Cameroun : « Parcours ouvert », l’atout mobile de l’Ucac-Icam à Douala

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Cameroun : « Parcours ouvert », l’atout mobile de l’Ucac-Icam à Douala
Cameroun : « Parcours ouvert », l’atout mobile de l’Ucac-Icam à Douala

Africa-Press – Cameroun. Cette offre permet aux élèves ingénieurs de se former à l’étranger (France, Brésil, Équateur…). Leur mobilité internationale démarrera cette année.

Dans le campus de Douala-Yansoki, au sein du bâtiment pédagogique construit sur trois niveaux, équipé d’une centrale solaire et d’un amphithéâtre d’une capacité de 220 places, les étudiants du « Parcours ouvert » de l’Institut Ucac-Icam échangent sur un ton animé.

Née en 2018, cette formation d’ingénieur généraliste offre à ses élèves la possibilité d’étudier en étant, notent les responsables pédagogiques de l’institut, « acteur de leurs apprentissages dans un environnement interculturel » au sein du campus de Douala ; mais aussi, à la fin du premier cycle, de poursuivre cet apprentissage de façon pratique dans l’un des campus de l’Icam : à Grand Paris Sud, dans la ville de Lieusaint, en Île-de-France, ou à Quito (Équateur), Recife (Brésil) et, dès février 2022, à Cochin (Inde).

« Parcours ouvert » est structuré autour d’une première année de préparation et de responsabilisation à la pédagogie de l’Icam, suivie de trois années pendant lesquelles les étudiants sont confrontés à l’expérimentation technique et aux cours en simultané avec les autres campus dans le monde, avant de partir sur le terrain en mobilité académique. Interrogé par Jeune Afrique, Brandon, jeune étudiant de 22 ans, délégué de la première promotion à suivre cette formation, l’assure : « Elle nous offre la possibilité de nous approprier le contenu du cours ensemble, de développer notre ouverture à l’international et d’être des acteurs de notre parcours. »

Dans l’espace de coworking du campus de Douala, Nicolas Juhel, chef de projet formation au sein de « Parcours ouvert », énonce la règle du recrutement des étudiants au concours de l’Icam. « Choisir et être choisi », car les étudiants qui s’engagent dans cette formation doivent être conscients de leur parcours individuel et de leurs aspirations à l’international.

Apprentissage par problèmes

Si, depuis sa première implantation en Afrique centrale, à Pointe-Noire (Congo) au début des années 2000, l’Icam s’est donné pour mission de « former des ingénieurs généralistes libres et engagés », « Parcours ouvert » introduit une nouvelle approche, celle de la méthode PBL – Problem-based learning (apprentissage par problèmes) –, insistent les responsables de cette formation.

Dans le YansokiLab, laboratoire de fabrication financé par la Fondation Orange, doté entre autres d’une imprimante 3D, de brodeuses numériques et de kits électroniques ainsi que dans les classes, d’ardoises, les étudiants collaborent afin d’analyser un problème et de le résoudre. « Nos étudiants sont ouverts à un sens plus universel et ont une sensibilité critique et constructive face à la souffrance des autres et aux défis écologiques », assure Catherin Gansa, responsable du Parcours ouvert à Douala.

Au cours de la quatrième année, les élèves travaillent notamment sur la réalisation d’un projet habitat. En tenant compte de contraintes logistiques et environnementales, les apprentis ingénieurs modélisent et construisent une maison écologique en bois. « La pédagogie de la formation invite les étudiants à la créativité et à la pluridisciplinarité, avec le travail de réflexion et de partage qui implique, quant à lui, un apprentissage de la responsabilité individuelle vis-à-vis du groupe », décrivent les responsables de cette formation.

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