Suspension de la campagne de vaccination en cours contre le Covid-19: Le Conseil Constitutionnel juge irrecevable la requête introduite par Joachim Tabi Owono, président de l’AMEC

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Suspension de la campagne de vaccination en cours contre le Covid-19: Le Conseil Constitutionnel juge irrecevable la requête introduite par Joachim Tabi Owono, président de l’AMEC
Suspension de la campagne de vaccination en cours contre le Covid-19: Le Conseil Constitutionnel juge irrecevable la requête introduite par Joachim Tabi Owono, président de l’AMEC

Africa-PressCameroun. Le 24 mai dernier, le Dr Joachim Tabi Owono, président de l’Action pour la Méritocratie et l’égalité de chances (AMEC), a introduit une requête au Conseil Constitutionnelle. Cette requête visait, entre autres, l’annulation de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en cours au Cameroun. Suite à cette requête, le Conseil constitutionnel a siégé le 7 juin 2021 à Yaoundé. D’après le quotidien d’Etat Cameroon Tribune en kiosque ce 8 juin 2021, il a fallu 25 minutes à Clément Atangana, le président de ce Conseil, et son équipe, pour juger de l’irrecevabilité de cette requête.

«25 minutes. Il n’en fallait pas plus au Conseil constitutionnel pour rendre sa décision, le 7 juin, après examen du recours de Joachim Tabi Owono. Celui-ci est jugé ‘’Irrecevable’’»

, peut-on lire dans les colonnes du journal.

Notre confrère précise que l’instance présidée par Clément Atangana motive cette décision par un défaut de qualité du requérant. Le Conseil s’appuie sur l’article 47, alinéa 2 de la Constitution camerounaise. D’après la loi fondamentale en effet, «le Conseil constitutionnel est saisi par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, un tiers des députés ou un tiers des sénateurs. [Par ailleurs,] les présidents des exécutifs régionaux peuvent saisir le Conseil Constitutionnel lorsque les intérêts de leur région sont en cause», écrit le reporter.

«Cette irrecevabilité manifeste a conduit le Conseil à statuer sans instruction contradictoire préalable, comme le prévoit l’article 59, alinéa 1, de la loi n°2004/004 du 21 avril 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel, modifiée et complétée par la loi n° 2012/015 du 21 décembre 2012»

, lit-on.

Malgré cette décision du Conseil constitutionnel qui lui est défavorable, le président de l’AMEC est satisfait de la manifestation du jeu démocratique au Cameroun. «Je suis content que le Conseil constitutionnel ait jugé utile de se réunir pour examiner notre recours. C’est déjà une grande victoire démocratique pour la scène démocratique camerounaise et notre modeste parti, l’AMEC», a-t-il confié au journal.

Wilfried ONDOA

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