Cache d’armes: fuite des confidences sur le Livs Night-club et son drame

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Cache d’armes: fuite des confidences sur le Livs Night-club et son drame
Cache d’armes: fuite des confidences sur le Livs Night-club et son drame

Africa-Press – Cameroun. • 16 personnes ont perdu la vie au Livs Night-club le 23 janvier 2022

• Le lieu appartiendrait à Ferdinand Ngoh Ngoh

• Il serait utilisé pour abriter des armes

Que s’est-il réellement passé le 23 janvier 2022 au Livs Night-club à Yaoundé. L’incident particulièrement meurtrier qui a emporté des hauts gradés de l’armée et un haut responsable du ministère de la santé traine de nombreuses zones d’ombre. Le communiqué du gouvernement faisant état d’un incendie accidentel ne convainc pas une partie de l’opinion.

Construit à Bastos, l’un des quartiers chics et sécurisés de la capitale, le Livs Night-club est réputé pour la singularité de ses clients composé essentiellement de ténors du régime Biya. Selon les révélations du journaliste Remy Ngono, ce lieu a été frappé par des terroristes bien informés par certains membres du gouvernement Biya.

Il s’agirait selon le professionnel de médias d’un règlement de compte entre prétendus successeurs du président Paul Biya qui se livrent à de violentes batailles depuis plusieurs années.

La boîte de nuit appartiendrait au tandem Chantal Biya – Ferdinand Ngoh Ngoh selon Remy Ngono. Elle a été ciblée pour fragiliser le secrétaire général de la présidence de la République.

« La réalité est que cet endroit appartient aux membres du gouvernement. Cet endroit est dirigé par un homme qui est à la fois le bras droit de Chantal Biya et de Ngoh Ngoh. Cet endroit est soupçonné d’abriter des armes. Cet endroit est crédité comme le lieu de rencontre des pontes du régime et du BIR. Dans la lutte gouvernementale, ce sont des gens du gouvernement qui ont donné des renseignements à certains terroristes dont certains ambazoniens. C’était en réalité pour frapper le cœur du pouvoir », explique-t-il.

Pour Remy Ngono, le déplacement exprès de la crème des autorités du pays sur le lieu du drame (Emmanuel René Sadi, Paul Atanga Nji et Manaouda Malachie entre autres) illustre l’implication des pontes du régime dans l’incident qui a emporté 16 personnes et fait des dizaines de blessés.

Les révélations de Rémy Ngono commencent à partir de 1h33 minutes

Ces militaires qui peuvent faire échec aux plans Ngoh Ngo et Chantal

Dans les couloirs du Palais de l’Unité, le sujet n’est plus tabou. Paul Biya (86 ans) peut lever l’ancre à tout moment. C’est ce qui explique la violente bataille en gestation pour sa succession . Parmi les profils qui se bousculent, figurent le secrétaire général de présence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh soutenu par la première dame Chantal. En face, le camp du directeur du cabinet civil de la présidence de la République (Samuel Mvond Ayolo) affute ses armes pour le grand soir. Si le SG de la présidence compte sur les Israeliens qui constituent la garde rapprochée de Paul Biya, il a longtemps sous-estimé l’influence de ces rares militaires qui ont directement accès au président Paul Biya.

En effet bien que la constitution prévoit clairement la démarche à suivre en cas de décès du président de la République, force est de constater que ces mesures peuvent facilement être mises en touche. Pour saisir le conseil constitutionnel afin de constater la vacance du pouvoir, il faut d’abord que le président de l’Assemblée nationale soit informé de l’indisponibilité du chef de l’Etat. C’est ici que pourront intervenir les militaires proches de Biya pour surprendre les autres prétendants au trône.

« Grâce aux médecins militaires de la présidence et à ces collaborateurs issus des forces de défense placés dans l’entourage du chef de l’État, l’armée a la haute main sur l’enclenchement du processus. Les états-majors seront parmi les premiers informés, affirme un fin connaisseur de la scène politique camerounaise, sous le couvert de l’anonymat. Ce moment est crucial. Il ne doit y avoir aucun flottement. L’incertitude est propice au risque d’instabilité. Risque qui tend lui-même à légitimer une interruption du processus par les militaires. », écrit Jeune Afrique.

Le journal panafricain citant sa source indique que tous les ingrédients sont réunis pour un putsh à la malienne ou à la guinéenne. « Ils observent d’autres armées africaines succomber à la tentation, prenant prétexte des désordres pour s’emparer du pouvoir. Ils écoutent les putschistes de pays voisins dénoncer le flou dans le scénario de succession, le peu de visibilité de l’avenir, la corruption des politiques, l’embourgeoisement des élites, énumèrent un officier à la retraite. Ces fléaux minent aussi le Cameroun et dans d’autres pays, ils font partie des raisons qui ont poussé des militaires à prendre le pouvoir. »

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