Africa-Press – CentrAfricaine.
À Zémio, les éléments de forces armées centrafricaines poursuivent leurs arrestations criminelle , cette fois en visant deux jeunes ouvriers qui gagnaient leur vie sur la rivière Mbomou.
Les deux hommes s’appellent Adabaya Dieu béni, connu aussi sous le nom de James, et Ipoutou. Le premier appartient à l’ethnie Zandé, le second à l’ethnie Yakoma. Tous deux sont nés à Zémio et exercent des métiers d’extraction des sables sur la rivière Mbomou.
Ipoutou possède une pirogue qu’il utilise pour transporter du sable. Adabaya, lui, plonge dans l’eau pour ramasser le sable au fond de la rivière, qu’il dépose ensuite dans l’embarcation. Ce sable est revendu aux habitants qui construisent des maisons. C’est une activité répandue dans tout le pays, à Bangui comme ailleurs.
Vendredi dernier, en début d’après-midi, les deux hommes se sont rendus sur les berges de la Mbomou pour travailler comme à leur habitude. Sans raison apparente, des soldats les ont interpellés et emmenés en détention. Leur seul tort semblait être de posséder des téléphones portables de type Android.
Les forces du désordre devaient les libérer le lendemain, mais ils demeurent encore enfermés. Personne ne comprend pourquoi ces deux travailleurs restent privés de liberté. Certains pensent que les soldats ont simplement confisqué leurs téléphones sous prétexte d’enquête, mais rien ne justifie une telle détention prolongée.
Ces hommes subvenaient aux besoins de leurs familles grâce à leur labeur quotidien. Ils avaient peut-être une compagne, des enfants à nourrir. En les empêchant de travailler, on les condamne à la misère. Pendant ce temps, les mercenaires du groupe Wagner et leurs femmes de l’armée nationale continuent d’agir en toute impunité.
La population se demande combien de temps Zémio devra encore supporter cette présence militaire oppressante. Les jeunes n’ont plus le droit de vaquer à leurs occupations sans craindre d’être arrêtés. La ville vit sous une chape de plomb, et l’avenir des habitants devient de plus en plus incertain
Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press





