L’Agence spatiale européenne veut connecter la Lune à la Terre !

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L’Agence spatiale européenne veut connecter la Lune à la Terre !
L’Agence spatiale européenne veut connecter la Lune à la Terre !

Africa-PressCameroun. L’ESA présente un projet de constellation de satellites en orbite autour de la Lune, baptisé Moonlight. Deux consortiums vont étudier sa faisabilité.

C’est un projet ambitieux porté par la volonté de faire de l’Europe un acteur principal de la nouvelle conquête lunaire. L’Agence spatiale européenne ESA envisage de lancer, à l’horizon 2028, une constellation de trois à cinq satellites en orbite autour de la Lune. De quoi doter le satellite naturel de la Terre d’un véritable service de télécommunications et aussi de navigation inspiré du GPS européen Galileo. Alors que plus d’une vingtaine de missions lunaires, dont le programme américain Artémis, sont en préparation, ce système satellitaire baptisé Moonlight permettrait d’alléger le coût des futures missions européennes. Et de celles des autres nations, qui pourraient aussi l’utiliser moyennant finance. Eles n’auraient plus besoin d’embarquer leur propre système de navigation et de communication, à la fois complexes et coûteux.

Quant au panel de services que Moonlight pourrait rendre, il est bien plus large que ce que l’on pourrait imaginer… D’abord, il permettrait bien sûr aux astronautes de communiquer entre eux, avec la future station en orbite lunaire et également avec la Terre, tout en restant connectés à Internet durant leur séjour. Ensuite il augmenterait très sensiblement la précision des atterrissages sur la Lune et permettrait de piloter des engins à sa surface, à distance depuis la Terre. Autant d’atouts indéniables, surtout dans la perspective de l’établissement d’une base lunaire habitée.

Enfin, cette infrastructure durable aurait également l’avantage de nous permettre de communiquer avec la face cachée de notre satellite. Celle qui, tournée vers le grand large, pourrait constituer une base arrière pour pousser plus avant l’exploration spatiale. Une base arrière sur laquelle les scientifiques rêvent de construire des télescopes « terrestres » affranchis des perturbations liées à l’atmosphère de notre planète.

Objectif Lune

À ce stade, l’ESA a choisi de missionner deux consortiums d’industriels qui devront étudier la faisabilité de ce projet pour un budget d’environ 500 millions d’euros. Le premier est mené par le britannique SSTL (Surrey Satellite Technology Limited), spécialisé dans les petits satellites, et comprend notamment Airbus et l’agence spatiale britannique. Quant au second, il est piloté par Telespazio (détenu par Leonardo avec Thales), notamment épaulé par Thales Alenia Space (détenu par Thales avec Leonardo) et l’agence spatiale italienne.

Deux équipes qui auront grosso modo dix-huit mois pour rendre leur copie, l’Agence spatiale européenne souhaitant proposer de financer l’opération lors d’une conférence ministérielle de ses États membres prévue fin 2022. Une séance qui sera fort chargée puisque l’agence spatiale européenne envisage également d’y soumettre un projet d’atterrisseur lunaire « cargo » capable d’emporter plus d’une tonne et demie de matériel sur la Lune, soit plus de cinq fois la capacité du nouveau vaisseau lunaire américain HLS (Human Landing System). L’ESA a décidément les yeux rivés sur la Lune.

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