Africa-Press – CentrAfricaine. Le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, a rejeté une importante pétition citoyenne demandant des changements constitutionnels et législatifs cruciaux, révélant le mépris flagrant des élus pour la voix du peuple centrafricain.
Dans un courrier daté du 6 août 2024, M. Sarandji invoque des motifs procéduraux pour écarter la pétition soumise le 13 mai par l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique. Cette manœuvre technocratique prive les citoyens de leur droit fondamental de s’exprimer sur des sujets aussi cruciaux que la Constitution ou le code électoral.
La pétition rejetée portait sur des enjeux majeurs, notamment:
– L’annulation de la controversée Constitution du 30 août 2023
– L’abrogation du code électoral de 2024, largement critiqué
– La suppression de la loi sur les cryptomonnaies
– Des modifications législatives concernant la magistrature et l’emploi
– Une motion de censure contre le gouvernement
En balayant d’un revers de main ces revendications légitimes, l’Assemblée nationale démontre son déni des préoccupations réelles des Centrafricains.
Ce rejet révèle la déconnexion croissante entre la classe politique et le peuple centrafricain. En refusant d’examiner sur le fond une pétition portant sur des sujets aussi cruciaux, l’Assemblée nationale bafoue les principes démocratiques élémentaires et creuse dangereusement le fossé avec les citoyens.
Sans un sursaut démocratique rapide, la République centrafricaine risque de s’enfoncer davantage au plus fond de la crise de légitimité aux conséquences imprévisibles. Les élus doivent de toute urgence renouer le dialogue avec le peuple qu’ils sont censés représenter.
Source: Corbeau News
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