Cameroun – Réforme du système électoral: Ce que les partis politiques réunis à Yaoundé le 31 mars promettent au peuple

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Cameroun - Réforme du système électoral: Ce que les partis politiques réunis à Yaoundé le 31 mars promettent au peuple
Cameroun - Réforme du système électoral: Ce que les partis politiques réunis à Yaoundé le 31 mars promettent au peuple

Africa-PressCameroun. Au cours la conférence de presse qu’ils ont convoquée cet aprè-midi au siège de l’UDC au lieu dit “Montée Ane Rouge” à Yaoundé, les 7 partis engagés pour la réforme du système électoral camerounais ont renseigné la presse sur leur projet. Celui-ci est contenu dans un communiqué daté du 31 mars 2021. Ainsi, «conscients qu’il existe de nombreux désaccords sur plusieurs dispositions du Code électoral en vigueur, ainsi que des dispositions obsolètes, des contradictions et des vides juridiques, ce qui fait obstacle à la plénitude de l’exercice d’un droit fondamental, le droit de vote, puis, à l’éventualité d’une alternance pacifique et démocratique», ils ont décidé de «travailler ensemble» dans un cadre républicain inclusif, avec toutes les parties prenantes du jeu démocratique afin de mettre en place un système électoral nouveau ou amendé pour la stabilité du Cameroun.

Les 7 appellent tous les autres partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile désireuses de participer à cette dynamique à travailler ensemble, dans le cadre du secrétariat technique mis en place à cet effet. Les signataires que sont: l’UMS, l’USDP, le SDF, le MP, le MRC, l’UDC et le PCRN «assurent le Peuple camerounais de leur engagement à aller jusqu’au bout de cette démarche».

Ils se sont rencontrés à Yaoundé le 31 mars 2021 à l’initiative du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun de Maurice Kamto. Sur la photo de famille ayant sanctionné les travaux, l’on pouvait reconnaître le président national du PCRN Cabral Libii, le 1er vice-président national du SDF, Joshua Osih, la présidente nationale de l’UDC, Patricia Tomaino Ndam Njoya.

Maurice Kamto pense que la réforme consensuelle de la législation électorale, «doit aller au-delà du Code électoral lui-même, et porter sur l’ensemble de la législation applicable aux élections dans notre pays, qu’il s’agisse de la Constitution ou de textes relatifs au Conseil constitutionnel, au recensement et à la répartition des sièges des députés au prorata de la population etc». Car, souligne-t-il, «dans tous les pays de démocratie réelle, la loi électorale est une œuvre consensuelle, dans la mesure où elle fixe les règles du jeu démocratique et nécessite pour ce faire le consensus des acteurs du jeu ; tout autre chose étant le texte portant découpage des circonscriptions électorales pour lequel le gouvernement en place garde ses marges de manœuvres».

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