‘Maurice Kamto et la BAS financent le NOSO’ : le grand déballage de Billy Akelé

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‘Maurice Kamto et la BAS financent le NOSO’ : le grand déballage de Billy Akelé
‘Maurice Kamto et la BAS financent le NOSO’ : le grand déballage de Billy Akelé

Africa-PressCameroun. Achat d’armes, financement de la guerre au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, les accointances de Maurice Kamto avec la Bas, le jeu trouble des autorités françaises, attaque à répétition de l’ambassade du Cameroun à Paris, l’activiste gifleur de la brigade anti sardinard parle. Persécuté par les membres de cette organisation en Europe, Benjamin Billy Akelé, de son vrai nom, âgé de 35 ans, originaire de la région de l’Est, est de retour au Cameroun après une dizaine d’années passées à l’Hexagone. Ce maître-nageur et spécialiste en sécurité incendie et sauvetage, appelle au soutien du gouvernement camerounais à qui il demande du travail.

Qui est Billy Akelé ?

Je suis Akelé Billy Benjamin, je suis né le 26 août 1986 à Yaoundé 1er, j’ai grandi au quartier Etoa meki, je suis originaire de la région de l’Est, mon père est de Mbang après Dimako et ma mère de Balengou dans le Ndé région de l’Ouest. Je suis au Cameroun depuis trois jours après avoir passé 10 ans en France. J’ai gardé mon passeport camerounais, mais mon titre de séjour m’a été retiré par la France. Je suis un jeune camerounais qui aime son pays, qui défend ses institutions et protège ceux qui les incarnent.

Vous avez séjourné une dizaine d’années en France, que faisiez-vous là-bas tout ce temps ?

Je faisais mon métier, je suis maître nageur, sauveteur plongeur professionnel en haute mer. J’ai été formé par la Fecanas, la fédération camerounaise de natation et de sauvetage. Mon diplôme m’a été remis par Bébé Songo. En France, je me suis spécialisé dans la sécurité incendie. Je suis un SSIAP 2 (Service de Sécurité Incendie et d’Assistance aux Personnes), dont j’ai la même valeur qu’un pompier. Je suis un professionnel, je sais comment faire un massage cardiaque, je peux enlever quelque chose dans un feu à l’intérieur d’une maison ainsi de suite…

Vous êtes connu comme étant celui qui a administré une violente gifle à un membre de la Brigade anti sardinard à Lyon en 2019. Qu’est ce qui vous a motivé à poser cet acte, que s’est-t-il réellement passé ce jour?

C’était un moment où les membres de la Bas avaient déjà pris le dessus, parce qu’ils se disaient intouchables, capables de tout, méprisaient les artistes, brutalisaient nos dirigeants, versaient l’essence sur certaines de nos mamans qu’ils tapaient aussi. Le jour de la venue du chef de l’État à Lyon, le 8 octobre 2019, j’ai vu des Camerounais mépriser leur pays, les institutions, le drapeau, je sais qu’il y a des martyrs qui sont tombés pour ce pays, c’est ce qui m’a motivé. Je l’ai vu, il a insulté le chef de l’État et après il a piétiné le drapeau camerounais. Il a fallu que je le fasse pour passer le message pas seulement à lui, mais à beaucoup de camerounais pour leur dire que le Cameroun a des valeurs.

Connaissez- vous votre cible, celui que vous avez giflé, avez-vous un antécédent ?

Non je ne le connaissais pas, ni son nom, je ne l’avais jamais vu avant . Il a insulté le Cameroun, le président Paul Biya et je l’ai recadré.

Cette gifle, était-ce un acte volontaire ou alors commandité et prémédité? Sur les réseaux sociaux, de nombreux membres de la Bas vous ont accusé d’être un pion du régime de Yaoundé et que vous avez été payé pour poser cet acte ?

Je ne fait partie d’aucun groupe, je ne suis ni du Rdpc, je n’ai jamais voté même, je n’ai même pas de carte de vote, même si je sais que c’est mon droit, je n’ai pas un gang, personne ne m’a envoyé le faire, je n’ai pas demandé de l’argent pour le faire on ne m’a jamais donné de l’argent. Je le dis sincèrement de tout mon cœur, je l’ai fait parce que j’étais un peu trop dépassé, c’était un ras-le-bol, c’était instantané, c’était ma propre initiative et je pense que les ancêtres du Cameroun ont parlé en moi ce jour. Il fallait le faire.

