Cameroun – Liberté de la presse: Un groupe de patrons de presse s’oppose à une marche projetée par un autre

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Cameroun - Liberté de la presse: Un groupe de patrons de presse s’oppose à une marche projetée par un autre
Cameroun - Liberté de la presse: Un groupe de patrons de presse s’oppose à une marche projetée par un autre

Africa-PressCameroun. La meilleure preuve que la presse se porte mal au Cameroun ! Des journalistes projettent une marche pacifique pour revendiquer de meilleures conditions d’exercice du métier. D’autres journalistes désavouent l’initiative.

A l’occasion de la Journée internationale de la presse le 3 mai 2021, des éditeurs de journaux, réunis sous le Réseau des Patrons de Presse du Cameroun (REPAC), projettent un rassemblement pacifique à Yaoundé. A cet effet, leur président, François Mboke, patron du journal Diapason, a saisi le sous-préfet de Yaoundé 1er aux fins d’obtenir une autorisation pour cette «marche pacifique [qui] sera accompagnée de quelques pancartes portant quelques sollicitations des pouvoirs publics vis-à-vis de la presse».

En réaction, un autre groupe de promoteurs de presse, vient de publier une déclaration de désapprobation. Ces derniers, regroupés au sein du Collectif des Communicateurs Républicains et Patriotes (CCRP), estiment qu’il s’agit d’une forme de chantage à l’endroit des autorités.

Ci-dessous leur déclaration:

Collectif des Communicateurs Républicains et Patriotes (CCRP) à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la presse le 03 mai 2021

A une époque société close et littéralement fermée, le Cameroun, sous l’impulsion et la volonté du Président PAUL BIYA, s’est ouvert à la démocratie comme mode de gouvernement, accordant une place incontestable à l’expression tous azimuts des libertés en général et de la liberté de presse en particulier.

Avec plus de 600 titres, une centaine de radios et de chaines télévision, ainsi qu’une kyrielle d’organes de presse cybernétiques qui meublent le Landerneau médiatique camerounais, il est aisé de constater que le Gouvernement n’a ménagé aucun effort pour faciliter le déploiement libre des médias, mettant en valeur leur qualificatif de « Quatrième Pouvoir ».

• La suppression de la censure administrative ;

• La création d’un journal sur simple déclaration d’existence ;

• L’appui institutionnel de l’État à la presse à capitaux privés ;

• La désignation récurrente des acteurs des médias au sein des instances délibérantes et consultatives à l’instar de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, du Conseil National de la Communication, de la Commission de Délivrance de la carte de presse;

• L’existence des multiples plateformes de concertations avec les journalistes et assimilés, tels que les états-généraux de la Communication, pour ne citer que cela, sont autant de témoins vibrants et éloquents de la détermination de l’Etat à promouvoir la liberté de la presse au Cameroun. Ainsi dans un contexte marqué par les sévices de la Covid-19, couplés aux menaces sécuritaires exacerbées par le climat politique tendu dans certains pays frères, le Collectif des Communicateurs Républicains et Patriotes :

• Trouve irresponsable toute tentative de dévoyer la presse camerounaise en prétendant hors cadre institutionnel formuler des préoccupations au Gouvernement qui, malgré la crise, a réussi à mobiliser 120 millions de FCFA pour la Presse ;

• Qualifie de déraisonnable toute initiative visant à instrumentaliser la presse, qui jusqu’ici honore avec brio ses missions d’information et de formation de l’opinion publique ;

• Condamne vivement les desseins et les sirènes du chantage préjudiciables au bon fonctionnement de l’État;

• Affirme son total soutien aux Institutions de la République et au Président PAUL BIYA qui les incarne au nom de l’ensemble des Camerounais qui l’ont élu à plus de 70% des suffrages lors du scrutin présidentiel de 2018

• Se désolidarise de toute action visant à déstabiliser le pouvoir qui est résolu à maintenir le Cameroun sur les rails de l’émergence 2035 telle que prônée par le Chef de l’Etat ;

• Encourage l’amélioration des conditions d’exercice de la liberté de presse à travers un dialogue républicain entre le Gouvernement et les Acteurs des médias au sein des instances prévues à cet effet;

• Réitère son serment infaillible de défendre la stabilité d’un État, soucieux du meilleur épanouissement des médias pour les générations présentes sans compromettre le devenir des générations futures, héritières de nos agissements et actes.

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