand à des engins explosifs improvisés de la part des groupes armés non étatiques qui y opèrent. Ce mode opératoire est utilisé aussi bien contre les forces armées étatiques que contre certains engins et infrastructures clés.
La poursuite des incendies des maisons par les forces armées étatiques dans plusieurs villages.
La poursuite des incendies des maisons des officiels administratifs et de l’armée par les séparatistes.
Des attaques et affrontements armés dans les villes et autour de certains établissements publics tels que les commissariats et les hôpitaux.
Aussi bien les groupes armés non étatiques que les forces armées régulières s’en prennent aux civils lors de leurs opérations, faisant des blessés et des morts.
Dans le conflit contre Boko Haram, on a pu noter les faits majeurs suivants:
▪ La poursuite des attaques et des incursions de Boko Haram dans plusieurs villes et villages de l’Extrême – Nord.
▪ Les miliciens de Boko Haram se sont livrés à des attaques pour piller et voler les biens des populations dans certaines villes. Ils s’intéressent en particulier aux vêtements, aux vivres et au bétail des populations.
▪ Boko Haram s’est aussi attaqué à des bases militaires en faisant des blessés dans le camp des forces de défense.