Sur les lieux, vous êtes face à un effectif important de personnes n’aviez-vous pas eu peur qu’ils fassent coalition pour vous battre ?

Je suis natif de Lyon, je suis lyonnais, on a des règles à Lyon, tu ne peux pas toucher un Lyonnais parce qu’ on a pas d’ affinités, on marche ensemble, on fait des choses ensemble. Tu n’as pas le droit de venir me brutaliser à Lyon alors que tu sors de Paris.

Après cette gifle, que s’est-il passé par la suite?

A l’instant après la gifle, les Français ont compris qu’il fallait plutôt chercher à me protéger. J’avais posé un geste patriotique et salutaire.

Avez-vous subi des représailles de la Bas après cette gifle ?

J’ai reçu des menaces de mort, il y a eu des promesses de morts, je me suis fait agresser maintes fois, j’ai eu des plaintes qui n’ont jamais abouties. Vous savez, les membres de la Bas sont bien protégés et financés. Il faut savoir que la France protège et soutient la Bas. Il y a également beaucoup de personnes ici au Cameroun qui financent cette organisation pour déstabiliser le régime de Yaoundé. Mais j’ai beaucoup contrecarrer leurs plans. Il fallait qu’on le fasse. C’est ainsi qu’ils ont décidé de m’effacer.

Vous n’avez pas sollicité la protection des autorités françaises?

La Bas est très dangereuse. Ceux qui la financent sont très puissants. La France joue un rôle à 95 % dans le financement de la Bas. Elle soutient la Bas, je sais ce que je dis, j’ai des preuves. Et je dis que Maurice Kamto fait partie d’un groupe de personnes qui financent la guerre au Noso pour déstabiliser le Cameroun. Il sait pourquoi il veut aller en France le 3 juillet

Pourquoi ?

Son avocat est un Français, Dupont Morreti, aujourd’hui ministre de la Justice. Regardez le parcours de Kamto avec son avocat, vous comprendrez beaucoup de choses.

Vous dites que Maurice Kamto et la Bas financent le Noso, que doit-on comprendre ?

Ils ont cotisé de l’argent avec le fils du planteur.

C’est qui le fils du Planteur ?

Vous verrez ça dans la vidéo celui qui s’est levé là je ne peux pas en dire plus. C’est des gars qui sont très financés, il y a déjà les armes qui sont entrées au Cameroun à destination du Noso au profit des rebelles. Comment les gars au Noso se retrouvent avec des kalachnikov, ça passe par où ? On a un port, on a des frontières, mais comment les ambaboys ont obtenu des lances roquettes, des casques lourds, comment ont-ils fait pour avoir des tenues bleues qu’ils ont acheté récemment. C’est passé par où ? Dans tout cela il y a une suite, il y a un réseau qui doit être fouillé de la racine jusqu’au feuille. La Bas est financé également depuis les États-Unis, c’est un groupuscule de personnes qui est mobilisé pour déstabiliser le Cameroun en passant par la France. Mais notre président est trop intelligent et les Français, sont jaloux et méchants, ils n’ont pas de base militaire chez nous, voilà d’abord cette première haine.

Vous avez parlé de plaintes en justice qui vous poursuivent et c’est quoi le motif ?

Je me suis fait agresser par les membres de la Bas. Ils se concertent, cotisent de l’argent et payent soit des Maliens ou des Arabes pour m’attaquer. Mais je ne suis pas aussi facile. j’ai été obligé de sortir un pistolet automatique, que j’ai acheté à Marseille.

Vous avez une autorisation de port d’armes ?

Je n’ai pas les papiers, je l’ai acheté dans le marché noir, tout le monde peut en avoir même un enfant de 16 ans. Après j’ai fait face à la justice, ils ont fait des pétitions, ils portent plainte partout, le motif c’est port illégale d’arme, menace de mort réitérée, ils ont porté plainte pour agression et pour tentative d’assassinat contre Calibri calibro, tentative d’assassinat contre Winnie Savana et beaucoup de choses. Je pense que Kamto a joué un très grand rôle dans ces affaires. Parce que je me suis retrouvé face à 40 avocats et se sont les avocats de la Bas et de Kamto qui étaient contre moi.

