Affaire Nourd Gregaza: Sanctions Contre Armel Paraba

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Affaire Nourd Gregaza: Sanctions Contre Armel Paraba
Affaire Nourd Gregaza: Sanctions Contre Armel Paraba

Africa-Press – CentrAfricaine. Une évasion inexpliquée, un policier tué en détention par des Russes, et un directeur mis à pied: l’affaire Nourd Gregaza continue de chauffer au sein de la police nationale.

Tout remonte à la mi-décembre, quand les autorités ont annoncé l’évasion de Nourd Gregaza, présenté comme président du PRNC, un groupe armé centrafricain du nord, alors qu’il était gardé depuis plusieurs mois dans les locaux de l’Office Central pour la Répression du Banditisme, l’OCRB. Les circonstances de cette fuite n’ont jamais été élucidées. Aucune explication officielle n’a été fournie au public.

Après soi-disant l’évasion de Nourd Gregaza vers 4 heures du matin, des mercenaires russes de la milice Wagner ont interpellé plusieurs membres de la famille Nourd Gregaza, ainsi que des policiers qui assuraient la garde ce jour-là à l’office central pour la répression du banditisme.

Mais à la grande surprise des centrafricains, un mois après l’arrestation des policiers de l’OCRB, les autorités ont annoncé le décès de l’un d’eux en détention, tué par ceux-là mêmes qui l’avaient arrêté, c’est-à-dire les Wagner. Cette mort a provoqué une onde de choc dans les rangs de la police nationale.

Face à ce bilan, le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra a exigé que des sanctions soient prononcées contre le directeur de l’OCRB, estimant que l’évasion de Gregaza ne pouvait résulter que d’une défaillance délibérée ou d’une négligence grave. L’ordre est donc descendu directement de la présidence vers le directeur général de la police.

Là est apparu un problème d’un autre ordre. Le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué, et le directeur de l’OCRB, le général Armel Paraba, entretiennent des liens personnels étroits, ce qui a rendu l’exécution de la sanction particulièrement inconfortable pour le DG de la police. Mais l’injonction venait du sommet, et il n’était pas question de l’ignorer.

Le directeur de l’OCRB a finalement écopé d’une mise à pied. Concrètement, il reste en poste mais se trouve dépouillé de ses attributions: il n’assiste plus aux réunions des officiers généraux sur la sécurité nationale, ne signe plus aucun document officiel engageant l’OCRB et n’exerce aucun pouvoir de décision jusqu’à l’expiration de la durée fixée par la hiérarchie.

Quant à la mort du policier tué lors de sa détention par les Russes, elle n’a donné lieu à aucune mise en cause de leur côté. Pour Touadéra, dont les liens avec Wagner sont notoires, cette affaire semble relever d’une logique dans laquelle la vie d’un agent centrafricain ne pèse pas lourd face aux intérêts de ses partenaires.

Source: Corbeau News Centrafrique

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