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Chaque année, la saison sèche ramène les mêmes inquiétudes dans l’ensemble du pays: les incendies des forêts et d’habitations en gogo.
Ces sinistres se multiplient dès les premiers jours de chaleur intense, lorsque l’air devient sec et que la végétation s’embrase facilement. Les constructions en paille, omniprésentes dans les zones rurales comme urbaines, deviennent particulièrement vulnérables durant cette période. Les familles redoutent ce moment où un simple geste peut transformer leur foyer en brasier.
Cette réalité vient une nouvelle fois de se manifester dans la préfecture de la Vakaga. Le cas de Ouanda-Djallé, survenu la semaine dernière, confirme parfaitement ce phénomène récurrent qui touche toutes les régions sans exception. C’est un exemple parmi tant d’autres de ces drames qui endeuillent les communautés chaque saison.
Le 12 février en fin d’après-midi, entre 16 heures et 17 heures, une maison en paille a été entièrement détruite par les flammes dans cette localité de Ouanda-Djallé. La famille qui y résidait a tout perdu: ustensiles de cuisine, lits, vêtements et autres biens essentiels. Il ne reste rien de leurs possessions, consumées en quelques instants.
D’après les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès des victimes et du voisinage, le drame trouve son origine dans un geste d’enfant. La maisonnée compte deux épouses et plusieurs enfants. L’un des petits a saisi un balai enflammé et s’est amusé avec à l’intérieur de la demeure, alors que ses parents se trouvaient dehors. Personne ne surveillait ses mouvements à ce moment-là.
Le père aperçut soudain de la fumée s’échappant du toit. Les voisins accoururent aussitôt pour tenter d’étouffer l’incendie, mais la pénurie d’eau compliqua gravement leur tâche. En cette période de sécheresse, les puits s’assèchent et les points d’eau se raréfient. Le peu d’eau disponible, combiné à de la terre et du sable, ne suffit pas à maîtriser le feu.
Les habitants concentrèrent alors leurs efforts pour empêcher les flammes de gagner les habitations voisines. Ils parvinrent finalement à circonscrire le sinistre, évitant ainsi sa propagation. Néanmoins, la maison initiale fut entièrement anéantie, avec tout ce qu’elle contenait.
La famille vit désormais chez des proches, dans des conditions précaires. Ce genre d’accident se reproduit chaque année dès l’arrivée de la saison sèche, partout sur le territoire. Les gens doivent redoubler de vigilance car les services de lutte contre les incendies n’existent pratiquement nulle part dans le pays.
Que ce soit dans la capitale ou dans les localités de province, on ne trouve pas de caserne de pompiers. Seules quelques agglomérations abritent des équipes de la MINUSCA dotées de moyens d’intervention, et encore, cela dépend vraiment des endroits. Cette absence de dispositif de secours laisse les populations démunies lorsque le feu se déclare dans leurs habitations précaires
Source: Corbeau News Centrafrique
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