Crise anglophone: Human Rights Watch demande la libération d’Amungwa Tanyi Nicodemus, l’un des avocats du leader sécessionniste Sisuku Ayuk Tabe

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Crise anglophone: Human Rights Watch demande la libération d'Amungwa Tanyi Nicodemus, l'un des avocats du leader sécessionniste Sisuku Ayuk Tabe
Crise anglophone: Human Rights Watch demande la libération d'Amungwa Tanyi Nicodemus, l'un des avocats du leader sécessionniste Sisuku Ayuk Tabe

Africa-PressCameroun. Les faits tels qu’ils sont décrit par Illaria Allegrozzi, dans un article diffusé sur le site internet de Human Rights Watch ne laissent aucune place au doute. Pour l’ONG, Amungwa Tanyi Nicodemus est la malheureuse victime d’un système judiciaire qui n’accorde que très peu d’importance à la présomption d’innocence. Surtout lorsqu’il s’agit de personnalités politiques ou issues de la société civile, reconnues pour leur discours dur et critique envers le régime en place. Tanyi Nicodemus est de cette trempe d’invidus, indique l’organisation non gouvernementale, qui pense également que les accusations de terrorisme formulées à son encontre, sont loin d’être fondées.

«Des gendarmes ont arrêté Amungwa le 31 mai au Groupement territorial de la gendarmerie à Yaoundé, la capitale du Cameroun, alors qu’il aidait un client. Selon ses avocats, après qu’Amungwa s’est plaint d’une violation de la procédure pénale camerounaise dans le cas de son propre client, le gendarme chargé de l’enquête a saisi le téléphone d’Amungwa en l’absence de mandat, affirmant qu’il avait pris des photos dans les locaux. En recherchant les photographies présumées, le gendarme est tombé sur d’autres photos qui documentaient des abus militaires présumés commis dans les régions anglophones du Cameroun, avant d’arrêter Amumgwa, ont déclaré ses avocats

», rapporte l’ONG.

L’avocat qui est l’un des conseils du leader sécessionniste, Sisuku Ayuk Tabe, a été conduit dans la foulée au Service central des recherches judiciaires (SCRJ), qui dépend du Secrétariat d’État à la défense (SED). Son séjour dans ce lieu de detention a été prolongé il y a deux jours, après le rejet de la demande de remise en liberté introduite auprès du Tribunal Militaire de Yaoundé par ses avocats. Une situation inacceptable pour Human Rights Watch qui dénonce une detention arbitraire.

«Être en possession de photographies qui fournissent des preuves d’abus commis dans les régions anglophones n’est pas un crime, encore moins un acte d’incitation au terrorisme. Les autorités camerounaises devraient immédiatement remettre Amungwa en liberté et veiller au respect de son droit à des garanties de procédure régulière, ainsi que de son rôle et de ses prérogatives en tant qu’avoca

t», préconise l’ONG.

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