Wagner Tuent Interprète Par Jalousie à Kadjéma

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Wagner Tuent Interprète Par Jalousie à Kadjéma
Wagner Tuent Interprète Par Jalousie à Kadjéma

Africa-Press – CentrAfricaine. Dans la province du Haut-Mbomou, au sud-Est de la RCA, Wagner vient d’abattre l’un de ses propres interprètes. Derrière les coups de feu entendus à Kadjéma, une jalousie amoureuse a suffi à sceller un destin de l’un de leurs interprètes.

En effet, ce mardi 10 mars 2026, la localité de Kadjéma, située à 40 kilomètres de Mboki sur l’axe Obo, a été frappée de détonations pendant de longues heures. Les mercenaires russes ont ensuite annoncé la mort de leur interprète, un Centrafricain originaire de Batangafo, présentant les faits comme une attaque de miliciens Azandés. Mais les habitants de Kadjéma, eux, savent ce qu’ils ont entendu: les tirs venaient d’une seule direction.

Selon des informations recoupées par la rédaction du CNC, tout a commencé à Mboki. En effet, tout est parti d’une jeune femme peule que l’un des mercenaires russes avait remarquée et veut la draguer. Mais parler directement avec la jeune fille est difficile à cause de la barrière de langue. C’est ainsi qu’il a mandaté l’un de leurs interprètes pour aller faire le boulot à sa place pour lui faire venir la jeune fille. Malheureusement pour lui, l’interprète, voyant la beauté de la jeune fille, a préféré s’engager pour lui-même et non pour le russe.

Musulman, originaire de Batangafo, l’homme a préféré jouer sa propre carte et s’est mis à courtiser la jeune femme pour son propre compte. Les Russes ont vite compris ce qui se passait, et la jalousie a pris le dessus. Et donc il faut à tout prix le faire disparaitre.

Pour l’éliminer sans laisser de traces, ils ont attiré l’interprète à une quarantaine de kilomètres, en brousse, près de l’eau. Là, ils ont ouvert le feu en criant à l’attaque ennemie, et dans la confusion voulue, l’interprète a été abattu. Le corps a été rapatrié vers Bangui dans la journée même, avec une précipitation que les populations locales n’ont pas manqué de noter.

Un deuxième interprète, présent lors des faits, a compris que la mise en scène était cousue de fil blanc. Pris de peur, il a multiplié les appels au sous-préfet, suppliant qu’on le mette à l’abri, convaincu d’être le prochain sur la liste. Sa panique n’est pas une exception: à Obo, à Zémio, et jusque dans le nord-ouest du pays, des interprètes commencent à chercher une sortie du groupe.

Ce n’est pourtant pas la première fois que Wagner liquide ses propres interprètes. À Zémio, deux interprètes avaient déjà été tués en 2025 dans des circonstances tout aussi nébuleuses. À Bouar, un autre avait connu le même sort l’année précédente. Ces hommes parlent les langues du terroir, ils entendent ce que les mercenaires russes ne peuvent pas saisir directement — et c’est précisément ce qu’ils savent qui les condamne.

Aujourd’hui, la rumeur court parmi les interprètes encore en poste: Wagner les remplace au fur et à mesure, recrute de nouveaux venus qui ignorent encore ce qu’ils ont vu, et recommence. Mais depuis l’affaire de Kadjéma, quelque chose a changé dans les esprits.

Source: Corbeau News Centrafrique

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