
Africa-Press – Cameroun. Pour une énième fois, le procès des quatre militants politiques du mouvement « Stand Up for Cameroon » d’Edith Kah Walla est de nouveau renvoyé. Ce sera le 9 juin 2021. Le tribunal militaire de Douala justifie ce renvoi par l’absence des accusés à la barre le 12 mai dernier. Un motif que Stand Up for Cameroon trouve fallacieux, surtout que les accusés étaient tous présents dans la salle et devant le juge au moment où il les déclarait absents.
«Ce 12 mai 2021, nos clients ont été bel et bien extraits de leur cellule de la prison centrale de Douala, ont été conduits au tribunal militaire, étaient en salle d’audience et leur dossier a été encore une fois appelé et renvoyé en prétextant qu’ils étaient absents, alors qu’au moment où le juge prononce le renvoi, nos clients sont bel et bien en face de lui»,
a réagi Me Thierry Njifen, l’un des avocats des accusés, au terme de ce nouveau renvoi.
Ce dernier pense qu’il s’agit d’une «manœuvre supplémentaire de cette justice aux ordres. Malheureusement nous en sommes arrivés là et nous allons continuer à nous battre afin que nos clients soient libérés parce qu’ils n’ont rien à faire en prison. Ils n’ont pas commis d’infraction, ils ont simplement exprimé leurs idées politiques», a-t-il poursuivi.
En rappel, Moussa Bello, Etienne Ntsama, Mira Ngoung et Membou Tehle ont été interpellés à la sortie d’une réunion au siège de Stand Up For Cameroun à Douala le 18 septembre 2020. C’était à la veille des marches du 22 septembre 2020 organisées par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto et ses alliés. Ils sont accusés et poursuivis par le tribunal militaire pour les infractions de conspiration, révolution et insurrection, toutes punies par un emprisonnement à vie.
Les Organisations non gouvernementales (Ong) Redhac et Un Monde Avenir, dénoncent des actes d’abus et d’intimidation. Elles sont montées au créneau pour dénoncer ces arrestations arbitraires en demandant «leur libération immédiate et sans condition». Elles ont par ailleurs exigé au gouvernement d’assurer «l’intégrité physique et morale» des accusés, et demandé aux Nations-unies, de veiller au respect des Traités et Conventions des droits de l’homme ratifiés par le Cameroun.