Avez vous été en contact avec Maurice Kamto ?

Je n’ai pas besoin d’être en contact avec lui parce qu’il est négatif. Je le respecte parce qu’il est âgé, son âge mais, sa personne je l’aime pas. Parce que c’est un monsieur qui n’aime pas le Cameroun et les Camerounais, c’est un papa, il a bien fréquenté, il a tout, mais en ce moment il exagère. Il veut pousser les Camerounais à la guerre. Leur but c’était de m’envoyer en prison, de me faire payer et de faire honte au gouvernement que j’ai défendu.

Mais avez- vous déjà fait de la prison ?

Non juste en garde à vue, c’était le 22 septembre 2020 donc la mienne. Quand je suis arrivé à l’ambassade avec ma petite mallette, ils ont cru que j’étais armé, mais j’ai joué avec eux. Ils ont alerté la police qui m’a interpellé et a trouvé un pic de barbecue sur moi. C’est là où j’ai fait 48 heures de garde à vue.

Avec tant d’efforts, n’avez vous pas reçu un soutien quelconque de la part des autorités camerounaises, y compris l’ambassadeur du Cameroun en France?

Je ne demande rien à personne depuis, je ne fais que défendre mon pays et ses institutions. En guise de soutien, je suis fier d’avoir eu mon passeport, je suis fier de l’ambassadeur parce qu’il m’a permis d’avoir une carte consulaire, je suis fier de l’ambassadeur parce qu’il m’a reconnu comme Camerounais en Europe, je suis recensé. Je n’ai jamais eu de soutien financier.

Vous aviez une situation professionnelle stable autrefois, un emploi, mais il semble que les choses ont basculé, qu’est ce qui est à l’origine de cette chute?

Je n’avais plus de boulot parce que les gars sont stratèges. Ils m’ont brouillés dans toutes les entreprises où j’étais embauché. Ils salissent ton image auprès de ton patron, ils font des messages dans les boîtes mail, ils disent que le monsieur que vous voyez là est dangereux, ils envoient des vidéos, après un matin ton patron te dit que tu ne peux pas travailler parce que tu es dangereux, tu es violent, tu es agressif, c’est notre société qui est affichée donc Billy on ne peut pas te garder.

Avez-vous rencontré votre famille depuis votre arrivée au Cameroun ?

Je n’ai pas encore eu le courage d’aller voir ma famille. Vous savez la famille africaine, on ne vient pas les mains vides. Les miens ne sont pas aussi contents, parce que ma maman, elle n’est pas fière que je me retrouve au Cameroun aujourd’hui.

Et comment votre famille a réagi lorsque vous avez giflé la Bas?

Par rapport à la gifle, la famille a réagi comme toute famille normale, elle m’a fait des reproches. Billy tu vas te mettre dans les problèmes, fais attention méfie toi des politiciens, moi je dis je ne fais pas ça pour les politiciens, je le fais parce que j’aime mon pays.

Face à tout ceci, avez vous peur ?

Je n’ai jamais eu peur de la mort. Je suis au Cameroun, je me sent en sécurité chez moi, et que pour être en sécurité il faudrait que je respecte les citoyens camerounais, il faudrait que j’évite de croire que je suis Billy qui vivait en Europe, je connais mes droits et mes devoirs. Je dois respecter tout le monde.

Maintenant que vous êtes au Cameroun, qu’attendez-vous du gouvernement ?

Je viens comme un fils, je ne viens pas comme celui là qu’on va appeler la star, ou bien un héros national, non! Je suis rentré qu’on regarde ma situation. J’ai la main posée sur le cœur, regardez le geste de votre fils et ce qu’il a subi. J’ai besoin qu’on me trouve une stabilité, j’ai besoin d’un travail, d’un toit où je peux poser ma tête, me lever le matin et aller me battre au boulot pour contribuer au développement du Cameroun.

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